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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 03:56

Les petites maisons sous la neige ont soigneusement fermé volets,
puis éteint toute lumière.
Seules leurs cheminées fument doucement
pour maintenir la chaleur ronronnante du foyer.
Elles se mirent, coquettes, sans fin dans la rue verglacée

où la nuit a si brutalement chût.
C’est le repos nocturne, plus rien à faire !
Faudra voir avec l’aube pour un jour nouveau !

maisons_et_rue.jpg

Personne n’a vu le couple cogner en vain aux portes fermées.

Trop tard ! trop gênant !
La jeune femme est enceinte et semble fatiguée comme d’un trop long voyage
Elle s’appuie sur son homme, apparemment plus âgé qu’elle.
Le couple avance en toute solitude, en pleine froidure ;

d’où vient-il ? où va-t-il ?
Sans doute des nomades, sans doute des immigrés, sans doute des étrangers …
Pourront-ils trouver refuge ?
Jusqu’où pourront-il ainsi aller sans tituber de fatigue et de froid ?
 

Ce n’est que bien après, plus de 70 ans plus tard
qu’un chroniqueur nommé Luc,
nous apprendra que ce couple errant,
au-delà des nouveaux lotissements de la petite ville,
là où commence la campagne verte,
a pu trouver, enfin, la crèche d’un berger.
- vous savez ? là où les brebis et les moutons se regroupent le soir
autour d’une mangeoire pleine de foin, pour passer l'hiver -
… et qu’un enfant y est né.


Légende ou vérité ? Comment peut-on savoir ?
Le ciel, paraît-il sans nuage aucun, était tout étoilé,
si bien que chacun pouvait même choisir son étoile filante !
Le lendemain matin, nous dit le chroniqueur,
Tous les bergers du voisinage, étonnés de cette naissance imprévue,
s’assemblèrent pour lui faire fête.
... Yeshoua est son nom, Alléluia !


Puis vinrent, nous dit un autre chroniqueur
– cette fois-ci du nom de Matthieu –,
venus de très loin, de bien riches étrangers,
peut-être des touristes faisant le tour du monde ?

en tout cas de bienvenus donateurs.
Ils auraient, nous dit ce dernier, apportés des cadeaux,
car tout enfant, quel qu’il soit, est, selon ces visiteurs, digne d’un roi !
Chaque enfant nouveau né,
- auraient-ils encore dit, d'un air prophétique -
est l’avenir de l’Humanité … !


Ce poème a été écrit par Jean-Claude Barbier en actualisant Lc 2, 1-20 et Mt 2, 1-12,

pour contribuer à la campagne de Noël lancée par la Communione unitaria italiana (CUI,

sous la forme d’un « événement » sur Facebook » (lien),

afin de financer son programme d’activités humanitaires.

Il sera en article à la Une dans le bulletin n° 122 de la Correspondance unitarienne

pour le mois de décembre (lien). Il a été traduit en italien par Giacomo Tessaro

et mis en ligne sur le site de la Communione unitaria italiana (CUI), lien

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Published by Jean-Claude Barbier - dans nos chants et prières
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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 18:44

La paroisse catholique du Saint-Curé-d'Ars à Bruxelles (lien), propose cette prière pour le dimanche 12 août 2012, sur le thème « Manger Jésus ou se nourrir de lui ? »


Notre communauté continue la lecture du chapitre 6 de l'évangile de Jean. Nous voulons te remercier, Dieu, force d'Amour, de nous avoir donné Jésus pour nourrir notre confiance dans la vie éternelle, c'est-à-dire pleine et féconde.

Nous te remercions pour toutes celles et ceux qui ont reconnu sa présence et ton don dans le pain rompu et partagé, pour toutes celles et ceux qui ont trouvé sens et pris goût à la vie en accueillant Jésus et sa bonne nouvelle, qui lui ont fait place dans leur vie et l'ont accueilli dans leur cœur.

Merci pour les disciples d'aujourd'hui qui donnent encore leur vie comme Jésus pour soutenir, encourager et donner vie aux faibles : malades, infirmes, affamés, étrangers, emprisonnés et sans savoirs ni pouvoirs.

C'est en commune union avec eux que nous voulons te chanter le Sanctus.


communion-avec-le-pain-et-le-v-Sina---Sainte-Catherine-5e68.jpgComment reconnaître et accepter que le pain de Dieu, la nourriture qu'Il nous donne, soit à portée de main et de voix ? Comment ne pas avoir un haut le cœur quand il s'agit de reconnaître la nourriture qu'est Jésus dans nos sœurs et frères appauvris, marqués par l'ignorance, la maladie et le péché même. Pourtant l'appel de Jésus est clair : « Donnez leur vous-même à manger. » A sa suite, nous devons devenir bonne nouvelle, nourriture, prise en charge, soins et amitié pour les pauvres d'aujourd'hui être pour eux et reconnaître en eux la présence nourrissante de Jésus.


Tous : C'est en souvenir du don que Jésus nous fait de lui-même que, ce jour, nous prenons le pain, le bénissons, le rompons et nous le donnons les uns aux autres: " Prenez et mangez. C'est ma personne qui vous est donnée totalement". Ensuite, Jésus prit la coupe de vin, la bénit et nous la donna en disant : « Prenez et buvez. Cette coupe annonce mon sang versé pour vous et pour tous afin de créer pour toujours un nouveau pacte d'amitié basé sur le pardon mutuel. Faites cela comme moi. »


Anamnèse - Chaque fois que nous rompons le pain et buvons à la coupe, nous rappelons que Jésus est nourriture de vie pleine et féconde et que nous devenons nourriture à sa suite pour les vivants d'aujourd'hui.

Donne-nous, Dieu Amour, l'Esprit qui a animé ton fils Jésus, que nous puissions à notre tour susciter amitié, pardon et enthousiasme pour rendre plus humaines nos vies et nos sociétés. Que nous puissions mettre l'argent au service de l'homme, que nous acceptions les changements nécessaires dans nos sociétés et dans nos communautés de disciples, afin que nous soyons les témoins fidèles de la bonté et du pardon de Dieu !


Tous : Par Jésus, avec lui et en lui, te soient rendus, Père très aimant, dans l'unité de l'Esprit, toute paix et toute joie !

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Published by Henri Sole - dans nos chants et prières
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:33

Donne ton pain, Seigneur, à tous ceux qui ont faim,

donne faim de toi à ceux qui ont du pain,

car toi seul, Seigneur, peux rassasier notre désir.


Donne ta force à ceux qui sont faibles.

Donne l’humilité à ceux qui se croient forts,

car toi seul, Seigneur, es notre force.


Donne la foi à ceux qui doutent

et donne le doute à ceux qui croient te posséder,

car toi seul, Seigneur, es la vérité.


Donne confiance à ceux qui ont peur,

donne ta crainte à ceux qui ont trop confiance en eux,

car toi seul, Seigneur, soutiens notre espérance.


Donne la lumière à ceux qui te cherchent,

et garde dans ton amour ceux qui t’ont trouvé pour qu’ils te cherchent encore,

car toi seul, Seigneur, peux combler notre amour.

 

cantique de Lucien Deiss, cité par le pasteur Michel Jas

sur la page Facebook de l'Eglise réformée de France le 11 mai 2012

 

Présentation de Lucien Deiss (1921-2007) par Nicolas Seneze dans le journal La Croix (lien)


lucien_deiss.jpgNé en 1921 à Eschbach (Bas-Rhin), entré en 1942 chez les spiritains, passionné de Bible et de liturgie, Lucien Deisse, est d'abord professeur d'Écriture sainte au grand séminaire de Brazzaville (Congo). Revenu en France pour raisons de santé en 1948, il enseigne alors au séminaire de Chevilly-Larue (94550), animant également la chorale du séminaire. C'est alors qu'il se consacre à la musique. « Je suis devenu compositeur presque par hasard, racontait-il. Dans une petite communauté paroissiale, j'ai voulu faire chanter du grégorien… et ça n'a pas marché. Cet échec a été pour moi une grâce. ». Découvrant combien ses paroissiens ignorent la Bible, il a l'idée d'utiliser la musique pour mémoriser de grands textes. Puisant son inspiration dans le grégorien et les polyphonies de la Renaissance, il compose ses premiers cantiques, dont beaucoup sont devenus des classiques : Souviens-toi de Jésus-Christ, Terre entière, Chante ta joie au Seigneur, L'Esprit de Dieu repose sur moi, Un Seul Seigneur, Une seule foi. Au total, plus de 400 chants… traduits en plusieurs langues.

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Published by Lucien Deiss - dans nos chants et prières
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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 10:36

Europe--European_Unitarian_Universalists_logo.gifUn hymne composé par le révérend Mark Belletini * pour l’European Unitarian Universalists (EUU) ( lien), à chanter sur l'air de l’0de à la joie de Beethoven, à la gloire de l’unitarisme européen, publié dans « Curriculum : the garden of Unitarian Universalisme » par Melinda Sayavedra et Marilyn Walker ( lien), reproduit dans le bulletin du mois de janvier 2011 de l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP), et traduit en français par Jean-Claude Barbier (chrétien unitarien, Bordeaux).


* Mark Belletini est pasteur émérite à la Première Eglise unitarienne-universaliste de Columbus dans l’Etat de l’Ohio, aux Etats-Unis. Il a exercé son ministère durant 30 ans, desservant des congrégations en Californie et dans l’Ohio. Il est diplômé de l’université d’Oakland et de la Faculté de théologie Starr King School for the Ministry (à Berkeley, en Californie). Il a dirigé la commission chargée des hymnes unitariens-universalistes (Hymnbook Resources Commission), laquelle a publié en 1993 « Singing the Living Tradition » (Chantons notre tradition vivante). Lui-même a publié en son nom « Worship in UU Congregations », en décembre 1991, édité par l’Unitarian Universalist Association (UUA), puis « A Sonata for Voice and Silence: Meditations » en mai 2008, aux éditions Skinner House


Des rives lumineuses qui vont de Gibraltar à la Baltique, grises ardoise, / Des pentes vertes de Transylvanie aux grandes places publiques de Londres, / Nos ancêtres libres ont parcourus cette terre, en interrogeant, en parlant, en chantant, en écrivant / En vivant dans leurs vies, ce message : «Dieu est Un, vivez jusqu’au bout en restant debout ».


De la flamme qui prit l'Espagnol (1) à la flamme en nos cœurs, / court un fil d'or du courage liant la science, l’histoire, l’art ; / Et nous, maintenant, avec fierté, nous nous souvenons du livre de Rakow (2) consacré à la paix, / Près de la Vistule qui la première s’ouvrit afin que nos âmes s’affranchissent.

(1) Michel Servet, qui fut mit sur le bûcher à Genève le 27 octobre 1553 et que Calvin appelait « l’Espagnol » non seulement pour rappeler son origine mais aussi pour le démasquer aux yeux des Français.

(2) le Catéchisme de Rakow publié en 1605 par la Petite Eglise polonaise (anti-trinitaire) et qui reflète les enseignements du théologien italien Faust Socin.


Des retentissants échos des sermons de David prêchés devant la cour royale de son pays (3), / en passant par les textes insistants du jeune Spinoza, qui scandalisèrent le port de la Hollande, / court une route, une merveille autoroute, qui draine, pour nous, tous les chemins ; / puissions nous humblement, avec sagesse, joyeusement, reprendre maintenant cette ancienne espérance.
(3) Ferencz David, né à Cluj Napoca vers 1510-1520, mort emprisonné dans la forteresse de Deva en novembre 1579.


Liberté, Raison, Tolérance et oui, l'amour aussi, que la peur ne peut vaincre, / Sont les pancartes de signalisation sur cette route, qui nous guident jusqu’à son terme, / Là où nous trouverons ce que tous les prophètes disaient en poésie ou ont vécu en faits/ Moyens et fins sont également Un, comme les fleurs chantent déjà dans leurs semences.


texte original en anglais :


From the bright strand of Gibraltar to the Baltic, gray as slate. / From green slopes in Transylvania to great London's squares of state,/ Our free forbears, questing, speaking, singing, writing, roamed this land. / Living in their lives the message, "One is God, live out your stand." / From the flame that took the Spaniard to the flame within our hearts / Runs a golden thread of courage binding science, story, art. / And we now with pride remember Rakow's book of studied peace, / Near the Vistula first opened, then within our souls released. / From loud echoes of the sermons David preached before his court, / Through tough text of young Spinoza, scandalizing Holland's port ,/ Runs a road, a marvel highway, leading all the way to us; / May we humbly, wisely, gladly take up now this ancient trust. / Freedom, Reason, Tolerance and yes, the love that fear can't rend ,/ Are the way-signs on that roadway, bearings leading to its end, / Where we'll find what all the prophets spoke in verse or lived in deed/ Means and ends are also ONE, as flowers sing within their seed.

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Published by Mark Belletini - dans nos chants et prières
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 13:57

Jésus, Issa, Ieshoua : Le Maître que j'aime

 

J'éprouve le besoin de vous parler de lui. Je ne crois pas en l'incarnation, mais je crois qu'il est celui qui a incarné et incarne encore aujourd'hui l'Amour illimité et inconditionnel de notre Source divine.


Jesus-en-position-de-lotus.jpgJe  ne crois pas en un Dieu personnel, mais j'ai toujours expérimenté et je l'expérimente encore aujourd'hui : je crois qu'il est celui qui personnalise le plus la Présence infinie. Son compagnonnage ne m'a jamais fait défaut, aussi loin que je m'en souvienne. Ses paroles dans les Evangiles m'ont toujours nourri ; son sourire que je suis seul à percevoir en mon âme ne m'a jamais quitté. Son enseignement m'a toujours semblé être l'Enseignement par excellence, celui que l'Humanité aurait dû suivre pour son "Salut". Pour être sauvée de quoi ? Non pas du péché ou de l'enfer, mais de l'ignorance, de l'ego dans sa dimension négative, de la haine, de la jalousie, de la peur, de ce qui est faux et qui trompe.


Je n'ai pas besoin d'être chrétien pour l'aimer... Mais je pense que je ne serais jamais bouddhiste, malgré ma proximité avec cette philosophie. Je crois en la Réincarnation, mais j'espère être parvenu à la fin du  cycle de mes renaissances, pour être libéré du samsara et à ma mort, lorsque le moment sera venu, pouvoir enfin le rejoindre et continuer l'aventure avec lui, dans d'autres dimensions, d'autres mondes, je ne sais.


Mais je ne suis pas pressé, puisqu'il est déjà là, dans ma vie, ici et maintenant ! Je suis conscient que tout cela est très subjectif, ne repose en rien ni sur la raison, ni sur la théologie, ni sur un dogme mais c'est tout simplement mon expérience, peut-être une création de mon esprit mais peu importe : ce n'est pas moi qui l'ai choisi; c'est lui qui est venu à moi, dès tout petit, et je ne l'ai jamais rejeté dans sa personne, telle qu'elle s'est manifestée à moi. Non pas une religion, ni une confession mais une personne, une présence, fidèle reflet de la Présence .

 

(message du 20 avril 2010 au forum "Unitariens francophones") (lien)


Tout ce qui se vit dans la foi est très subjectif. Je partage tes sentiments à l'égard du rabbi Yeshua - paix et salut sur lui. Nous sommes frères en Dieu.  Paix et lumière.  Alfarange (forum)


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Published by Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens - dans nos chants et prières
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:18

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) vous invite, avec tous les autres unitariens francophones, à participer au culte organisé ce dimanche 7 juin par l'Eglise unitarienne francophone (EUfr), et à ceux des mois suivants, lors de chaque premier dimanche.

A partir d'un culte fait à la maison, en famille, avec des voisins et des amis, l'EUfr propose l'espace de son site (à la rubrique "nos cultes mensuels") pour partager nos expériences cultuelles. Eglise sur la Toile, avec une base "linguistique" concernant l'ensemble des pays francophones, l'EUfr met ainsi à la disposition des unitariens et sympathisants qui le souhaitent les méthodes modernes de communication qu'offre l'Internet.

Exprimez-vous, reliez-vous aux autres, partagez votre spiritualité, soyez aux rendez-vous des cultes organisés par notre Eglise.

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Published by Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens - dans nos chants et prières
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 09:07

Paroles et musique de Tony Turner (2002). Ce chant nous a été communiqué par Lucie-Marie Castonguay-Bowers, membre de la First Unitarian Congregation of Ottawa où il a connu un très vif succès. Traduction proposée en français par Jean-Claude Barbier.


Rondelle, peinture de Thierry Moralès vue sur son site http://le-jardin.over-blog.net


Refrain :  Come, join with me in the circle of song
The young and the old, the weak and the strong
Singing with one voice, though we may speak diff’rent tongues
In the circle of song we are one

Venez, entrez avec moi dans la ronde des chants
Que vous soyez jeune ou vieux, faible ou fort
Venez chanter d’une seule voix avec nos différentes langues
Puisque dans la ronde des chants nous sommes Un

Some sing of the past, of battles lost and won
Some sing of their dreams, of a new day in the sun
Some sing out for love and some sing just for fun
But in the circle of song we are one

Certains chanteront le passé, batailles perdues ou gagnées,
Ou encore leurs rêves d’un jour nouveau sous le soleil,
D’autres chanteront l’amour ou simplement par plaisir,
Mais dans la ronde des chants nous sommes Un

Some sing of this land, the country of their birth
Some sing of this land, of the beauty of the earth
Some sing of this land for all that it is worth
But in the circle of song we are one

Certains chanteront leur terre, pays de leur naissance
Certains chanteront leur terre, comme beauté de la Terre entière
Certains chanteront leur terre pour tout ce qui en fait la valeur,
Mais dans la ronde des chants, nous sommes Un

Each of us must leave this place and go back to our homes
Each of us must walk a path that must be walked alone
And each of us will bear the fruit of the seeds that we have sown
In the circle of song, we are one.

Chacun de nous quittera bientôt cette place pour retourner chez lui
Il devra marcher un bout de temps, un chemin qu’il parcourra seul
Et chacun de porter en lui les fruits des graines que nous avons semées.
Dans la ronde des chants, nous sommes Un.

 

 

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Published by Tony Turner - dans nos chants et prières
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 17:42

Le célèbre sermon du pasteur baptiste Noir-américain Martin Luther King, Jr, a été adapté par le révérend Richard Boeke, ministre unitarien britannique afin d'être chanté dans les Eglises unitariennes sur la musique de "Diademata". Traduction en français par Jean-Claude Barbier 


I have a dream today
Sing out our song of life
And bless these happy days
New roots, new leaves, new blossoms show,
New hopes, new friends, new ways.
For, lo, the winter’s past,
The rain over and gone.
The flowers appear upon the land
The time of freedom come.

J'ai fait un rêve aujourd'hui
Exultons avec un chant de vie
Et bénissons ces jours heureux
Tout est nouveau ! les racines, les feuilles, les arbres en fleurs ; tout se montre !
De nouveaux espoirs, de nouveaux amis, de nouvelles voies.
Car voici, l'hiver est passé,
La pluie s’en est allée.
Les fleurs paraissent sur terre
Le temps de la liberté vient.

I have a dream today.
This nation shall repent
And live the meaning of its creed,
These truths self-evident :
That equal are all souls,
Endowed with certain rights ;
Life, liberty and happiness
Are goals within my sight.

J'ai fait un rêve aujourd'hui.
Cette nation doit se repentir
Et vivre le sens profond de ses croyances
Ces vérités si évidentes pour tous :
Que toutes les âmes sont égales,
Qu’elles sont toutes dotées de certains droits ;
La vie, la liberté et le bonheur
Sont maintenant en vue

I have a dream today.
A trumpet sound shall blow,
Exalted shall each valley be
And hill and mountain low
Rough places are made plain,
The crooked places straight,
And from the mountain of despair
We’ll hew a stone of hope.

J'ai fait un rêve aujourd'hui.
La trompette sonnera
Chaque vallée sera exaltée
Et les collines et les montagnes, rabaissées
Les lieux rocheux seront aplanis
Et les chemins tortueux redressés.
Et dans la montagne du désespoir
Nous taillerons une stèle d'espoir.

I have a dream today.
When we let freedom ring
From snow-capped peaks to sun-baked clay,
When all God’s children sing.
And this will be the day,
Sweet land of liberty,
When Black and White can join and pray
"Thank God, at last we’re free."

J'ai fait un rêve aujourd'hui.
Lorsque nous traverserons l’anneau de la liberté
Depuis les sommets enneigés jusqu’à la glaise toute cuite de soleil,
Lorsque chanteront tous les enfants de Dieu
Et que sera le Jour,
Ô douce terre de la liberté,
Où les Noirs et les Blancs pourront se réunir et prier ensemble
"Dieu merci, car enfin nous serons libres."

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Published by adaptation Richard Boeke - dans nos chants et prières
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 14:27

 
L’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) publie chaque mois une prière pour allumer le calice des unitariens. Ces prières émanent de personnes individuelles qui mentionnent leur association ou congrégation d’appartenance et leur pays. Chacun écrit dans sa langue et/ou en anglais pour faciliter la communication. Ce programme est animé par Lorella Thomas Hess, éditrice du bulletin mensuel de l’ICUU  " 
Global Chalice Newsletter ".

Une lettre également mensuelle, "The Global Chalice Lightings ",
diffuse cette prière du mois. Pour le mois de mai 2008, c’est la prière de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens *, présentée par Jean-Claude Barbier, qui a été retenue.

* Voir à la rubrique " le calice des unitariens ", http://afcu.over-blog.org/article-5718735.html

Voir aussi l’hymne des unitariens khasi, écrit par leur fondateur Hajom Kissor Singh (1865-1923) lui même : " en ce jour saint "
(samedi 12 avril 08, rubrique "Kashi Unitarian Union") qui, lui, avait été choisi comme prière du mois d'octobre 2006.

Si prier et louer Dieu est tout naturel pour les chrétiens unitariens et pour les unitariens-universalistes de culture croyante, il n’en est pas de même pour les unitariens-universalistes qui ont largué les amarres d’avec le christianisme et qui se disent " humanistes ", à savoir non croyants en Dieu - ou encore agnostiques ou acquis à l'athéisme spirituel . Dès lors l’UUisme aurait pu rapidement se sédentariser, à l’égal du théisme du Siècle des lumières.

C’est contre cette évolution que le président de l’Unitarian Universalist American (UUA) of Congregations, le révérend William G. Sinkford a réagi en mai 2003 en demandant le maintien (ou la résurgence) d’un " vocabulaire de révérence " *

* Voir notre bulletin n° 22 de la Correspondance unitarienne du mois d’août 2003 : " Quel langage pour l’unitarisme "

Depuis cette prise de position, l’UUA a suscité, avec succès, l’organisation de groupes de spiritualités au sein des congrégations unitarienes-universalistes *

* Voir l’article de Bruce Epstein, membre de l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP) dans le n° 45 de la Correspondance unitarienne (mois d’octobre 2004, rubrique " Document ") : " Le ministère de la parole spirituelle  par les groupes d’un commun accord (covenant groups), une innovation de l’unitarisme-universalisme ".

Ce recentrage de l’unitarisme-universalisme a permis d’éviter, au sein de l’unitarisme contemporain, le divorce entre croyants et non-croyants. Dès lors, dans les rencontres internationales, les cultes réunissent indistinctement tous les unitariens et universalistes sans aucune gêne puisque les non croyants en Dieu sont convaincus d’une dimension spirituelle de la vie et d’une transcendance.

Si nombre d'unitariens-universalistes ne parlent plus directement de Dieu, par refus du Dieu personnalisé et providentiel, somme toute très anthropomorphique, de l’héritage biblique, ils utilisent d’autres expressions comme par exemple " l’Esprit de la Vie " (Spirit of life), expression qui est celle du préambule de l’ICUU.

Les cultes sont innovants et font une large part à l’expression personnelle. Ils sont organisés par des sous-groupes qui y apportent chacun leur propre coloration ; ceci dans une ambiance de convivialité et de partage. Les chrétiens présents peuvent y proposer la communion du pain et du vin selon la théologie libérale qui laisse chacun, en conscience, donner sens à ce geste.

Lors des rencontres nationales et internationales, les journées commencent et se terminent par un culte d’une demi-heure. 

De même, l
orsque notre association, l’AFCU, organise ses AG, celles-ci commencent par l’allumage du calice et se terminent par une action de grâce. L’AFCU est en effet une " assemblée " et ses membres sont invités à la méditation, aux louanges à Dieu, et à prendre leurs décisions sous le souffle de Dieu qui nous invite à la fraternité entre humains. C'est dire qu'il ne s’agit pas de prendre des décisions au forcing, en acquérant une simple majorité au mépris de l’expression des uns et des autres.

Qu’on se le dise les unitariens sont des priants, animés d’une vive spiritualité.  Parmi eux, les chrétiens unitariens continuent à se dire disciples de Jésus dit le Christ.

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 07:55
par Ralph Waldo Emerson, 1802-1882), mis en musique par Alexander Ewing (1830-1895) ; 
reproduit dans " Uni-Worship : a song and service book " édité par Richard Boeke, p. 30 ; 
traduit en français par Jean-Claude Barbier, janvier 08.


We sing of golden mornings,Ralph-Waldo-Emerson.gif
we sing of sparkling seas,
of fen lands, valleys, mountains,
and stately forest trees.

Nous chantons des matins d'or ; 
nous chantons les mers étincelantes, 
les marais, les vallées, les montagnes 
et les majestueux arbres des forêts.

We sing of flashing sunshine
and life-bestowing rain,
of birds among the branches,
and springtime come again.

Nous chantons le soleil brillant
et la pluie qui donne la vie,
les oiseaux parmi les branches
et le printemps qui vient de nouveau.

We sing the heart courageous,
The youthful, eager mind ;
We sing of hopes undaunted,
Of friendly ways and kind.

Nous chantons le coeur courageux,
Le plein de jeunesse, l’esprit ardent,
Nous chantons les espoirs inébranlables,
les voies de l’amitié et celles qui lui ressemble.

We sing the roses waiting
Beneath the deep-piled snow ;
We sing, when night is darkest,
The day’s returning glow.

Nous chantons les roses qui nous attendent
enfouies sous la neige profonde.
Nous chantons, lorsque la nuit est la plus noire,
l’incandescence du jour qui revient.

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