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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 10:55

Paroisse du Saint-Curé-d'Ars (agglomération de Bruxelles), 12 mai 2013, texte d'Henri Solé, curé de cette paroisse catholique en autogestion avec accord de l'évêché (lien), pour le 7ème Dimanche de Pâques « C'est à nous de prendre sa place aujourd'hui... »

 

Notre merci d'aujourd'hui, nous voulons te l'adresser, Père, car, comme les apôtres, nous avons compris que la cause de Jésus et son mouvement n'étaient pas morts avec lui sur la croix. L’œuvre de résurrection entreprise le matin de Pâques est, avec le départ tangible de Jésus, passé entre les mains de siens, entre les nôtres.

 

Nous te louons pour la confiance que tu places en nous. Comme chez Étienne, chez nous aussi le ciel s'est ouvert : ta présence est à l’œuvre par nous partout dans le monde et, continuant l’œuvre de Jésus, nous faisons de plus grandes choses que Lui. Nous te bénissons parce que partout dans le monde, nous marchons vers l'unité des enfants des hommes et le respect de toute vie.

 

Sanctus - Il est vrai que nous nous sommes souvent égarés : nous avons cru que l'unité du mouvement de Jésus devait se faire par l'uniformité, les credo, les condamnations. Nous avons transformé l'unité de l'amour en rigidité de secte et d'administration. Les rites et les paroles ont prévalu sur l'Esprit d'amour et de pardon. Beaucoup d'entre nous ont été avides de pouvoirs et d'honneurs.

 

Aujourd'hui, Père, nous voulons nous engager à mettre nos pas dans ceux de ton fils bien aimé, Jésus, le Christ. Comme Étienne, nous voulons témoigner par nos vies de l'unité de ton amour et de ta présence en tout être humain. Nous croyons que seul l'amour est digne de foi.

 

Jesus_et_les_pelerins_d_emmaus.jpgTous - Que l'Esprit qui nous unit nous aide à rompre fraternellement le pain pour annoncer que c'est pour rétablir l'unité de tous que Jésus a donné sa vie : "Prenez et mangez-en tous". Nous acceptons aussi de communier à son sang versé pour le pardon de toute l'Humanité : "Prenez et buvez-en tous. Réconciliez-vous et aimez vos ennemis. Faites-le en mémoire de moi". Voir aussi sur le thème de la communion cet autre texte d'Henri Solé (lien).

 

les pélerins d'Emmaüs

 

Anamnèse - Voici que nous sommes envoyés comme des agneaux au milieu des loups. Mais nous sommes sans crainte, car la force de l'amour et de la vie est déjà victorieuse des forces d'égoïsme et de peur qui rongent le monde et le conduisent vers sa perte. A la suite de Notre Seigneur bien aimé, nous refusons de croire que l'autre soit notre danger et notre ennemi et nous recommencerons sans cesse à croire à l'amitié et au pardon.

 

Par Jésus, avec lui et en lui, dans l'unité de l'Esprit d'amour, nous serons ta gloire, Père ! AMEN !

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 15:15

La Bible juive présente un important psautier de 150 psaumes, composé de 5 livres qui se terminent par des doxologies. Ils ont été composés par les chantres du temple de Jérusalem et témoignent d’une activité liturgique de plusieurs siècles. Plusieurs sont attribués au roi David et à son successeur Salomon (peut-être parce composés sous son règne), d’autres accompagnent les « montées », à savoir les pèlerinages à l’occasion des grandes fêtes. Le Hallel est d’ailleurs une prière juive composée des psaumes 113-118 et prononcée à l'occasion de certaines fêtes juives joyeuses pour remercier Dieu. Les plus anciens sont de tradition yahviste, car ils utilisent le nom propre du dieu qui s’est révélé au peuple israélite : « IHVH », d’autres de la tradition élohiste, utilisant le mot El pour désigner Dieu. Des collections particulières sont mentionnées : le psautier d’Asaph et celui des fils de Coré. Leur compilation a dû se faire très probablement lors du retour d’Exil, sous les rois perses Xerxès I (486-465) et Artaxerxès I (465-423).


Sur l’exégèse de ces textes, nous renvoyons nos lecteurs aux spécialistes car, ici, c’est d’abord leur utilisation qui nous intéresse. Celle-ci est rendu difficile de nos jours car nous nous heurtons à une théologie obsolète : Dieu est un dieu titulaire de son peuple, providentiel à souhait et qui le protège contre ses ennemis. En conséquence, un verset sur deux condamne les « païens », les « mécréants », les « ennemis » ; non seulement il les condamne moralement mais il aspire à leur mort et à leur disparition totale. Dieu aide le « juste » et le pieux à les égorger, à les trucider, à les faire périr de toute sorte de façon. Cette théologie se retrouve telle quelle dans le Coran car Muhammad fut plus marqué par ce style que par celui de Jésus ! Aujourd’hui – comme pour la Marseillaise français dont les paroles sont bien sanglantes – il nous est difficile d’accepter que le chant ou l’ancienneté gomme la violence des paroles et de faire comme si de rien n’était.

 

bible_et_colombe.jpg

 

Ne jetons toutefois pas le bébé avec l’eau du bain. Ces vieux textes témoignent de leur époque et doivent être conservés. Mais faut-ils encore les chanter ? Certes, on peut choisir certains psaumes moins violents, extraire des passages sans échos de guerre, trouver des perles rares (elles y sont nombreuses !). Mais, ici, pour louer Dieu d’une façon moderne, nous avons choisi carrément d’extraire les perles de leur contexte – ce qui serait bien sûr tout à fait inacceptable pour une explication de texte ! Pour l’exégèse biblique avec l’approche historico-biblique, nous renvoyons nos lecteurs au site des Etudes unitariennes ( lien). Bref, un essai de réactualisation biblique dans le sens où l’entendait le pasteur Roger Parmentier (lien). Nous utiliserons la traduction de la Bible de Jérusalem (1956) et nous en respecterons la numérotation des psaumes (variable de –1 selon les traductions car les psaumes 9 et 147 ont été publiés en une ou deux parties).


Dégagées de leur gangue théologique, ces perles sont effectivement très belles. Elles témoignent d’un amour de la Nature et, par là, elles sont porteuses d’un universel accessible à tous indépendamment de sa culture d’origine et de sa religion. Certes, elles s’adressent à des croyants puisque – par définition – l’action de grâce s’adresse à Dieu ; mais l’adresse vaut pour un Dieu créateur de l’univers et non plus le dieu titulaire des seuls israélites. Notre trahison est d’ailleurs limitée car le Dieu des psaumes est entre autres bel et bien ce Dieu créateur de l’univers dont la présence est perceptible au croyant dans les phénomènes naturels.


Ô Dieu, nous te louons pour toute vie que tu donnes. Nous le faisons en empruntant les louanges du psalmiste : « J’énonce toute ta louange aux portes de la fille de Sion, joyeux de ton salut » (Ps 9, 15). Le psalmiste ne dit-il pas que tu te souviens des hommes, « eux, cette chair, souffle qui s’en va et ne revient pas » (Ps 78, 39) ; « eux périssent, toi tu restes. Tous comme un vêtement ils s’usent […]. Mais toi, le même, sans fin sont tes années » (Ps 102, 28). « Il sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que poussière nous sommes […] L’homme ! ses jours sont comme l’herbe, comme la fleur des champs il fleurit ; sur lui, qu’un souffle passe, il n’est plus, jamais plus ne le connaîtra sa place » (Ps 103, 14). « Pour toi, Dieu, je psalmodie ; […] quand viendras-tu vers moi ? » (Ps 101, 1-2).

à suivre ...

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 14:50

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Nous te louons pour « le firmament qui annonce l’œuvre de tes mains et les cieux qui racontent ta gloire, et aussi la nuit qui transmet la connaissance » (Ps 19, 2). « A toi le jour, et à toi la nuit, toi qui agenças la lumière et le soleil, toi qui posas toutes les limites de la terre, l’été et l’hiver, c’est toi qui les formas » (Ps 74, 16-17). Nous te louons pour le soleil qui comme « un époux qui sort de son pavillon se réjouit, vaillant, de courir sa carrière : à la limite des cieux, il a son lever et sa course atteint à l’autre limite, et rien qui soit soustrait à sa chaleur » (Ps 19, 7), et aussi pour la lune « témoin fidèle dans la nue » (Ps 89, 38). « Tu as fait la lune pour marquer les temps ; le soleil connaît son coucher » (Ps 104, 19). « Il a fait les grands luminaires, car éternel est son amour ! Le soleil pour gouverner sur le jour, la lune et les étoiles pour gouverner sur la nuit » (Ps 136, 7-9). Ô Dieu, « Les cieux rendent grâce pour ta merveille » (Ps 89, 6). « Exulte la terre, que jubilent les îles nombreuses ! » (Ps 97, 1). « Depuis longtemps tu as fondé la terre et les cieux sont l’ouvrage de tes mains » (Ps 102, 26). « Tu poses la terre sur ses bases, inébranlable pour les siècles des siècles. De l’abîme tu la couvres comme d’un vêtement » (Ps 104, 5-6). « Alléluia ! Louez Dieu depuis les cieux ; louez-le dans les hauteurs ; louez-le, tous ses anges ; louez-le, toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ; louez-le, tous les astres de lumière ; louez-le cieux des cieux, et les eaux de dessus les cieux ! Louez Dieu depuis la terre, monstres marins et tous les abîmes, feu et grêle, neige et brume, souffle d’ouragan, l’ouvrier de sa parole, montagnes et toutes les collines […] » (Ps 149, 1-9)


planète bleue
Louons Dieu pour sa présence dans la Nature, que nous ressentons
Nous te louons pour « les ailes du vent où plane ta présence » (Ps 18, 11), pour « la ténèbre d’eau, nuée sur nuée, comme une tente où tu demeures » (Ps 18, 12), toi « le Chevaucheur des nuées » (Ps 68, 5) « et des cieux » (Ps, 68, 34). « Vêtu de faste et d’éclat, drapé de lumière comme d’un manteau, tu  déploies les cieux comme une tente, tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes ; faisant des nuées ton char, tu avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs un feu de flammes » (Ps 104, 1-4). « Faisant monter les nuages du bout de la terre, il produit avec les éclairs la pluie, il tire le vent de ses trésors » (Ps 135, 7).

à suivre ...

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 14:18

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L-eau-la-vie.JPGNous te louons pour « les eaux du repos où l’on refait son âme » (Ps 23, 2), pour « les eaux innombrables » (Ps 29, 3) , pour avoir « rassemblé l’eau des mers comme une outre, et avoir mis les abîmes en réserve » (Ps 33, 7) contrairement « aux eaux qui s’écoulent et s’en vont » (Ps 58, 8), pour « les rivières qui regorgent d’eau » (Ps 65, 10), pour « les nuées qui déversent les eaux et les nuages qui donnent de la voix » (Ps 77, 18). «  Du roc, il fit sortir des ruisseaux et descendre les eaux en torrents » (Ps 78, 16). « Sur les montagnes se tenaient les eaux ; à ta menace, elles prennent la fuite, à la voix de ton tonnerre, elles s’échappent ; elles sautent les montagnes, elles descendent les vallées vers le lieu que tu leur as assigné ; tu mets une limite à ne pas franchir qu’elles ne reviennent couvrir la terre. Dans les ravins tu fais jaillir les sources, elles cheminent au milieu des montagnes […] De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes, la terre se rassasie du fruit de ton ciel » (Ps 104, 6-10 et 13). « Il dispense la neige comme laine, répand le givre comme cendre. Il jette sa glace par morceaux ; à sa froidure, qui peut tenir ? Il envoie sa parole et fait fondre, il souffle son vent, les eaux coulent » (Ps 147, 16-18).


Et la mer qui porte aux pays les plus lointains
« C’est toi qui maîtrises l’orgueil de la mer, quand les flots se soulèvent, c’est toi qui les apaises  … A toi le ciel, à toi aussi la terre, le monde et son contenu, c’est toi qui les fondas ; le nord et le midi, c’est toi qui les créas, le Tabor et l’Hermon à ton nom crient de joie » (Ps 89, 10-13). « En sa main sont les creux de la terre et les hauts des montagnes sont à lui ; à lui la mer, c’est lui qui l’a faite, la terre ferme, ses mains l’ont façonnée » (Ps 95, 4-5). « C’est Dieu qui fit les cieux […]. Présentez l’oblation, portez-la devant lui […]. Joie au ciel ! exulte la terre ! Que gronde la mer et sa plénitude ! Que jubile la campagne, et tout son fruit, que tous les arbres des forêts crient de joie » (Ps 96, 5). « Gronde la mer et sa plénitude, le monde et son peuplement ; que tous les fleuves battent des mains et les montagnes crient de joie » (Ps 98, 7-8).


« Voici la grande mer aux vastes bras, et là le remuement sans nombre des animaux petits et grands, là des navires se promènent et Léviathan que tu formas pour t’en rire » (Ps 104, 25-26). Nous te louons pour « les nations jusqu’aux extrémités de la terre » (Ps 2, 8), pour « les frontons levés des portes éternelles » (Ps. 24, 7, 9), pour « les vaisseaux qui vont jusqu’à Tarsis » (Ps 48, 8), car « tu es l’espoir des extrémités de la terre et des îles lointaines » (Ps 65, 6) ; toi qui es connu, en plus de Sion « où chacun est né », par « Rahab (à savoir l’Egypte) et Babylone …et puis , Tyr, la Philistie * ou l’Ethiopie, où un tel y est né » (Ps 87, 4-5) ; toi « qui inscrit au registre tous les peuples : ‘Un tel y est né’ » (Ps 87, 6). « Rapporter à Dieu, familles des peuples, rapportez à Dieu gloire et puissance, rapportez à Dieu la gloire de son nom » (Ps 96, 7-8). Et voici le témoignage des navigateurs : « Descendus en mer sur des navires, ils faisaient négoce parmi les grandes eaux ; ceux-là ont vu les œuvres de Dieu, ses merveilles parmi les abîmes […]. Et Dieu apaisa la tempête et « les mena jusqu’au port de leur désir » (Ps 107, 23-24 et 30).


* La Philistie est un État fondé par les Philistins (un des peuples de la mer) vers 1200 avant l'ère chrétienne et situé sur la côte méditerranéenne autour des villes de Gaza et Ashkelon. C'était une confédération de villes puis un royaume au XIe siècle avant l'ère chrétienne. Ils furent en conflit avec le royaume d'Israël. Les Philistins participaient au commerce méditerranéen.


L’eau qui fait fleurir la terre

Nous te louons pour « l’arbre planté près du cours des eaux, qui donne son fruit en la saison et dont son feuillage jamais ne sèche ; tout ce qu’il fait réussit » (Ps 1, 3), pour « les prés d’herbe fraîche » (Ps 23, 2), pour « l’hysope qui purifie » (Ps 51, 9), pour « l’olivier verdoyant » (Ps 52, 10), pour « les épis que la terre prépare » (Ps 65, 10). Nous te louons pour « les pacages du désert qui ruissellent, les collines bordées d’allégresse, les prairies qui se revêtent de troupeaux, les vallées drapées de froment … » (Ps 65, 13-14), pour « la profusion de froment sur la terre jusqu’au sommet des montagnes ! […] Abondance comme au Liban à l’éveil de son fruit ! Floraison comme herbe de la terre ! » (Ps 73, 16), pour la vigne venue d’Egypte et « qui couvre de ses pampres les montagnes et étend ses sarments jusqu’à la mer et, du côté du Fleuve, (à savoir l’Euphrate) ses rejetons » (Ps 80, 9 et 11-12). « Le juste poussera comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban. Plantés dans la maison de Dieu, ils pousseront dans ses parvis ; dans la vieillesse encore ils portent fruit, ils restent frais et florissants … » (Ps, 92, 13-16). « Tu fais croître l’herbe pour le bétail et les plantes à l’usage des humains, pour qu’ils tirent le pain de la terre et le vin qui réjouit le cœur de l’homme, pour que l’huile fasse luire les visages, et que le pain fortifie le cœur de l’homme » (Ps 104, 14-15). « Ton épouse : une vigne fructueuse au fort de ta maison. Tes fils : des plants d’olivier alentour de la table » (Ps 128, 3). « Nos greniers remplis, débordants, de fruits de toute espèce ; nos brebis, des milliers, des myriades, parmi nos campagnes ; nos bestiaux bien pesants […] » (Ps 144, 13-14) .


Nous te louons pour toutes les richesses de la terre
Nous te louons pour « les vases de potiers » (Ps 2, 9), pour « l’huile d’allégresse, la myrrhe et l’aloès » (Ps 45, 8),  pour « la douceur du miel, le suc des rayons » (Ps 19, 11), « le miel du rocher » (Ps 83, 17). Nous te louons pour « l’argent fondu à l’entrée de la terre, qui en sort sept fois épuré, comme des paroles sincères » (Ps 11, 7), pour « l’or le plus fin » (Ps 19, 11).


Nous te louons pour nos joies car « tu as mis en mon cœur plus de joie jusqu’aux jours où leur froment, leur vin nouveau débordent » (Ps 4, 4), pour « la table apprêtée, l’onction qui parfume la tête, les coupes qui débordent » (Ps 23, 5). « Tu élèves ma corne comme celle du buffle, tu répands sur moi l’huile fraîche » (Ps 92, 11).

à suivre ...

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 13:58

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Nous te louons pour « l’homme et le bétail » (Ps 36, 7), « brebis et bœufs, tous ensemble, bêtes même sauvages, oiseaux du ciel et poissons de la mer, parcourant les sentiers des eaux » (Ps 8, 8-9) ; pour « la grande force du cheval » (Ps 33, 17), pour « le lion dans son fourré » (Ps 10, 9), pour « le lionceau tapi dans sa cachette » (Ps 17, 12) « qui rugit après la proie et réclame à Dieu son manger » (Ps 104, 21), pour « la biche qui languit après l’eau vive » (Ps 42, 2), pour l’agilité « de ses pieds lorsqu’elle se tient debout sur les hauteurs » (Ps 18, 34), pour « le veau et le petit buffle du Liban » (Ps 29, 6), pour « les taureaux des maisons et les boucs des bergeries » (Ps 50, 9), pour « l’oiseau qui fuit vers sa montagne » (Ps 11, 1).

 

onagre.jpeg

onagres

 

Pour « les ailes de la colombe qui s’envole et se pose » (Ps 55, 7), pour ces mêmes ailes « qui se couvrent d’argent ; avec sur leurs plumes l’éclat de l’or vert » (Ps 68, 14), pour « le passereau qui a trouvé une maison et l’hirondelle un nid pour elle, où elle pose ses petits » (Ps 84, 4), pour « l’aigle qui renouvelle sa jeunesse » (Ps 103, 5), pour « les petits du corbeau qui crient et à qui Dieu dispense » (Ps 147, 9), pour les sources des ravins qui « abreuvent toutes les bêtes des champs ; les onagres assoiffés les espèrent ; l’oiseau des cieux séjourne près d’elles, sous la feuillée il élève la voix » (Ps 104, 11-12). « Les arbres de Dieu se rassasient ; les cèdres du Liban qu’il a plantés, c’est là que nichent les passereaux ; sur leur cime la cigogne a son gîte ; aux chamois, les hautes montagnes, aux gerboises, l’abri des rochers » (Ps 104, 16-18). Tu prends pitié du « pélican du désert et de la hulotte des ruines » (Ps 102, 7-8). 

 

Nous te louons pour « tout fauve des forêts, animaux des montagnes, oiseaux des cieux, toute bête des champs » (Ps 51, 11). « Tu poses la ténèbre, c’est la nuit, toutes les bêtes des forêts s’y remuent » (Ps 104, 20). « Le soleil se lève, toutes les bêtes des forêts se retirent et vont à leur repaires se coucher ; l’homme sort pour son ouvrage, faire son travail jusqu’au soir » (Ps 104, 22-23).


* L’onagre (Equus hemionus onager) est un ongulé intermédiaire entre le cheval et l’âne. Il est originaire d’Iran et l’espèce est en voie de disparition. Etymologie : du grec onos (âne) et agrios (sauvage). On compte aujourd'hui moins de 400 individus à l'état sauvage. Dans les parcs zoologiques eux-mêmes, le nombre d'individus élevés reste très faible. Début 2004, 74 onagres (24 mâles et 50 femelles, d'après l'EAZA Yearbook 2003), étaient élevés dans 16 institutions zoologiques européennes le plus grand nombre d'individus (11) se trouvant à la Réserve Africaine de Sigean, à 15 km au sud de Narbonne (lien). Cette réserve française (où la photo a été prise) les accueille depuis 1997

à suivre ...

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 13:26

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Nous te louons car tu aimes « l’orphelin et l’opprimé et que tu écoutes le désir des humbles » (Ps 10, 17-18), car « dans ta main s’abandonne le misérable » (Ps 10, 14) ; « le malheureux qu’on dépouille, le pauvre qui gémit » (Ps 12, 6), « Le pauvre qui appelle et le petit qui est sans l’aide, ou le faible » (Ps 72, 12-13), ou encore « l’indigent » (Ps 82, 4), « La veuve et l’étranger » (Ps 94, 6). « Tu exaltes le cadet » (Ps 89, 20), « Tu te tournes vers la prière du spolié » (Ps 102, 18) et « écoutes le soupir du captif » (Ps 102, 21). « Tu fais habiter les affamés dans une ville nouvelle après avoir changé le désert en nappe d’eau, une terre sèche en source d’eau » (Ps 107, 35-36). « Toi qui te tient à la droite du pauvre » (Ps 109, 30). « De la poussière il relève le faible, du fumier il retire le pauvre, pour l’asseoir avec les princes, avec les princes de son peuple. Il assied la stérile en sa maison, mère en ses fils heureuse » (Ps 113, 7-9). « Dieu défend les petits ; j’étais faible, il m’a sauvé » (Ps 116, 6). « Chétif que je suis et méprisé » (Ps 119, 141), Dieu m’aide ! « Je m’égare, brebis perdue : viens chercher ton serviteur » (Ps 119, 176). « A toute chair il donne le pain car éternel est son amour » (Ps 136, 25).

Nous te louons aussi pour « les roseaux sous les couverts desquels peut se cacher l’innocent » (Ps 10, 4), pour « les gîtes au désert qui sont des lieux d’asile » (Ps 55, 8).

 

Dieu_est_mon_rocher.jpg

 

Nous te louons car en toi nous avons notre point de repère
Nous te louons car tu es pour nous « rocher, roc, rempart, citadelle, corne de salut, et refuge très louable » (Ps 18, 3) (Ps 62, 7-8) (Ps 78, 35) (Ps 91, 2) (Ps 94, 22), comme « Jérusalem rebâtie en ses murailles » (Ps 51, 20), « Un roc hospitalier, une enceinte de rempart » (Ps 71, 3), « le roc de mon cœur » (Ps 73, 26), « Mon Rocher, en lui rien de faux » (Ps 92, 16). « Venez, crions de joie pour Dieu, acclamons le Rocher de notre salut ; allons devant lui en action de grâces, au son des musiques acclamons-le » (Ps 95, 1-2). Tu es aussi pour nous « un bouclier » (Ps 84, 12). « Toi mon abri, mon bouclier » (Ps 119, 114).

« Notre âme comme un oiseau s’est échappée du filet de l’oiseleur » (Ps 124, 7).

« C’est toi Dieu, ma lampe qui éclaire ma ténèbre » (Ps. 18, 29), « Toi le lumineux, le magnifique » (Ps 76, 5).


Nous te louons pour la sérénité retrouvée

Nous te louons pour nos sommeils sereins « Et moi, je me couche et m’endors, je m’éveille : Dieu est mon soutien » (Ps 3, 6) ; « En paix, je me couche, aussitôt je m’endors » (Ps 4, 9) : « Je bénis Dieu qui s’est fait mon conseil, et, les nuits, mes reins m’instruisent » (Ps 16, 7). « Quand je songe à toi sur ma couche, au long des veilles je médite sur toi » (Ps 63, 7). « Retourne, mon âme, à ton repos, car Dieu t’a fait du bien » (Ps 116, 7). « Je me rappelle dans la nuit ton nom, Dieu ! […] Je me lève à minuit, te rendant grâce […] » (Ps 119, 55 et 62). « Bénissez Dieu dans les nuits » (Ps 134, 2).

à suivre ...

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 13:00

suite et fin

 

« Et moi, par la grandeur de ton amour, j’accède à ta maison » (Ps 5, 8), réciproquement « Ma demeure est la maison de Dieu en la longueur des jours » (Ps 23, 6) ; et la maison de Dieu n’est-elle pas l’univers et tout ce qui le compose ? « En Dieu, j’ai mon abri » (Ps 11, 1). « Que tes demeures sont désirables, .. Mon âme soupire et languit après de tes parvis ; mon cœur et ma chair crient de joie vers le Dieu vivant » (Ps 84, 3). « Heureux les habitants de ta maison, ils te louent sans cesse. Heureux les hommes dont la force est en toi, qui garde au cœur les montées (à Jérusalem) » (Ps 84, 6). « Un jour dans ton parvis en vaut mille, et j’ai choisi : le seuil de la maison de mon Dieu … » (Ps 84, 11).

Quel bonheur de te louer
Ô Dieu « qu’il est grand ton nom par toute la terre ! Au-dessus des cieux ta majesté, que chantent des lèvres d’enfants, de tout petits … A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles, que tu fixas …Qu’il est grand ton nom par toute la terre ! » (Ps 8, 2-3, 10).  « Que nous criions de joie en ton salut, qu’en ton nom nous pavoisions » (Ps 20 , 6). « Rendez grâce à Dieu sur la harpe, jouez-lui sur la lyre à dix cordes ; chantez-lui un cantique nouveau, de tout votre art accompagnez l’ovation ! » (Ps 33, 2-3). « Mon cœur est prêt, Ô Dieu, mon cœur est prêt ; je veux chanter, je veux jouer pour toi ! … Eveille-toi, harpe, cithare, que j’éveille l’aurore … Je veux te louer chez les peuples, Seigneur, jouer pour toi dans les pays » (Ps 57, 8-10).

 

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Valérie Milot, harpiste

 

par nos chants, nos danses et nos instruments de musique

« Meilleur est ton amour que la vie, mes lèvres diront ton éloge ; je veux te bénir en ma vie, à ton nom, élever les mains ; comme de graisse et de moelle se gorgera mon âme, lèvre jubilante, louange en ma bouche » (Ps 63, 4-6), « L’éloge est sur ma langue » (Ps 66, 17). « Jubilons en Dieu, dansons devant sa face » (Ps 68, 5). « Que les chantres marchent devant, les musiciens derrière, les jeunes filles au milieu, battant du tambourin. En chœurs, bénissez Dieu » (Ps 68, 26-27). « Joie en toi et réjouissance à tous ceux qui te cherchent ! Qu’ils redisent toujours : « Dieu est grand ! » ceux qui aiment ton salut ! » (Ps 70, 5). « Or moi, je te rendrai grâce sur la lyre, en ta vérité, mon Dieu, je jouerai pour toi sur la harpe …Que jubilent mes lèvres, quand je jouerai pour toi … » (Ps 71, 22 et 23). « Ouvrez le concert, frappez le tambourin, la douce harpe ainsi que la lyre ; sonnez du cor au mois nouveau, à la pleine lune, au jour de notre fête ! » (Ps 81, 3-4). « Chantez à Dieu un chant nouveau ! Chantez à Dieu, toute la terre ! Chantez à Dieu, bénissez son nom ! Proclamez jours après jour […] à tous les peuples ses merveilles !  Grand est Dieu et louable hautement» (Ps 96, 1-4). « Chantez à Dieu un chant nouveau car il a fait des merveilles […]. Tous les lointains de la terre ont vu son salut. Acclamez Dieu, toute la terre, éclatez en cris de joie ! […]. Chantez à Dieu sur la harpe, au son des instruments ; au son de la trompette et du cor acclamez à sa face royale » (Ps 98, 1). « Je veux chanter à Dieu tant que je vis ; je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure. Puisse mon langage lui plaire, moi, j’ai ma joie en lui » (Ps 104, 33-34). « Serrez vos cortèges, rameaux en main, jusqu’aux cornes de l’autel. C’est toi mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t’exalte […]. Rendez grâce à Dieu car il est bon, car éternel est son amour » (Ps 119, 27-29). « Alléluia ! Louez Dieu en son sanctuaire ; louez-le au firmament de sa puissance ; […] louez-le par l’éclat du cor, la harpe et la cithare, la danse et le tambour, les cordes et les flûtes, les cymbales sonores et triomphantes ; que tout ce qui respire loue Dieu ! Alléluia ! » (Ps 150, 1- et 3-6).

Comme dit le psalmiste « Je louerai le nom de Dieu par un cantique, je le magnifierai par l’action de grâces » (Ps 69, 31), « Ma bouche est remplie de ta louange, tout le jour, de ta splendeur » (Ps 71, 8). « Ô Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’ici j’ai annoncé tes merveilles … tu nourriras mon grand age, tu viendras me consoler » (Ps 71, 17 et 21), « Toi qui enseigne à l’homme le savoir » (Ps 94, 10). « Béni soit Dieu à jamais ! Amen ! Amen ! » (Ps 89, 52). « Tu trône à jamais ; d’âge en âge mémoire de toi ! » (Ps 102, 13). « Bénis Dieu, mon âme, du fond de mon être, son saint nom ; bénis Dieu, mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits […]. Bénissez Dieu, tous ses anges, héros puissants, ouvriers de sa parole […]. Bénissez Dieu, toutes ses armées, serviteurs, ouvriers de son désir ; bénissez Dieu, toutes ses œuvres en tous lieux de son empire. Bénis Dieu, mon âme ! » (Ps 103, 1-2 et 20-22). « Du soleil levant au couchant, loué soit le nom de Dieu ! » (Ps 113, 3). « Que les fils des hommes l’exaltent dans l’assemblée du peuple, au conseil des anciens qu’ils le louent ! » (Ps 107, 31-32). « J’élèverai la coupe du salut en appelant le nom de Dieu [… ]. Je marcherai en présence de Dieu sur la terre des vivants » (Ps 116, 13).

« Rois de la terre, tous les peuples, princes, tous les juges de la terre, jeunes hommes, aussi les vierges, vieillards avec les enfants ! Qu’ils louent le nom de Dieu » (Ps 149, 13). Faites « les éloges de Dieu à pleine gorge » (Ps 149, 6). « Acclamez Dieu, toute la terre, servez Dieu dans l’allégresse, allez à lui avec des chants de joie ! […]. Allez à ses portiques en rendant grâce, entrez dans ses parvis avec des hymnes, rendez-lui grâce, bénissez son nom ! Oui, bon est Dieu, éternel est son amour, d’âge en âge sa fidélité » (Ps 100, 1-3 et 5).

fin

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Published by Jean-Claude Barbier - dans actions de grâce
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