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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 15:50

A son initiative personnelle, Ambroise Niyongabo, président de l'Eglise unitarienne du Burundi, a franchi la frontière des deux pays voisins afin d'assister au culte de clôture du séminaire, le dimanche 21 décembre 2014, et d'apporter les salutations fraternelles de sa communauté.

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Jean-Claude Barbier (secrétaire général de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens), Clément Uwayisaba (fondateur et président de la Congrégation unitarienne du Rwanda) et Ambroise Niyongabo (président de l'Eglise unitarienne du Burundi).

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 13:16

 

kigali_10551018_10205683248588308_6216641303752467850_n.jpgLa pédagogie est importante lors d'un séminaire. Le contenu de ce séminaire s'y prêtant, nous avons passé du temps à bien expliquer l'usage des bibles : les introductions aux divers livres, le repérage des chapitres et des versets, les références en marge du texte qui renvoient à d'autres textes, les notes de bas de page qui apportent des explications ou encore proposent des bilans, les chronologies historiques, les cartes de géographie, les autres annexes, etc.

 

kigali_10934017_10205683247388278_6471675635418814604_n.jpgLe Rwanda reste incrit aux organisations de la Francophonie, mais l'enseignement se fait désormais en anglais (contrairement au Burundi qui a maintenu le français) ; le contexte économique, marqué par la 10477073_10205683267788788_2161803725489330200_n.jpgproximité de pays anglophones (Ouganda au nord, Tanzanie à l'est, et Kenya en proximité par transports aériens) s'y prête d'ailleurs. Dès lors, les interventions en français doivent être lentes et répétitives, et doublées en kirinyanga, la langue locale. En cela, la contribution d'une traductrice est importance, Mlle Marie-Claire Shumbani (ici à ma gauche) assuma ce rôle indispensable.

L'après-midi, des séminaristes se faisaient prédicateurs pour prêcher en kinyarwanda à partir d'un texte étudié le matin avec la consigne stricte d'expliquer le texte sans s'égarer dans des discours personnels, moralisants ou autres états d'âme : le texte, rien que le texte !

Enfin, le classique tableau pour inscrire l'ordre du jour et l'orthographe des mots nouveaux : à défaut d'un tableau, une ficelle passée à la grille d'une fenêtre et supportant une liasse de feuilles.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:58

Nous avions étudié la multiplication des pains par Jésus lors d'un grand rassemblement messianique des foules à l'écart du village de Bethsaïde, en point d'orgue à la campagne de Galilée (Mt 14, 13-21 ; Mc 6, 30-44 ; Lc 9, 10-17 ; Jn 6, 1-15), et puis la transformation de l'eau en vin lors des noces de Cana en référence au dieu grec Dionysos (dans Jean seul, Jn 2, 1-11) ... C'est donc tout naturellement que l'appétit était vif lors de ce séminaire !

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:20

La réussite d'un séminaire de formation, c'est bien sûr la qualité de l'intervenant, sa pédagogie, son attention aux uns et aux autres, et la participation des séminaristes ; mais c'est aussi la bonne humeur, l'entrain joyeux, le plaisir de se retrouver, l'ardeur au travail, de bons repas et l'humour lors des séances de pose. Tout cela a été au rendez-vous. Merci à toutes et à tous ! L'ensemble des photos prises (par divers participants) avec l'appareil de Mr Barbier a été publié sous la forme d'album (lien) sur la page Facebook du groupe "Unitariens francophones" (lien). Nous en extrayons ici quelques photos :


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kigali_10305260_10205683230507856_2723584653287514348_n.jpgkigali_10384661_10205683227987793_6146569879071916337_n.jpgkigali 10917106 10205683227147772 4424967117713111508 n

et le dernier jour, toujours autant de monde !

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:19

Le séminaire, organisé par la Congrégation unitarienne du Rwanda les 15-21 décembre 2014 à Kigali sur un programme de formation de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) ( lien) a concerné 24 stagiaires rwandais ; il est le troisième du genre (après celui, burundais-rwandais en décembre 2012 à Bujumbura, et rwandais-burundais en décembre 2013 à Kigali). Il a permis une avancée majeure dans la lecture et la compréhension des textes des évangiles.

 

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de gauche à droite, Ambroise Niyongabo, président de l'Eglise unitarienne du Burundi, venu en visite le dimanche 22 décembre et qui a assisté au culte de clôture, Jean-Claude Barbier, l'intervenant, secrétaire générale de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et Clément Uwayisaba, fondateur et président de la Congrégation unitarienne du Rwanda.

 

La plupart des communications ont été mises en lignes :

- Une présentation du livre de l'évêque épiscopalien John Shelby Spong sur Jésus, qui nous a servi durant ce séminaire ( lien).

- La "résurrection" de la fille de Jaïre comparée à celle du fils de la Shunamite par Elisée, ou comment lire les textes évangéliques ( lien)

- Les figures bibliques du Fils de l'Homme ( lien), du Serviteur souffrant (lien) et du Roi-berger (lien) qui ont tant inspiré les 4 évangélistes.

- La comparaison avec le culte de Dionysos pour comprendre le "miracle" de Jésus qui change l'eau en vin : dossier complet (lien), texte de Béatrice Spranghers, professeur de religions en Belgique (lien).

- La Passion de Jésus selon Marc a été évoquée lors de notre culte de clôture (lien).

- Le "gouvernement" de Jésus (à venir).

- A l'origine du culte marial (à venir).

- Le mysticisme chrétien et ses manifestations sensibles (à venir).

- Le budget du séminaire (à venir).

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 07:28

Marc accordant une grande place à la Passion de Jésus, son livre est volontiers appelé « l’évangile de la croix ». John Shelby Spong en parle dans son livre sur Jésus *, page 113 et suivantes. Cet auteur remarque que son récit est découpé en 8 temps de 3 heures chacun ; nous en avons fait 8 actes d'une liturgie dramatique. Par ailleurs, le même auteur nous précisant que les évangélistes ont constamment écrit leurs propres textes en s'inspirant de ceux, messianiques, du Premier testament, nous avons commencé par ceux-ci, par ordre chronologique.
John-Shelby-Spong.jpgJohn Shelby Spong, 2014 – Jésus pour le XXIème siècle, Paris, Karthala, 328 p., traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Raymond Rakower, préface de Jacques Giri ; l’auteur est évêque émérite de l’Eglise épiscopale de Newark, New Jersey. Version originale : Jesus for the Non-Religious, 1ère édition en 2007 chez HarperCollins.

 

Cette liturgie met en valeur le talent des jeunes Africains pour le théâtre ; il y eut au total pas moins de 15 voix pour animer ce culte. Clément Uwayisaba, fondateur et président de la Congrégation unitarienne du Rwanda, en a confié l'animation à l'intervenant du séminaire, Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) après que la bougie du calice des unitariens ait été allumée. Conformément au séminaire de formation (du 15 au 21 décembre) dont c'est le culte de clôture, nous fondons notre culte sur une présentation des textes en prenant soin de les citer.

 

Cher(e)s sœurs et frères en Jésus.
En ce jour de culte, suivons la passion de Jésus, notre maître spirituel bien aimé,
celui dont nous suivons filialement les enseignements qu’il donna en Galilée et en Judée,
celui dont nous aimons les gestes et le comportement tels qu’ils nous sont relatés dans les évangiles,
celui qui aima ses contemporains, à commencer par les petits,
celui qui nous recommanda l’humilité et le service aux autres.

Nous suivrons Jésus avec Marc l’évangéliste qui nous propose de lire cette Passion en 8 étapes de 3 heures chacune ; soit un drame en 8 actes ; et puis aussi avec les auteurs du Premier testament, entre autres les psalmistes des psaumes 22 et 34,  le prophète de l’Exil que fut celui qu’on appelle Le « Serviteur Souffrant » et donc les prophéties d’espérance sont consignées dans le Livre d’Isaïe, aux chap. 40-55.

Vous connaissez l’évènement vécu comme fondateur par les premières communautés chrétiennes :
PAUL : « Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais reçu moi-même : Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures. Il a été enseveli, il est ressuscité le 3ème jour, selon les Ecritures. Il est apparu à Céphas [Simon-Pierre], puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de 500 frères à la fois ; la plupart sont encore vivants et quelques uns sont morts. Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. En tout dernier lieu, il m’est aussi apparu, à moi l’avorton … » (je suis Paul de Tarse, j’ai écrit ce témoignage vers 56, dans ma première épître aux Corinthiens, chapitre 15, versets 3-8).

Nous sommes à Jérusalem, probablement le jeudi soir de la Pâque juive de l’an 30.  Nous sommes dans une chambre haute, celle de la maison habitée par le Disciple que Jésus aime (lequel est probablement, le futur 4ème évangéliste nommé Jean et qui demeurait à Ephèse après la chute du temple de Jérusalem en 70 où il exerçait en qualité de prêtre). Cette chambre haute servira de premier lieu de réunion aux disciples après la mort de Jésus et c’est là qu’aura lieu la Pentecôte. Ce lieu est connu dans la tradition chrétienne comme le « Cénacle ».

ACTE I – repas pascal de Jésus et de ses disciples dans la chambre haute du Cénacle
(à partir de 18 h)

MARC - « Le soir venu » (je suis Marc, je l’ai écrit au chapitre 14, verset 17, de mon évangile).
JOHN SHELBY SPONG - « Dans ce monde ancien, dans lequel on vivait sans électricité, cela signifiait au coucher du soleil, soit approximativement vers 18h. En tant que Juif, Marc savait que la durée normale du repas de la Pâque était de trois heures et qu’il se terminait par le chant d’un hymne » (je suis John Shelby Song, évêque américain épiscopalien ; je l’ai écrit à la page 116 de mon livre sur Jésus publié en 2007).
MARC - « Après avoir chanté les psaumes, ils sortirent pour aller au mont des Oliviers » (versets 26).


ACTE II – dans l’oliveraie de Gethsémani (à partir de 21 h).

Le Second ZACHARIE - « Epée, réveille-toi contre mon berger, contre mon compagnon valeureux – oracle du Seigneur de l’univers. Frappe le berger, les brebis seront dispersées et ma main reviendra frapper même les petits » (Je suis celui qu’on appelle le « Second Zacharie » car mes prophéties ont été ajoutées à celles de Zacharie ; il s’agit là de l’une de mes prophéties, consignée au chap. 13, versets 7)
JESUS - « Tous vous allez tomber, car  il est écrit « Je frapperai le berger été les brebis seront dispersées » (selon Marc, chap. 14, verset 27). A Pierre, Jacques et Jean « Continuez à dormir et reposez-vous ! C’en est fait. L’heure est venue » (toujours selon Marc, versets 37 à 41).
MARC : « Et tous l’abandonnèrent et prirent la fuite » (verset 50).


ACTE III – au palais de Caïphe (à  partir de 0 h)

Le Serviteur souffrant - « En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, ce sont nos douleurs qu’il a supportées, et nous, nous l’estimions touché, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il était déshonoré à cause de nos révoltes, broyé à cause de nos perversités : la sanction, gage de paix pour nous, était sur lui, et dans ses plaies se trouvait notre guérison. Nous tous, comme du petit bétail, nous étions errants, nous nous tournions chacun vers son chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui la perversité de nous tous. Brutalisé, il s’humilie ; il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent : elle est muette ; lui n’ouvre pas la bouche » (chap. 53 du Livre d’Isaïe, versets de 4 à 7).
MARC - « Le Grand Prêtre, se levant au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus : Tu ne réponds rien aux témoignages  que ceux-ci portent contre toi ? Mais lui gardait le silence ; il ne répondit rien » (chap. 14, versets 60 et 61).
Le Grand Prêtre - « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? » (selon Marc, chap. 14, verset 61).
JESUS - « Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel » (chap. 14, verset  62).
PAUL - « Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures» (première épître aux Corinthiens, chap. 15, verset 3).

ACTE IV – au palais de Caïphe (à partir de 3 h)

JOHN SHELBY SPONG - « Dans cette société, la surveillance nocturne de 3 heures du matin  à six heures était appelée le chant du coq. Dans l’intervalle de temps de ce drame, Mars insère à présent la triple dénégation de Pierre qui prétend ne pas connaître Jésus » (page 117 de mon livre sur Jésus)
MARC - « Et Pierre se rappela la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois » (chap. 14, versets 66 à 72).


ACTE V – chez Ponce Pilate à la forteresse Antonia (à partir de 6 h).

MARC - « Dès le matin » (chap. 15, verset 1).  « Puis ils le font sortir pour le crucifier » (chap. 15, verset 20)

ACTE VI – Jésus crucifié (à partir de 9 h)

MARC - « Ils [les Romains] réquisitionnent pour porter sa croix un passant, qui venait de la campagne, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus. Et ils le menèrent au lieu-dit Golgotha, ce qui signifie le lieu du Crâne. Ils voulurent lui donner du vin mêlé de myrrhe, mais il n’en prit pas » (chap. 15, verset 21 à 23).

Le premier psalmiste - « Ils se partagent mes vêtements et tirent au sort mes habits » (Je suis le psalmiste qui a écrit le psaume 22, lequel fut attribué au roi David ; c’est là le verset 19).
JEAN - « Lorsque les eurent achevé de crucifier Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent 4 parts, une pour chacun. Restait la tunique : elle était sans couture, tissée d’une seule pièce depuis le haut. Les soldats de dirent entre eux : ne la déchirons pas, tirons plutôt au sort à qui elle ira, en sorte que soit accomplie l’Ecriture : ils se sont partagé mes vêtements et ma tunique, ils l’ont tiré au sort » (Je suis Jean qui a écrit le 4ème évangile, ce sont les versets 23 et 24 du chapitre 19).
 
Le Serviteur souffrant - «Qu’avec les pécheurs il s’est laissé recenser » (chap. 53, verset 12), « On a mis chez les méchants son sépulcre » (chap. 53, verset 9).
MARC - « Avec lui, ils crucifièrent deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche » (chap. 15, verset 27). 
MATTHIEU - « Même les bandits crucifiés avec lui l’injuriaient de la même manière [que les passants] » (chap. 27, verset 44).

Le Serviteur souffrant - « … et que, pour les pécheurs, il vient s’interposer » (chap. 53, verset 12).
LUC - « Jésus disait [parlant des soldats romains] : Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (chap. 23, verset 34). « L’un des malfaiteurs crucifiés l’insultait … Mais l’autre le repris en disant : « Tu n’as même pas la crainte de Dieu, toi qui subis la même peine ! Pour nous c’est juste : nous recevons ce que nos actes ont mérité ; mais lui, il n’a rien fait de mal ». Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi ». Jésus lui répondit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans la paradis » (chap. 23, versets 39 à 43).


ACTE VII – l’agonie (à partir de 12 h)

MARC - « A midi, il y eut des ténèbres sur toute la Terre jusqu’à 3 heures » (chap. 15, verset 33).
Le premier psalmiste : « Mais moi, je suis un ver et non plus un homme, injurié par les gens, rejeté par le peuple. Tous ceux qui me voient me raillent ; ils ricanent et hoche la tête : Tourne-toi vers le Seigneur ! qu’il te libère, qu’il te délivre, puisqu’il t’aime ! » de 7 à 9). « Les passants l’insultait hochant la tête et disant : (ton moqueur) Hé ! Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en 3 jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix. De même, les grands prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux : il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ! Le Messie, le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions ! » (versets 29 à 32).
Les passants (d’un ton moqueur) - « Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit je suis Fils de Dieu ! » (selon Matthieu, chap. 27, verset 43).

Le premier psalmiste - « Comme l’eau je m’écoule ; tous mes membres se disloquent … Ma vigueur est devenue sèche comme un tesson, la langue me colle aux mâchoires » (versets 15 à 16).
JESUS - « J’ai soif » (selon Jean chap. 19, verset 28)
MARC - « Quelqu’un courut, emplit une éponge de vinaigre et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire » (chap. 15, verset 36).


ACTE VIII – la mort de Jésus (vers 15 h)

MARC - « Et à 3 heures, Jésus cria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabactani ? Ce qui signifie en araméen : mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant : Voilà qu’il appelle Elie ! » (chap. 15, versets 34 à 35). « Mais poussant un grand cri, Jésus expira » (verset 37).

Le premier psalmiste - « Ils m’ont percé les mains et les pieds. Je peux compter tous mes os » (versets 18 et 19).
Le second psalmiste - « Il  [le Seigneur] veille sur ses os, pas un seul ne s’est brisé » (je suis le psalmiste du psaume 34, qui fut attribué à David ; ici le verset 21).
JEAN - « Les soldats vinrent donc, ils brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qui avaient été crucifiés avec lui. Arrivés à Jésus, ils constatèrent  qu’il était déjà mort et ne lui brisèrent pas les jambes » (chap. 19, verset 32 à 33).

Le Second ZACHARIE - « Et je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem un esprit de bonne volonté et de supplication. Alors ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont transpercé.  Ils célébreront le deuil pour lui, comme pour le fils unique. Ils le pleureront amèrement comme on pleure un premier-né » (chap. 12, verset 10).
JEAN - « Mais un des soldats, d’un coup de lance, le frappa au côté, et aussitôt il en sorti du sang et de l’eau » (chap. 19, verset 32 et 33).


Et sa mise au tombeau (jusqu’à 18 h)

Le Serviteur souffrant - « On a mis chez les méchants son sépulcre, chez les riches son tombeau » (chap. 53, verset 9).
MATTHIEU - « Le soir venu, arriva un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph » (chap. 27, verset 57).

JOHN SHELBY SPONG - « La dernière tranche de surveillance des vigiles de 3 à 6 h de l’après-midi était arrivée, afin de compléter la période des 24h de surveillance. C’est dans cet intervalle que Marc inséra la mort de Jésus. Le personnage de Joseph d’Arimathée (un membre éminent du conseil) qui demanda à Pilate de pouvoir prendre le corps de Jésus, fut introduit ici pour la première fois dans l’histoire du christianisme. Le tombeau fut alors préparé. Le corps fut enveloppé d’un linceul en lin et placé dans le tombeau. Joseph d’Arimathée roula alors une pierre à l’entrée du tombeau. Tout ce travail fut accompli avant le coucher du soleil. Cela nous amène à 18 heures, un vendredi soir. Le sabbat était arrivé » (p. 119 de mon livre).

 

Ce culte a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Comunione Unitariana Italiana le 2 janvier 2015 (lien).

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:36

Comme il l'avait fait pour le séminaire de formation de Bujumbura en décembre 2012, Jean-Claude Barbier l'a fait aussi pour celui de Kigali, lors du culte du dimanche 22 décembre 2013, à une trentaine de participants. Ce rituel chrétien éclaire notre démocratie interne qui est faite de service aux autres, d'altruisme et non point de recherche de pouvoir, conformément aux nombreux enseignements de notre maître spirituel, le rabbi Yéshoua (Jésus en français). Les photos sont du Burundais Blaise Kevin Ntakarutimana.


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Bien que la grande tradition chrétienne ait tenu à rappeler l'importance de ce geste (pratiqué le Jeudi saint), une bonne partie des Eglises protestantes l'ont jeté par dessus bord alors que chacun sait que la gestion des communautés locales met en jeu des rapports humains qui ne relèvent pas tous de la Charité ! et ceci d'autant plus que ces communautés sont dotées d'autonomie, voire d'indépendance (cas du congrégationalisme). Chez les protestants, seule l'Eglise adventiste du 7ème jour reproduit ce geste lors de ses cultes. Les Eglises unitariennes comme les autres Eglises des réformes protestantes du XVIème siècle ne semblent pas en avoir compris le sens ; on ne peut que le regretter.

 

Le lecteur trouvera une rubrique dans les Etudes unitariennes consacrée au Lavement des pieds dans la tradition chrétienne ( lien).

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 02:43

La flamme du calice est aux couleurs du drapeau du Rwanda

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:13

Prédication de Jean-Claude Barbier, le dimanche 22 décembre 2013 à Kigali, dans le cadre d'un séminaire de formation regroupant 26 Rwandais et 15 Burundais organisé par la Congrégation unitarienne du Rwanda.

La fête de Noël est proche ; elle est imminente ; et les chrétiens vont y célébrer la naissance de leur maître spirituel, Jésus de Nazareth, Jésus le Nazôréen, que les historiens disent être né vers 6 ou 7 avant Jésus-Christ.
Ô bien sûr, contrairement à ce que nous conte Luc l’évangéliste, cette naissance dans un petit village de Galilée à la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ, a bien dû passer inaperçue : pas de bergers accourant avec leur troupeau, ni de mages perses venant d’Orient et quittant précipitamment leurs ziggourats d’où ils auscultaient les signes du ciel.
Mais Jésus étant devenu quelqu’un important à partir des années 28 lorsqu’il commença sa prédication, d’abord en compagnie de Jean-Baptiste, puis seul avec ses disciples, Luc recueilli des légendes louant son destin exceptionnel.

Noël, n’est-elle pas aussi la fête de tout enfant nouveau-né ? Tout enfant n’est-il pas porteur lui aussi d’un destin individuel, susceptible d’apporter à l’Humanité une contribution originale, inédite, étonnante ? Combien de talents cachés aux yeux des autres, enfouis sous des couches de discrétion, d’humilité, de modestie, de timidité, souvent aussi, malheureusement, sous des couches épaisses de pauvreté et de misères. Parfois tout simplement par manque de moyens d’expression ou par manque de confiance en soi …
Ce sont les sciences biologiques qui nous le confirment : chaque enfant est un être nouveau, issu du croisement de l’ADN de ses parents, héritier d’un capital génétique transmis de génération en génération mais présentant une combinaison unique, inédite, originale.
Dés lors, tout nouveau né est un nouvel Adam, un nouveau fils pour Abraham, un nouvel enfant pour Marie, mère de Jésus, un nouvel espoir pour l’Humanité …
Alors soyons attentif à la croissance d’un enfant, à son épanouissement, à ses premiers pas, à ses premiers dires, aux talents qu’il manifeste déjà, à son caractère et à ses dispositions ; aidons-le ; encourageons-le ; écoutons-le. Ne l’enfermons pas dans nos idéologies partisanes, nos appartenances tribales et sectaires ; éduquons-le et conseillons-le, mais laissons-le choisir son propre avenir.

Jésus, notre rabbi, le maître spirituel que nous aimons et que nous suivons, voulait qu’on laissa les jeunes enfants venir à lui, qu’on ne les en empêcha point.
Après la campagne de Galilée qui s’achève par une grande rencontre du côté de Bethsaïde, sur la rive nord-est du lac de Tibériade, en Trachonitide, le territoire administré par le tétrarque Philippe Hérode – réunion où la tradition chrétienne dit que Jésus multiplia les poissons et des pains afin de rassasier la foule assemblée, mais qui se termina par un échec car Jésus refusa de suivre l’espoir de cette foule qui voulait le faire roi au sens davidique du terme - « Il quitta la Galilée et vint dans la région de la Judée au-delà du Jourdain » (Mt 19,1). Marc donne les mêmes informations géographiques (Mc 10, 1). C’est là que la foule s’agglutine de nouveau autour de lui car il a une réputation de guérisseur ; on lui présente alors des petits enfants afin qu’il les touche pour les préserver de tous maux à venir avec en quelque sorte une bénédiction ayant valeur d’une thérapie préventive.

Lectures : Mt 18, 3 et 19, 13-15 ; Mc 10, 13-16 et Lc 18, 15-17

Voici le témoignage de Matthieu : Alors lui furent apportés des petits enfants pour qu’il leur imposât les mains et priât ; les disciples les réprimandèrent. Mais Jésus dit : «Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à de tels qu’est le Royaume des Cieux. En vérité je vous le dis, si vous ne changez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux ». Et, leur ayant imposé les mains, il partit de là.

D’ailleurs la Bonne nouvelle n’est-elle pas réservée aux « tout petits » ? Qu’englobe Jésus dans cette catégorie ? Sans doute ceux que les sociologues d’aujourd’hui appellent les cadets sociaux d’une société par rapport à ceux qui jouissent des positions sociales élevées, comme les « sages » et les « habiles » qu’il cite ? Les petits enfants ne sont pas mentionnés, mais ils ne sont pas loin !
Mt 11, 25 ; Lc 10, 21
Voici encore le témoignage de  Matthieu : En ce temps-là, prenant la parole, Jésus dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché cela aux sages et aux habiles et que tu l’as révélé aux tout petits ».

rwanda_famille_clement_sylvie.jpgComment aimons-nous nos enfants ? non seulement les nôtres, mais aussi ceux des voisins, des autres … ? Notre société moderne nous parle désormais des droits des enfants à recevoir une éducation, à être bien traités, à ne pas être scarifiés, à ne pas être mutilés sexuellement (comme pour les fillettes avec l’excision, et les intactivistes –  lien - y ajoutent la circoncision des jeunes garçons). N’entraînons pas non plus nos enfants dans des idéologies racistes, tribalistes, haineuses, violentes. Car en eux, nous avons notre propre avenir et celui de notre pays et que chacun d’entre eux contient un trésor à découvrir et à révéler …

Cher(e)s Ami(e)s de la Congrégation unitarienne du Rwanda, un nouvel enfant vous est né le 10 juillet de cette année, Jean Erhan Sydney Uwayisaba Manzy. Comme l’enfant Jésus, il porte en lui son propre avenir, son propre destin, sa propre contribution future à son pays, à la communauté religieuse qu’il choisira lui-même, à l’Humanité qui est notre grande famille de l’universel.

 

A la fin de cette prédication Sylvie a pris son bébé dans les bras et, en dansant, pendant que la chorale chantait une action de grâce, elle présenta l'enfant à chaque membre de l'assemblée.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans congrégation unitarienne du Rwanda
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:16

2013_12_22_kigali_sylvie_P1012687.JPGCe séminaire de formation a été en grande partie financé par Jean-Claude Barbier sur son propre budget familial. Nous en publions le budget en premier par devoir de transparence démocratique, ensuite pour montrer qu'avec une bonne organisation soucieuse d'un confort mais excluant tout luxe, on peut arriver à un bon rapport prix/qualité. Cette organisation au juste prix est à l'actif de Clément Uwayisaba, fondateur et président de la Congrégation unitarienne du Rwanda. Le choix d'un guesthouse au quartier Gatsata, de confort correct mais beaucoup moins cher qu'un hôtel, et par ailleurs proche de la gare routière de Nyabugogo qui gère les relations avec le Burundi, a été fort judicieux. Nous y avons passé une bonne semaine avec un groupe d'une quarantaine de personnes assidues aux cours et aux échanges.

l'une des cours intérieures du Guesthouse : pas grande mais suffisante ; et nous avions un salon et sa terrasse à notre disposition.


Change : frws / 911 = euros (variations de 906 à 911)

1 - Frais de transport :
1 000 euros pour le remboursement par l’AUFA du billet d’avion Bordeaux-Kigali AR de Jean-Claude Barbier (sur le prix de 1 080,35)
40 euros frais de visa pour le Rwanda, à la charge de J.-C. Barbier
pour mémoire, aide de l’Eglise unitarienne du Burundi à des participants burundais pour le voyage en bus Bujumbura-Kigali AR
88 euros pour location d’un car pour l’expédition sur le Mont Kigali
55 euros frais d’essence pour les déplacements à Kigali du véhicule privé de Clément Uwayisaba, pris en charge par lui-même
s/total = 1 183 euros

2 – Hébergement :
Pour mémoire, hébergement de Jean-Claude Barbier par Clément Uwayisaba, chez lui
702 euros hébergement pour les participants burundais pour 8 chambres durant 8 jours à raison de 10000 frws par chambre et logement de 2 personnes par chambre. Versement d’une avance de 500 dollars par l’AUFA et de 350 euros par Jean-Claude Barbier.
s/total = 702 euros

3 – Repas :
212 euros pour petit déjeuner des 16 participants burundais prévus à raison de 1 500 frws par petit déjeuner, pris en charge par Jean-Claude Barbier, payé d’avance.
980 euros pour le repas du midi de 36 personnes pour une période de 8 jours à raison de 3 100 frws par repas, pris en charge par Jean-Claude Barbier ; une bouteille d’eau incluse.
435 euros pour le repas du soir de 16 participants burundais prévus pour une période de 8 jours à raison de 3 100 frws par repas, pris en charge par Jean-Claude Barbier
61 euros pour achats de bouteilles d’eau pour les participants burundais à raison de 2 bouteilles, pris en charge par Jean-Claude Barbier.
s/total = 1 688 euros

4 – Documentation :
Pour mémoire, photocopies faites par Clément Uwayisaba
98 euros pour achat de deux lots, l’un pour la communauté du Burundi et l’autre pour celle du Rwanda : la synopse du P. Benoît et M.-E. Boismard ; la traduction œcuménique de la Bible (TOB) ; et le livre de l’historien Christian Petitfils sur Jésus, offerts par Jean-Claude Barbier
s/total = 98 euros

TOTAL =        3 671 euros
dont transport    1 183
hébergement         702
repas                   1 688
documentation          98

nombre de participants effectifs : 15 Burundais + 26 Rwandais = 41 personnes
Prix de la formation par personne : 89,5 euros (soit 81 568 frws).

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