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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 09:11

World-in-Our-Hands.jpgC’est l’intitulé d’une nouvelle rubrique de notre site (lien) en espérant que les chrétiens unitariens pourront concrétiser cet engagement. Association loi 1901, l’AFCU est habilitée en effet à organiser des débats et à les publier, à faire un manifeste et à le proposer à signature, à susciter des rencontres sur ce thème, etc. C’est un espace de concertation et de décision entre chrétiens unitariens de France et pays francophones voisins.

Pour une réflexion plus générale, s'adressant à l’ensemble des croyants et religions, nous proposons la rubrique du site des Etudes unitariennes « La religion écologique » (lien).

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 13:10

Une interpellation de Jean-Claude Lacaze, océanographe biologiste, auteur de « Le christianisme face à la crise écologique mondiale » publié en 2009 à Paris aux éditions L’Harmattan, 168 p. ( lien) *.
* présentation du livre par l'éditeur : La crise écologique mondiale est aujourd'hui trop profonde pour être résolue par de seules solutions scientifiques ou économiques. La reconquête d'une dimension spirituelle semble être le seul contre-pouvoir à notre société techno-économique. Le christianisme, porté par les poussées "mondialisantes", doit poursuivre les transformations commencées depuis Vatican II, surmonter les blocages dogmatiques, se réapproprier le message christique, et développer une vision chrétienne de l'écologie.


Lettre du 23 août 2013 adressée à Jean-Claude Barbier (en sa qualité de secrétaire général de l'AFCU).


Retraité du Muséum d’histoire naturelle, j’ai eu le privilège de connaître Théodore Monod et partager pour une bonne part sa spiritualité. Océanographe biologiste, spécialisé dans le domaine des pollutions marines, je suis comme lui très sensible à la nature et à la protection animale.

Ce qui saute aux yeux, à ce sujet, est que TOUTES les Eglises chrétiennes, l’unitarisme compris, ont oublié la nature ; celle-ci se rappelle à nous avec la crise écologique. Pourtant les questions de Dieu, de l’expérience spirituelle et de l’engagement éthique sont directement liées aujourd’hui à l’écologie, à la cause environnementale. C’est aussi un champ missionnaire immense …

L’unitarisme, à juste raison, revendique le retour au christianisme primitif, à la pure religion de Jésus (avant les ajouts intéressés des Eglises) ; on peut donc, à partir de ce socle, (re)construire autrement le christianisme, un christianisme où la nature (l’écologie) aurait toute sa place. C’est la première étape d’une refondation.

L’homme est aussi la nature nous dit aujourd’hui la science. Une éco-spiritualité s’impose d’urgence. Il me semble que c’est dans cette voie que l’unitarisme (un unitarisme qui s’aperçoit que la nature existe, qui comprend qu’elle doit intégrer nos cultures, bref un unitarisme écologisé, éco-spiritualisé, pro-nature) doit se développer alors que les Eglises traditionnelles empêtrées dans les dogmes et la « traditionnite » sont incapables de se repenser. C’était me semble-t-il l’engagement de Théodore Monod. Sans cet engagement, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) est et restera inaudible.
teilhard_de_chardin_la_messe_sur_le_monde.jpgUne liturgie dictée par les grands mystiques chrétiens pro-nature (François d’Assise et son Cantique des créatures, Teilhard de Chardin et sa Messe sur le monde*, Théodore Monod et ses prêches) peut aller dans ce sens. En ce début du XXIème siècle, l’élargissement de l’altruisme christique à la totalité de notre biosphère devrait être, me semble-t-il, notre guide, un cheminement vers une civilisation de l’empathie.
* texte de lui ( lien), musique de l’organiste François Clément, 1923 (sur Youtube),

 

Pour information :

Du côté de l’unitarisme francophone, voir la rubrique « la défense des animaux » dans les Actualités unitariennes (lien) avec 15 articles à ce jour sur la tauromachie (les jeux taurins peuvent remplacer la corrida !), les espèces à protéger, la protection des élevages face à la réintroduction des loups et des ours, la viande halal et casher et la notion de nourritures « impures », etc. Voir aussi de nombreux numéros de la Correspondance unitarienne (1). Avec la DUR, l’unitarisme allemand est très branché sur l’écologie. Aux Etats-Unis, les unitariens-universalistes ont coopté Darwin (de famille unitarienne, mais lui-même a décrocha de la religion à cause du récit de la Création dans la Genèse qui, à son époque, était lue d’une façon littérale) et, dans leurs « principes » se réfèrent au mystère de la Vie et au respect de l’environnement.
(1) Les bulletins de la Correspondance unitarienne sont mis en ligne sur notre site documentaire de La Besace des unitariens (lien) et sur le site de Profils de libertés pour les bulletins antérieurs au n° 72 (lien) ; pour un accès direct aux sommaires (lien), lesquels indiquent pour chaque article le lieu où il a été publié.
n° 129, juillet 2013, Baruch Spinoza (1632-1677), dont l’article de Jean-Claude Barbier : « La fin du tout pour l’Homme » ; et le libre propos d’Eric Agier « La communion cosmique ».
n° 127, mai 2013, « Charles-Henri Matile : un homme de la terre », par Jean-Claude Barbier ; « Les vertus de la vie paysanne » reproduction d’une texte de Marcel Légaut
n° 120, octobre 2012, « Théodore Monod, unitarien jusqu’où ? », par Jean-Claude Barbier (avec une notice bibliographique)
n° 118, août 2012, « Croyances : quelles croyances ? », par Jean-Claude Barbier (la compatibilité avec les connaissances scientifiques)
n° 112, février 2012, « Une religion laïque est-elle possible ? », par Jean-Pierre Babin ; « Terre-Mère : une religion pour écologistes » (libre propos sur Facebook).
n° 114, avril 2012, « Faut-il abandonner la main de Dieu ? », par Jean-Claude Barbier (critique de la théologie providentialiste)
n° 109, novembre 2011, « L’unitarisme américain est-il un romantisme ? » par Richard Brodesky
n° 105, juillet 2010, « Aimer à en perdre la raison : ma relation avec l’argile », par Richard Brodesky
n° 93, juillet 2009, « La jubilation sensorielle dans l’amour de Dieu », par Eric Agier
n° 58, août 2006, « Albert Schweitzer et Théodore Monod : la compassion chrétienne vis-à-vis des animaux », par Jean Nakos
n° 22, août 2003, « Quel langage pour l’unitarisme ? » un débat ouvert par le révérend William G. Sinkford en sa qualité de président de l’Unitarian Universalist Association (UUA) of Congregations (Etats-Unis) ? Un langage de révérence pour parler du religieux, de la vie.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 12:45

gandhi_international.JPGUn message d'Ekta Parishad transmis par la section française du mouvement Gandhi International : en 2012, et particulièrement en octobre de cette année, une grande mobilisation internationale pour un développement écologique et solidaire


L'accaparement des ressources naturelles (la terre, l'eau, les semences, les forêts) par des investisseurs privés partout dans le monde menace les populations autochtones, privées de leurs moyens de vie et de subsistance. Par ailleurs, l'afflux sur les marchés du Sud de denrées agricoles produites dans les pays du Nord de manière intensive avec d'énormes moyens mécaniques et massivement subventionnées ruine l'agriculture vivrière respectueuse de l’homme et l’environnement et déstructure les économies locales.


En Inde, la marche non-violente Jan Satyagraha, qui sera organisée en 2012 par le mouvement indien Ekta Parishad, rassemblera 100 000 exclus, paysans sans terre, tribaux, Intouchables qui demandent simplement la possibilité de cultiver une parcelle de terre ou le droit de vivre dans leur forêt. Cette marche constituera un événement historique, la plus grande et la plus longue action nonviolente pour le droit à la terre jamais organisée. La reconnaissance du droit à la terre, le besoin urgent de remettre en question les paradigmes actuels de développement et l'élaboration d'une “économie non-violente” sont au coeur de la lutte contre la pauvreté en Inde. Ces problématiques sont aussi représentatives d'une réalité mondiale. Ekta Parishad et son leader Rajagopal P.V. forment actuellement 6 000 jeunes pour appeler à la mobilisation dans les villages de l’Inde et pour encadrer les marches. Celles-ci commenceront en octobre 2011 au sud de l’Inde et convergeront de Gwalior à Delhi en septembre-octobre 2012.

Contact : Altaï de St Albin, Ekta Parishad Bhopal, adresse électronique (lien


La mobilisation internationale organisée à cette occasion en 2012 portera sur le droit d'accès despeuples autochtones aux ressources naturelles (terre, eau, semences, forêt, etc.) et sur le droit à la souveraineté alimentaire. Elle sera une action déterminée pour le respect des droits humains, pour un autre système économique, pour un développement écologique et pour un nouveau mode de gouvernance de notre planète.


- En janvier 2012 : Europe : Rencontre « Un autre Davos »

- De mars à octobre : actions multiples au Népal, au Kenya, en Indonésie, au Brésil, en Colombie, aux Philippines, en Thaïlande, etc.

- En septembre et octobre 2012 : marches en Inde et en Europe

 

En France, une marche Le Croisic - Paris, via St Nazaire, Nantes, Angers, Le Mans, Versailles, arrivera sur le parvis du Trocadéro le 17 octobre 2012. Le 17 octobre 1987, 25 ans plus tôt, était inaugurée sur ce parvis, en présence de 100 000 personnes, une dalle qui proclame "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré" ( lien)

Contact : Gilles Changeon, tél. 06 86 21 32 81, adresse électronique (lien


À l’initiative de la société de commerce équitable Alter Eco,


- En novembre 2011 (date exacte à définir), à Paris, une rencontre aura lieu autour de producteurs

français et des pays du Sud sur le thème « Quelles missions et problématiques des producteurs dans

le monde ? »

- En octobre 2012, des producteurs français de Charente Maritime marcheront en Inde avec des

producteurs indiens de riz basmati de la région du Kaddar, afin de montrer que les paysans pratiquant

un modèle de polyculture écologique rencontrent des problématiques similaires en différents endroits

du monde. Le documentaire qui sera réalisé à cette occasion sera présenté lors d’une conférence,

l’ensemble des actions étant relayé sur un site Internet dont la clé d’entrée sera l’économie nonviolente.

Partenaires des deux événements (liste non exhaustive et en cours de confirmation) : Gandhi International, Ekta Parishad, Fondation Frances Libertés, Club de Budapest, Clarins, Crédit Coopératif, ESCP Europe

(Ecole Supérieure de Commerce de Paris), Terra Eco, Nova, Mairie de Paris

Contact : Laurent Muratet, Alter Eco, laurent@altereco.com, tél. 01 47 42 23 53

Des actions à Montpellier-Toulouse-Carcassonne, sont également en projet.

Des repas solidaires simultanés dans plusieurs pays seront également organisés par l’association

The Meal en septembre 2012 (date exacte à l’étude), suite à un contact avec Rajagopal, fondateur

d’Ekta Parishad.


L’ambition est de soutenir les paysans d’ici et d'ailleurs, de plaider en faveur de l’autonomie alimentaire et du droit d’accès des populations autochtones aux ressources naturelles. Lieux inscrits à ce jour : Angers (France), Douala (Cameroun), Frères/Commune de Pétion-Ville (Haïti), Gaya (Bihar,Inde), Genève (Suisse), Jaisalmer (Rajasthan, Inde ). L’un des points forts est de relier simultanément les divers évènements par vidéo-conférences sur Internet ainsi que par une chaîne de télévision partenaire, avec l’objectif de souligner le caractère planétaire de l’enjeu de ce rendez-vous créatif. Contact : Michel Baumann, The Meal - 5a route de Sauverny - CH-1290 Versoix, Tél: +41 (0)79 459 18 02 www.the-meal.net - info@the-meal.net


La rencontre du 10 au 13 juin 2011 à St Antoine-l’Abbaye (Isère) organisée par Gandhi International et Ekta Europe sera principalement un temps de réflexion sur l’économie (« Entre satisfaction des besoins et avidité du toujours plus, une économie non-violente est-elle possible ? »), mais aussi, le dernier jour, un temps d’échange sur les projets de chaque organisation en 2011-2012. Puis, Les journées du 14 juin et du 15 juin 2011 matin, toujours à St Antoine-l’Abbaye, permettront à Gandhii International, Ekta Europe, The Meal, Alter Eco, Karma Ling et aux organisations qui le souhaitent de se concerter pour préparer les actions de 2011-2012. Contact : Christophe Grigri, gandhiji2012@gmail.com, +33 (0)4 86 31 69 17

 

Une conférence internationale sur “Le droit à la terre et aux ressources naturelles” aura lieu les 12 et 13 septembre 2011 au Centre International de Conférences de Genève (Suisse). Cette conférence est organisée par le réseau Ekta Europe et Ekta Parishad Inde et rassemblera, autour de Rajagopal P.V., une centaine de participants des mouvements sociaux sur le droit à la terre, des associations de solidarité internationale, des chercheurs, des économistes, des représentants gouvernementaux, des institutions internationales, des parlementaires et des journalistes. Les deux thèmes de la conférence seront le droit aux ressources naturelles pour un développement durable et la « Marche pour la justice – Jan Satyagraha 2012 ». Contact : Marie Bohner, + 33 (0)6 08 37 64 49 marie@organisehumanevents.com


Plusieurs sites Internet présentent cette mobilisation internationale : Ekta Parishad, Ekta Europe, Gandhi International, Jan Ouest, Ekta Genève, Ekta Canada, Ecobase 21, ABC Editions, etc. Vous pouvez consulter et signer en ligne la déclaration de solidarité avec la marche indienne sur le site www.gandhi2012.org , y consulter la liste des organisations et personnalités signataires.


Une série d'actions possibles vous est également proposée sur ce site : parrainage financier d'un

marcheur, lettre au 1er Ministre de l’Inde, empreintes de pieds sur des draps en solidarité avec les

marcheurs, contacts médiatiques et politiques, aide matérielle, etc.


Informez-nous de vos projets d’action en France et en Europe (type d’action, dates, lieux, téléphone et adresse courriel de la personne à contacter) : nous en ferons état sur notre site Internet et ceux de nos partenaires.

En français : Etienne Godinot, etienne.godinot@wanadoo.fr

En espagnol et en anglais : Christophe Grigri, gandhiji2012@gmail.com

 

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) soutient ces mobilisations et vous invite à y participer.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:09

"Une marche de 100 000 exclus pour la vie", tribune parue dans le quotidien La Croix du jeudi 23 décembre 2010, par Étienne Godinot, membre du Mouvement pour une alternative non-violente

La question de l’alimentation est une des plus graves qui se posent aujourd’hui à l’humanité. Olivier de Schutter et Pierre Rabhi   tirent la sonnette d’alarme : sols détruits par l’érosion, pratiques agronomiques préjudiciables à la vitalité biologique, eau polluée et insalubre, 60 % du patrimoine semencier constitué par l’humanité depuis 10 000 ans déjà perdus au profit des hybrides et des OGM, affectation des sols après déforestation à la production d’agrocarburants, disparition des insectes pollinisateurs, etc. En 60 ans, l’efficacité énergétique de l’agriculture industrielle a été divisée par deux. L’agriculture moderne (carburant des engins agricoles, engrais, transports) repose totalement sur le pétrole, ressource en voie d’épuisement. Sauf réaction rapide, la crise financière actuelle sera bientôt perçue comme une plaisanterie, comparée à la crise alimentaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

L’agriculture biologique, intensive en main d’œuvre, l’est aussi en connaissances : elle repose sur les échanges entre paysans, elle les érige en experts. Elle a sa source dans ces lieux d’expérimentation que sont les champs, les serres, potagers, les vergers. Elle peut renforcer la capacité des paysans les plus marginaux à se nourrir. Elle garantit mieux la sécurité alimentaire à long terme. Elle renforce la place de paysans dans le système de la production agricole dont ils sont si souvent devenus des agents d’exécution.

La moitié des habitants de la planète sont agriculteurs dont les trois quarts travaillent encore uniquement à la main. Leur permettre de vivre dignement de leur travail est un enjeu majeur, pour que la violence ne soit pas la seule alternative de millions de pauvres, affamés, spoliés, corvéables et exilés vers les bidonvilles des grandes métropoles.

Beaucoup d’organisations travaillent à améliorer les pratiques culturales respectueuses de l’environnement, à préserver et développer la biodiversité, à mettre en place des moyens d’irrigation sobres en eau, de stockage et des circuits de distribution. Mais l’alimentation n’est pas qu’un problème technique, elle est aussi un problème politique.

Jusqu’à 30 millions d’hectares de surfaces cultivées, l’équivalent de l’Italie, sont perdus chaque année, 10 millions du fait de la dégradation de l’environnement, 20 millions du fait de l’urbanisation. Les conséquences sont dramatiques pour des centaines de millions d’agriculteurs, de pêcheurs et de membres des populations indigènes. La terre, l’eau, les semences, les forêts, les minerais - biens communs de l’humanité - sont accaparés par les investisseurs avec l’assentiment des États ou dans leur impuissance. Chaque année, des investisseurs acquièrent plus de 40 millions d’hectares de terres arables. Partout sur la planète, exploitations minières ou forestières, grands barrages, zones touristiques, monocultures hyper-intensives d’exportation à base d’OGM ou production d’agrocarburants remplacent les cultures vivrières.

Parallèlement, l’afflux sur les marchés du Sud de denrées alimentaires produites dans les pays riches avec d’énormes moyens mécaniques et massivement subventionnées génère une concurrence déloyale qui ruine les paysanneries locales.

Organisée en Inde en 2012 par le mouvement gandhien Ekta Parishad, la marche Jan Satyagraha   sera une action forte et emblématique. Dans sa dernière étape en octobre 2012, elle rassemblera 100 000 pauvres, sans terre, tribaux et Intouchables qui vont marcher pendant trente jours pour faire valoir leurs droits aux ressources vitales et à une vie dans la dignité.

Cette marche sera une opportunité historique de mettre en lumière les questions fondamentales de justice sur notre planète : partage des richesses, accès aux ressources naturelles, souveraineté alimentaire, place des plus démunis dans nos sociétés, rôle des femmes, mais aussi démocratie participative, responsabilités des sociétés multinationales et du système financier, choix d’un modèle de vie et de développement.

En 2012, des actions non-violentes (marches, sit-in, chaînes humaines, moments de silence, etc.) seront organisées sur plusieurs continents en lien avec la marche indienne, particulièrement entre le 2 octobre, journée internationale de la non-violence, et le 17 octobre, journée internationale de refus de la misère.

Les deux revendications présentées aux instances internationales (OMC, Union européenne, ONU, G 20, Banque mondiale, OCDE) seront :
- le droit d’accès des populations locales aux ressources naturelles (terre, eau, semences, forêts), ce qui implique le respect des législations existantes et leur renforcement par des mécanismes de régulation et de contrôle,
- la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire comme supérieur aux droits du commerce.

Comme disait Winston Churchill, « mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ».

 

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) soutient ce programme.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:43

"La situation tragique des paysans de l’Inde … et nous",  conférence de Rajagopal et Olivier De Schutter à Louvain-la-Neuve le 2 juillet 2010.   Ce qui suit n’est pas un compte-rendu exhaustif, mais seulement quelques éléments qui m’ont frappé. Les constats de ces deux personnalités remarquables devraient être largement diffusés.  Philippe de Briey (Belgique), le 6 juillet.

 

- O. De Schutter : Chaque jour, des milliers de paysans sont expropriés de leur terre, donc de leur moyen de subsistance. De plus, en quelques années, la surface de terre disponible par famille est passée de 2,4 ha à 1 ha. Plusieurs causes à cela, et notamment :

 

- Des multinationales font main basse, avec l’appui du gouvernement central, sur d’immenses territoires. Soit pour produire des agro-carburants, ou des cultures d’exportation pour nourrir les animaux chez nous, ou pour établir des parcs touristiques ou industriels. Les mêmes phénomènes ont lieu dans les autres parties du monde.

 

- Rajagopal : privés de terre, les petits paysans vont se perdre dans les bidonvilles ou bien se suicident, accablés de dettes injustes [notamment à cause des semences transgéniques qui nécessitent d'acheter des intrants] (en Inde, chaque jour, plusieurs dizaines de paysans se suicident !

 

- Que faire ? Former les jeunes pour qu’ils comprennent qu’ils ont les capacités de changer les choses sans utiliser la violence. Rajagopal a créé un grand mouvement social, « Ekta Parishad », qui organise, entre autres, de grandes marches vers les lieux du pouvoir. (local, régional, national). En octobre 2007, 25.000 personnes ont marché jusqu’à Delhi.

 

- O. De Schutter : il y a un grand préjugé qui est à l’origine de la situation mondiale actuelle des petits paysans : on a fait croire que la petite exploitation familiale n’est pas rationnelle, parce que les grandes exploitations qui permettent des économies « d’échelle », sont plus rentables et permettent de vendre à prix plus bas. Or, ceci est faux, car l'agriculture intensive produit plus par travailleur, mais l'agriculture paysanne produit bien davantage par hectare si on aide les petits paysans à cultiver de manière créative (par exemple en combinant les cultures) et à s’unir pour la vente. Et au point de vue de l’environnement, les grandes monocultures épuisent les sols et utilisent beaucoup d’intrants issus du pétrole. Sans parler des déforestations qu’elles causent.

 

- La question est de savoir si on veut continuer à expulser des milliers de familles tous les jours et à leur ôter leurs moyens de vivre au profit des multinationales. En fait, chaque pays est dans une course à la croissance, à la compétitivité, contre ses voisins et réciproquement. On ne voit plus que la rentabilité maximale des grandes entreprises qui mènent en sous-main la politique des gouvernements. On crée quelques mesures pour l’emploi ou pour l’aide aux pauvres, mais en même temps on crée la pauvreté du plus grand nombre au profit de l’enrichissement sans limites d’une minorité.

 

- Parmi les choses à faire, il y a les actions politiques ici aussi contre ce système et ses complices. Rajagopal recommande trois choses : Résister, boycotter, promouvoir les alternatives.

 

- Parmi ces dernières, on a rappelé dans le débat que notre consommation excessive de viande est une cause directe de cette industrie agro-alimentaire qui consacre des surfaces énormes pour les aliments destinés aux élevages industriels. C’est en outre une cause de notre mauvais état de santé. (graisses, hormones, antibiotiques etc). Voilà donc quelque chose que chacun peut faire, mais aussi promouvoir (ce qui se fait trop peu, car il y a une forte résistance de certains milieux « agricoles » (ou surtout agro-industriels). Sait-on que 80% des terres, en Wallonie, servent à l’alimentation des animaux ?

 

Les personnes qui souhaitent continuer à être informées sur les activités du mouvement Ekta Parishad peuvent le demander à Jacques Vellut (en Belgique, lien) et à Etienne Godinot (en France, lien). L'AFCU soutient ce mouvement.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 18:11

Des marches pour la justice en 2012


En ce XXIème siècle, plus d’un milliard d’individus n’ont pas l’eau potable à domicile, un être humain meurt des conséquences de la malnutrition toutes les 4 secondes.


La moitié des habitants de notre monde sont agriculteurs, les 3/4 d’entre eux travaillent encore uniquement à la main. Assurer à ces paysans les conditions requises pour qu’ils puissent vivre de leur travail est l’un des enjeux majeurs d’un développement durable. Un partage équitable des richesses, une agriculture respectueuse de l’environnement, une économie relocalisée, des villes vivables, cela est un défi planétaire pour que la violence ne soit pas la seule alternative de millions de pauvres, affamés, spoliés, déplacés et n’ayant plus rien à perdre.


Or, de plus en plus, la terre, l’eau, les semences, les forêts, les minerais - qui sont des biens communs - sont accaparés par les sociétés privées et les investisseurs avec l’assentiment des États, et souvent de la Banque mondiale.  Les populations en situation d’exclusion, partout dans le monde, ne doivent pas être seulement assistées, mais elles doivent disposer des ressources indispensables à la vie, au travail, à l’initiative.

Une marche non-violente, appelée Jansatyagraha, ou « action non-violente du peuple pour la justice » sera organisée par le mouvement indien Ekta Parishad d’octobre 2011à octobre 2012, et rassemblera 100.000 pauvres, sans terre, tribaux, Intouchables.  Cette marche apparaît à beaucoup comme une opportunité historique, car elle est en rapport avec des problèmes vitaux à l’échelle mondiale : accès aux ressources naturelles, souveraineté alimentaire, sort des plus démunis dans nos sociétés, rôle des femmes, mais aussi démocratie participative, rôle des multinationales, du système économique international, modèle de développement compatible avec la survie de l’humanité.

C’est pourquoi nous invitons les citoyens et  la société civile à soutenir cette marche, à protester contre l’accaparement des ressources naturelles et à entrer dans une résistance non-violente, mais déterminée, notamment en remettant en cause le modèle occidental de consommation et de croissance.


Nous appelons à des actions non-violentes simultanées et concertées (marches, sit-in, chaînes humaines, heures de silence, manifestations sportives, etc.) sur plusieurs continents en 2012 en lien avec la marche indienne, et particulièrement entre le 2 octobre (journée internationale de la non-violence) et le 17 octobre (journée internationale de lutte contre la misère).


Des actions sont en cours de préparation, notamment en France. Pour plus d’information, voir les sites :    

Gandhi International (lien), Ekta Parishad (lien ), Servicio Paz y Justicia (lien ), South Asia Peace Alliance (lien), Frères des Hommes (lien), Université Terre du Ciel (lien).

 

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU soutient ces manifestations.


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