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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:13

Dans le cas du Burundi, on a pu observer une première génération de fidèles composée d’élèves et d’étudiants attirés par simple curiosité vis-à-vis d’une nouvelle Eglise, ou encore parce que celle-ci présente une liturgie simple (de style protestant avec pasteur, sermon et cantiques chantés à l’unisson) et qu’il n’y a pas les excès oraux et gestuels que l’on peut constater dans les Eglises évangéliques de réveil ; disons une Eglise où les prêches et les usages sont de l’ordre du raisonnable à l'exemple de ce qui peut se passer dans les établissements scolaires.


Cette première génération fut instable car composée de jeunes en devenir, changeant de domicile pour suivre leurs études ou partir à la quête d’un premier emploi. Avec l’apparition de jeunes couples, nous assistons à une première consolidation. Encore plus, si ces jeunes couples font leur mariage religieux au sein de la communauté ( lien).


Lors du séminaire de formation que nous avons animé du 23 au 30 décembre 2012, c’est avec plaisir que nous avons constaté la participation en couple de plusieurs membres de cette Eglise.

 

burundi_eglise_unitarienne_couples_P1012251.JPGburundi_eglise_unitarienne_couples_P1012252.JPGburundi_eglise_unitarienne_couples_P1012253.JPGburundi_eglise_unitarienne_couples_P1012254.JPG

en haut et de gauche à droite, Urbain Rwuhiriro et sa femme Leila Ancile Nikuze (catholique), Blaise Kevin Ntakarutimana et Gisèle Marlène Akimanaa ; en bas, Fabrice Bukebuke et Winnie Marie Ingabire, Jean-de-Dieu Nasasagare et Françoise Gahimbare. Mme Donavine Ngendakumana (voir sa photo, lien) participa également à ce séminaire de formation, mais son mari, fonctionnaire, était alors engagé en Somalie. Photos, Jean-Claude Barbier (décembre 2012).

 

Viendra ensuite la génération des jeunes parents avec des enfants à présenter « au temple » (selon la tradition judéo-chrétienne) ou encore à baptiser (selon la tradition de l’Eglise unitarienne de Transylvanie), à moins que certains puissent attendre que l’enfant ne soit suffisamment grand pour décider de lui-même (ce que préconise l’Eglise unitarienne francophone,  lien), mais le contexte social et culturel rend cette dernière éventualité plus difficile.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:34

mariage_blaise_mairie.jpg

 

Après le mariage civil à la Mairie, le samedi 22 décembre 2012, Blaise Kevin Ntakarutimana et Gisèle Marlène Akimanaa se sont mariées le même jour religieusement à l’église unitarienne du Burundi, dans la commune de Kanyosha de l’agglomération de Bujumbura. Ils ont reçu la bénédiction nuptiale de la part du révérend Fulgence Ndagijimana.

mariage_blaise_eglise.jpgmariage_blaise-gisele-eglise_serment.jpg

mariage blaise sortie eglise


Une semaine plus tard, ils ont reçu en soirée à leur domicile une délégation de l’Eglise composée de membres rwandais et burundais du séminaire de formation qui eut lieu du 23 au 30 décembre, du pasteur Fulgence Ndagijimana, ainsi que Jean-Claude Barbier et sa femme Virginie Kéwa Barbier. Sur la photo, le président par intérim Ambroise Niyongabo (en l’absence du président Cassius Shirambere parti aux Etats-Unis sur une invitation), à droite de la photo, remet un cadeau aux nouveaux époux de la part de l’Eglise.

burundi_chez_blaise_et_gisele_samedi_29_decembre_2012_P1012.JPG burundi_chez_blaise_et_gisele_29_decembre_2012_P1012156.JPGburundi_chez_blaise_et_gisele_samedi_29_decembre_2-copie-1.JPG

En bas, à gauche, Mme Virginie Kéwa Barbier en compagnie de Mme Donavine Ngendakumana (avec un survêtement bleu sur les genoux).

 

Jeune Eglise, c’est la première fois que l’Eglise unitarienne du Burundi organise un mariage.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 07:14

Dans la foulée de l’inauguration de l’église unitarienne du Burundi, le 21 août 2011, et mettant à profit les présences d’Alain Patrice Yembé de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC) (Brazzaville) et de Clément Uwayisaba, du groupe unitarien du Rwanda voisin, une Association unitarienne francophone africaine (AUFA) avait été lancée, sans plus d'explicitation, à l’initiative du révérend Fulgence Ndagijimana, qui avait été ordonné pasteur le jour même.


Cette association régionale a tenu une première et importante rencontre un an après, à Kirundo, une petite ville au Nord du Burundi, non loin de la frontière du Rwanda. Le choix de ce lieu voulait faciliter la venue de plus de Rwandais possible ; malheureusement le responsable du groupe unitarien du Rwanda, Clément Uwayisaba n’a pas pu venir car ne pouvant se libérer de son travail durant la semaine. Ce fut Jean-Paul Nsanzabera qui seul put venir du Rwanda. Il rendit compte de la rencontre en publiant de nombreuses photos dans son album sur sa page Facebook (en son nom d’éditeur du site Rwandastar.net, Nsanzabera Sean Anixon), album intitulé Unitarian meeting in Burundi, avec pas moins de 218 photos ( lien), dont nous reproduisons ici trois d’entre elles.


kirundo_rencontre_AUFA_aout_2012.jpgde gauche à droite : Jean-Paul, Kathleen, Cassius, Jill, Michael et Fulgence


Finalement, purent participer à cette rencontre, du côté de l’AUFA, le révérend Fulgence Ndagjimana et Cassius Shirambere, président de l’Eglise unitarienne du Burundi (pour le Burundi) et Jean-Paul Nsanzabera (pour le Rwanda), et du côté des représentants de congrégations unitariennes se portant donatrices pour soutenir les projets de la jeune association, les révérendes Jill MacAllister de l’Eglise unitarienne-universaliste de Kalamazoo « People’s Church » (dans l’Etat du Michigan aux Etats-Unis) et Kathleen A. Green de la Société unitarienne-universaliste de Ridgewood (dans l’Etat du New-Jersey), et le révérend Michael Leuchtenberger de l’Eglise unitarienne-universaliste de Concord (dans le New Hampshire).


kirundo_AUFA_aout_2012_seance_de_travail.jpgCette rencontre de Kirundo, nonobstant les absents côté Africains, fut fondatrice de l’AUFA dans la mesure où elle permit un accord sur la façon de travailler entre, d'une part, les petites communautés unitariennes d’Afrique noire, francophones en l’occurrence, et, d'autre part, les congrégations américaines et européennes qui souhaitent aider à leur émergence.

 

sur la photo : Cassius et Fulgence au fond, Jill derrière la table et Kathleen au premier plan.

 

Constatant que le modèle du partenariat entre les congrégations américaines d’une part et d’autre part les communautés en Transylvanie ou encore en pays kashi (Inde orientale) n’était malheureusement pas applicable à l’Afrique noire car les communautés naissantes n’y sont pas encore suffisamment consistantes, stabilisées, organisées sur le plan financier et comptable, ce qui risque de décourager les aides extérieures, la réunion de Kirundo a préconisé l’idée que l’AUFA devait suppléer à cela en devenant elle même gestionnaire des programmes d’aide au service des communautés nationales membres de cette association. A sa charge de mobiliser les communautés existantes, d’encourager leur émergence, de préparer des budgets planifiés sur deux ans avec des priorités nettement affichées, etc. En face, les donateurs s’organisent eux aussi, se coordonnent sous la direction de la révérende Jill MacAllister, font appel à cotisation auprès des membres de leur propre congrégation, essaient de trouver des mécènes, utilisent les capacités techniques et humaines dont ils disposent, etc.

 

kirundo_AUFA_aout_2012_lac.jpg

moment de détente sur la rivière ; de gauche à droite :

Michaël, Cassius, Jill, Kathlen, Jean-Paul et Fulgence

 

Un tel modèle est généralisable à d’autres régions. Nous savons par exemple que les congrégations américaines qui veulent aider les communautés locales au Kenya souhaitent elles aussi que le Kenyan Unitarian Universalist Council (KUUC), l’instante nationale qui représente le Kenya auprès de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) ajoute lui aussi un rôle de centralisation et de responsabilité comptable au regard des aides extérieures. Eric Cheryll, directeur du bureau international de l’Unitarian Universalist Association (UUA), vient d’ailleurs d’accomplir une mission à Nairobi en ce sens, le 11 novembre 2012, mission dont nous avons rendu compte dans les Actualités unitariennes ( lien). Précisons aussi que ce nouveau mode de fonctionnement est fortement encouragé par l’actuel bureau exécutif de l’ICUU dont font partie la révérende Jill MacAllister (en tant que responsable des programmes) et le révérend Fulgence Ndagijimana.

 

Par contre, les Eglises unitariennes aux Philippines, invitées en février 2012 lors de la rencontre internationale de l’ICUU a adopté ce mode de fonctionnement, ont décliné l’offre préférant laisser à chaque communauté locale le soin de gérer ses propres relations sociales. C’est dire combien la mise en place d’un tel système n’est pas gagné d’avance et exige une convergence des efforts des uns et des autres.


D’une façon concrète, les communautés locales francophones (pour l’instant au Burundi, Rwanda, Togo, Congo Brazzaville, et Congo Kinshasa) sont invités à faire parvenir au révérend Fulgence Ndagijimana, en sa qualité de président de l’AUFA ( lien) les dossiers de candidature à l’ICUU, les besoins en soutien financier, en formation de leurs membres, le suivi des candidats au ministère pastoral, etc.


Du côté des donateurs, cette coordination porte déjà ses fruits puisque plusieurs congrégations, en plus de celles représentées à Kirundo, se sont dites parties prenantes :

se sont ainsi engagées avec leur congrégation Helen Boxwill (UU Fellowship d’Huntington, dans l’Etat de New-York), Christina Sillari (First Parish Unitarian Church de Portland, dans le Maine), une seconde congrégation dans le même Etat, celle de l’Allen Avenue qui est une UU congrégation également à Portland, enfin, avec Tina Geels, une Eglise néerlandaise à Bilthoven au Pays-Bas, au nord-est d’Ultrecht (une congrégation faisant partie de la Nederlandse protestanten Bond  NPB, laquelle Union fut reconnue comme membre de l’ICUU à la rencontre aux Philippines en février 2012,  lien).

 

ou encore intéressées (comme par exemple les révérends Diane Roller, pasteur de l’Eglise unitarienne de Montréal au Québec, Ray Drennan, ancien pasteur de la même Eglise, et Maria Pap, ministre du culte de l’Eglise unitarienne de Transylvanie et par ailleurs titulaire de la chaire de l’Eglise unitarienne francophone,  lien

 

Une prochaine rencontre de l’AUFA et des donateurs est prévue la dernière semaine du mois de mars 2013 au siège de l’Eglise unitarienne du Burundi.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:41

L'église unitarienne du Burundi se trouve au quartier Musama dans la commune de Kanyosha dans la banlieue Sud de l'agglomération de Bujumbura. Pour y arriver, vous pouvez  emprunter la RN3 qui sort direction sud de Bujumbura (4) pour aller à Rumonge puis en Tanzanie en longeant la rive est du lac Tanganyka (5). La RN3 est appelée en milieu urbain le boulevard Mwezigisabo (c'est sous ce nom que la RN3 traverse sucessivement la commune de Musaga puis celle de Kanyosha) ; elle est goudronnée de part en part.

 

En venant du centre de Bujumbura, vous traversez d'abord la rivière Muha, puis celle de Kanyosha. Cette dernière rivière sépare les communes de Musaga et de Kanyosha (lesquelles ne formaient auparavant qu'une seule entité).

 

Une route directe part de la RN3 vers l'église unitarienne du Burundi, mais elle est actuellement difficilement praticable et nous conseillons de passer par la route goudronnée qui passe devant le Petit séminaire de Kanyosha (dans la commune de Musaga) (1), juste au nord de la rivière Kanyosha, afin de prendre un pont plus en amont (3). Une pancarte indique "salle des Fêtes La Fontaine", laquelle est dans l'enclos du Petit séminaire. La route, qui devient un peu sinueuse après le Petit séminaire, correspond au boulevard Mutaga III, un roi du Burundi. 

 

Kanyosha_schema_cartographiqueP1012277.JPG

 

Par un repérage de terrain en décembre 2012 et en nous aidant de Google Map, nous avons établi un schéma cartographique qui devra être vérifier ultérieurement, notamment en nous aidant de photographies aériennes plus récentes. C'est donc à titre tout à fait provisoire que nous le présentons ici. La carte est orienté le haut vers le Nord.

 

En ligne jaune, dans la partie gauche de la carte, la RN3 ici dénommée Boulevard Mwenzigisabo (de 4 à 5). Juste avant d'arriver à la rivière Kanyosha (2), en venant du nord, du centre de Bujumbura, prendre la route goudronnée qui longe le long mur en briques du Petit séminaire de Kanyosha (1). En tournant à droite (vers le sud), elle mène à un second pont plus en amont (3).

 

On entre alors dans la commune de Kanyosha par le quartier Busoro, là où habite le révérend Fulgence Ndagijimana (6), pasteur de l'Eglise unitarienne du Burundi. Peu après le pont, le goudron cesse ; la voie est large, avec un caniveau central, mais en terre et donc pleine de trous dûs aux pluies ; c'est la 12ème avenue (12) . Elle tourne peu après le pont.

 

Pour aller chez le pasteur prendre la première rue à gauche montante vers l'est, vers les collines. A l'angle (9), un modeste atelier de couture. Tourner à la 4ème route à gauche et la maison se trouve sur la droite, juste en face d'une maison en brique et en contre-bas, en cours de construction. En continuant la route qui monte, sur à peine 10 m, on débouche sur la route qui longe les collines (11) et, à l'intersection, un important pylône électrique à deux piliers (7).

 

Tout près de chez le pasteur, une importante école publique (10) qui va bénéficier prochainement du creusement d'un puit de 60 à 70 mètres de profondeur afin d'alimenter la population scolaire de plus de 1200 enfants. Ce puit sera foré par un donateur américain qui a été mobilisé par l'Eglise unitarienne du Burundi dans le cadre de ses activités sociales. Un peu plus loin, en (8), l'aire de dépôt des cailloux et des sables retirés de la rivière Kanyosha où vont des camions.

 

Pour aller à l'église, à partir du pont (3), laisser la route vers l'est qui mène chez le pasteur, et continuer sur la 12ème avenue (12), large voie en terre avec un caniveau central. On laisse à gauche une simple rue montante vers les collines avec une pancarte indiquant vers l' "Ecole des anges gardiens" (13) !, puis on croise une autre voie large avec un caniveau central. Ensuite, sur la droite, vers l'ouest, on longe successivement l' "Ecole des anges gardiens" (14) (sans doute la même école que précédemment mais localisée en deux parties), une église, l'Evangelical Restoration Church (ERC de Kanyosha) "Bible Communication Center" (15), puis le bar Vyisi avec un grand mur d'enceinte qui fait l'angle et qui est peint en blanc avec la marque de bière Amstel (16).

 

Autre intersection d'une grande voie avec un caniveau central, menant à la RN3. Prendre cette voie à droite (mais dans sa voie sud) vers la RN3 et tourner immédiatement à gauche (vers le sud) pour arriver à l'église (17).

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 10:12

L'église unitarienne du Burundi est localisée dans la partie septentrionale de la commune de Kanyosha, au sud de Bujumbura, la capitale du Burundi. Successivement, nous avons la Mairie de Bujumbura, puis plus au sud, le long de la RN3 qui va vers Rumonge en longeant la rive est du lac Tanganyka, la commune de Musaga (attention ! elle est appelée à tort "la commune de Kanyosha" sur Google Map), puis celle de Kanyosha qui commence après la traversée de la rivière du même nom, toujours en direction du Sud.

burundi_riviere_kanyosha_P1012174.JPGburundi_riviere_kanyosha_P1012173.JPGburundi_riviere_kanyosha_P1012172.JPGburundi riviere kanyosha P1012175

 

La rivière Kanyosha à l'endroit (le quartier Busoro) où l'on extrait des cailloux et des graviers charriés par cette rivière depuis les montagnes où elle prend source. Des camions font la noria emmenant vers les chantiers de construction les petits tas individuels des collecteurs. Remarquez combien le lit de la rivière est encaissé et sinueux. Cet endroit est à 100 mètres au nord-est de là où réside le révérend Fulgence Ndagijimana, pasteur de l'Eglise unitarienne du Burundi.  Photos Jean-Claude Barbier, 30 décembre 2012.

 

L'église est située à environ 1 km au sud de cette rivière, plus au sud, au quartier Musama, l'un des quartiers de la commune Kanyosha. Son adresse postal : B.P. 6657, Bujumbura (Burundi). Le culte a lieu tous les dimanches à 10h 30.

 

Le pasteur de l'Eglise, le révérend Fulgence Ndagijimana, habite au quartier Busoro, dans la même commune de Kanyosha. Il est joignable aux téméphones suivants (00257 pour l'international) : mobile 79 94 90 94 et domicile 22 25 36 08, et par ailleurs à l'église avant le culte dominical en général à partir de 8h 30.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 09:55

Au fronton de l'église unitarienne du Burundi, une poterie traditionnelle comme calice, et une citation du théologien américain et chrétien unitarien James Luther Adams (lien) parlant de l'Eglise unitarienne en général  : " L'amour est l'esprit de cette Eglise et le service aux autres son sacrement. Voici notre alliance : vivre ensemble dans la paix, chercher la vérité dans l'amour et nous aider les uns les autres".

burundi_eglise_unitarienne_fronton_P1012146.JPG

Photo Jean-Claude Barbier, 28 décembre 2012

 

Rappelons que cette église fut construite en 2011 grâce à des fonds de congrégations unitariennes américaines mobilisées par la révérende Jill MacAllister.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 10:27

Le dimanche 21 août, lors de l’inauguration à Bujumbura, au quartier Musama, dans la commune de banlieue de Kanyosha, d’une église unitarienne construite en dur (la première du pays) à l'initiative de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB) ( lien), a eu lieu l’ordination du pasteur Fulgence Ndagijimana, fondateur (en 2002) et président de l’ACUB.

 

burundi_inauguration_lieu-de_culte_DSCN3101.JPG

 

L’imposition des mains chez les unitariens est le signe d’un accompagnement spirituel. Il ne s’agit pas d’un sacrement comme dans les traditions catholiques et orthodoxes. Alors que dans ces traditions, l’ordonnant se place devant le postulant, chez les unitariens ceux qui font le geste de l’accompagnement sont derrière ou à côté et étendent une main sur la tête du postulant *. Plusieurs, pasteurs et laïcs du conseil presbytéral ou synodal, font ensemble ce geste et pas seulement un supérieur hiérarchique. Voir par exemple l’ordination de l’Italien Roberto Rosso à Copenhague, le dimanche 16 novembre 2008 (l ien). Ici, pour Fulgence Ndagijimana : le président de sa congrégation, Cassius Shirembere, la révérende Jill McAllister, ministre à l’Eglise San Jose People’s Church à Kalamazoo dans l’Etat du Michigan, et Harry Seymour, membre de la Société unitarienne-universaliste de Ridgewood, dans le New-Jersey (N.J).
 
* Mais notre Eglise historique de Transylvanie (datant de 1568) ayant un évêque comme chef spirituel, elle reprend la tradition protestante luthérienne (donc épiscopale) où c’est l’évêque qui impose les mains, mais il est alors accompagné par les membres du conseil synodal. Voir par exemple l’ordination du révérend Balint Benczé di Ferenc comme nouvel évêque de Transylvanie, ordonné par son prédécesseur, le révérend Arpad Szabo, le 5 décembre 2008 (lien)


burundi inauguration lieu-de culte DSCN3107burundi_inauguration_lieu-de_culte_DSCN3126.JPG 

 

Ensuite, la révérende Jill McAllister, en sa qualité de ministre du culte, a mis l'étole pastorale autour du cou de son nouveau confrère, désormais habilité officiellement à enseigner sa communauté.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 20:46

Burundi_eglise_unitarienne_aout_2011_020.jpgAprès 6 ans d’existence et forte de 70 membres, l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB)( lien) a relevé le défi posé par le gouvernement burundais demandant à chaque nouvelle communauté religieuse reconnue officiellement de construire en dur sur un terrain dont il est propriétaire. Le lieu de culte a été construit en banlieue de Bujumbura, dans le quartier de Kanyosha.


En avril 2010, l’ACUB avait participé à un atelier renforcement des capacités communautaires parrainé conjointement par l'Unitarian Universalist Partner Church Council (UUPCC), l'International Council of Unitarians and Universalist (ICUU,  lien) et le bureau des ressources internationales de l'Unitarian Universalist Association (UUA : Etats-Unis,  lien). Elle avait alors sollicité le partenariat des unitariens universalistes de Kalamazoo dans l’Etat du Michigan. La révérende Jill McAllister, ministre à l’Eglise San Jose People’s Church, a organisé ce partenariat côté américain en mobilisant aussi d’autres congrégations : près de 30 000 $ ont été ainsi collectés et un prêt bancaire de 15 000 $ souscrit.


L’ACUB mène quelques activités sociales : un micro-crédit qui dessert environ 60 familles, des cours d’alphabétisation et une formation en comptabilité de base, une production artisanale de savons d’huile de palme. Elle veut aussi s’attaquer au problème des violences conjugales et familiales.


Burundi_eglise_unitarienne_aout_2011_-047.jpgLe président de la congrégation unitarienne, Cassius Shirembere, a conduit le culte d’inauguration du nouveau lieu de culte, puis Béatrice Niyungeko a introduit la cérémonie d’ordination de Fulgence Ndagijimana, président fondateur de l’ACUB, lequel devient le ministre en titre de sa congrégation avec l’appellation de révérend. La révérende Jill McAllister assistait à cette ordination, ainsi qu’Harry Seymour, membre de la Société unitarienne-universaliste de Ridgewood, dans le New-Jersey (N.J).


Cela renforce indéniablement le rôle de cette communauté unitarienne, déjà bien stable et dynamique. Mettant à profit la présence d’Alain Patrice Yengué, président de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC, Brazzaville,  lien) et de Clément Uwayisaba, de la Confrérie unitarienne du Rwanda ( lien), une Association unitarienne francophone africaine (AUFA) a été lancée.

 

ci-dessus, Cassius Shirembere, président de la congrégation burundaise, inaugurant le lieu de culte ; ci-dessous, Béatrice Niyngeko et Fulgence Ndagijimana préparant la cérémonie de l'ordination


Burundi_eglise_unitarienne_aout_2011_037.jpgUn message de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) avait été envoyé le 29 juillet : « Cher Fulgence, je te prie de recevoir ici les salutations des unitariens de France et pays francophones voisins à l’occasion de l’inauguration de votre église »

 

Certains disent que Dieu est dans nos cœurs et que c’est là qu’il faut le célébrer. Nul besoin de Temple et de synagogues, d’églises et de mosquées. Certains pensent que Dieu est comme le Soleil qui, chaque jour, nous accompagne de sa chaleur et de sa lumière. Jésus disait lui-même que les petits oiseaux n’avaient pas besoin de s’inquiéter du lendemain : la Providence n’est-elle pas comme une tente qui nous protège de tout ce qui nous menace dans la Nature ? D’autres disent qu’il vaut mieux construire les logements sociaux pour les sans abris, pour les réfugiés, les sans domicile fixe ; pour tous ceux qui errent à la surface de notre terre.

Alors pourquoi construire une église en dur puisqu’on peut prier Dieu partout et méditer là où nous sommes ?

Nous savons que vous avez répondu à cette question par la joie d’un chantier où chacun a apporté sa pierre. L’église en dur est à l’image de la communauté qui s’y réunit : elle est debout contre vent et tempête ; elle est durable à travers les ans ; elle est fidèle aux rendez-vous puisque toujours au même lieu ; elle a sa beauté architecturale et sa fierté historique ; elle accueille les fidèles et, coquette ; attire le regard des passants. Et puis, surtout, à l’ombre de ses murs, c’est là que la communauté médite et prend ses décisions car l’Eglise est une assemblée communautaire où l’on s’entraide et où l’on s’aime, où l’on discute et où l’on se concerte pour avancer d’un même pas, dans une même direction, du moins en coordonnant son action avec celle des autres. Une église en dur, c’est pour mieux affirmer sa foi dans l’avenir.

Nous savons que vous irez loin et nous vous accompagnons de toute notre fraternité unitarienne.

 

Burundi_eglise_unitarienne_aout_2011_059.jpg

la révérende Jill McAllister et le révérend Fulgence Ndagijimana après son ordination

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 19:07

Oberwesel--ICUU--Fulgence-Ndagijimana.JPGSuite à l'obligation pour toutes les communautés religieuses du Burundi d'être propiétaire d'un terrain et de faire construire en dur un lieu de culte, les chrétiens unitariens du Burundi, courageusement, se sont lancés dans une opération immobilière. Une souscription a été ouverte depuis un an. L'AFCU y a participé très modestement compte tenu de ses faibles moyens.  Ce sont surtout les congrégations unitariennes-universalistes américaines qui se sont montrées généreuses. Finalement, le lieu de culte, à la capitale Bujumbura, sera inauguré le 10 juillet.

 

Message de Fulgence Ndagijimana, président fondateur de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB), le vendredi 4 mars 2012 :

 

F. Ndagijimana à la rencontre de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à Oberwesel (Rhénanie), en novembre 2007 ; photo Jean-Claude Barbier

 

" Je rentre d'un périple aux Etats-Unis qui m'a conduit respectivement au Michigan, Californie, New Jersey, New York , Massachussets et Maine.  C'était presque le tour des USA, 
 
Notre église avance plutôt bien. il nous manquait 6000 $.  Mes prédications aux USA ont apporté plus de 3000 $.  J'espère que nous aurons le reste avant longtemps, sinon, nous prendrons un crédit auprès de la congrégation de la révérende Jill McAllister qui nous soutient très activement dans notre programme.
 
l'ICUU a un bon programme de formation pour l'Afrique.  L'inauguration de notre chapelle va coincider avec une formation des francophones."
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 15:42

"Unitariens au Burundi : temps de défis, moments d’espoir", message de Fulgence Ndagijimana, président de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB), novembre 2009.

Chers amis. L’Eglise unitarienne du Burundi a 6 ans d’existence et est en train de grandir. Elle a 60 membres adultes qui se rencontrent régulièrement pour les cultes. Elle mène des activités sociales : un micro crédit en faveur des femmes, un programme d’éducation civique, et la défense des droits d’un groupe ethnique minoritaire (les Batwas, qui sont des Pygmées de ce pays).

Le contexte religieux est dominé par l’Eglise catholique qui regroupe près de 90% de la population ; des différentes dénominations protestantes et évangéliques 7% et des musulmans 3%. A noter que les religions coutumières au Burundi sont quasi inexistantes tant la suprématie de l’Eglise catholique et la colonisation ont été des succès, et elles ne sont pas reconnues par l’Etat.

La République du Burundi est laïque et sépare donc, en principe, les affaires de l’Eglise et de l’Etat. Mais les Eglises établies ont usé de leur influence pour susciter un projet de loi en cours de discussion à l’Assemblée nationale ; projet qui apporte des restrictions aux jeunes et nouvelles Eglises. Certaines des restrictions envisagées portent sur le niveau de formation des leaders, l’obligation des Eglises d’avoir une alternance à leur tête comme toute autre association ASBL, à être propriétaire d’un lieu de culte et à le construire en dur, etc. Lorsque cette loi sera votée, ce qui est très probable, les Eglises auront 6 mois pour s’y conformer.

Ensemble avec notre Eglise partenaire du Michigan, dans la ville de Kalamazoo, People’s Church, nous venons de lancer une campagne pour collecter 40.000$ afin d’acheter le terrain et d’y construire un lieu de culte temporaire. Un architecte local a accepté de préparer le plan d’un futur centre. La congrégation unitarienne du Burundi lance une campagne ce mois-ci auprès de ses propres membres afin de commencer à collecter des fonds, et les membres vont aider à la construction à la mesure de leur capacité. Mais nous ne pouvons pas seuls mener à bien ce projet et c’est pourquoi nous sollicitons votre aide individuelle ou celle de votre association ou congrégation.

L’arrangement est d’envoyer les dons à l’attention de People’s Church in Kalamazoo, Michigan.
La révérende Jill McAllister coordonne cette collecte de fonds aux Etats-Unis et au Canada et auprès des autres groupes membres de l’ICUU.
Contact : minister@peopleschurch.net, People’s Church, 1758 N. 19th St. Kalamazoo, Michigan 49009, tél. 269-381-1783

Contact pour la France : Grégoire Maury, président du Conseil des unitariens et universalistes français (CUU), snooz2020@yahoo.fr, 54bis rue Grande, 77720 Bombon.


Burundi_aide_aux_femmes.JPG
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