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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 05:03
  Historien français, ayant enseigné à Marseille et résident depuis sa retraite à Digne, Albert Blanchard-Gaillard fut le maître d’œuvre de l’unitarisme en France. Il fut cofondateur en 1986, secrétaire générale (1986-1990), puis président (1990-1996) de l’Association unitarienne française AUF (francophone  à partir de 1992). Puis, à la suite de l’éclatement de l’AUF en septembre 1996, cofondateur, président (janvier 1997-octobre 1998) et président d’honneur de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU (depuis octobre 1998).

Théodore Monod, président d’honneur de l’AUF puis de l’AFCU, le soutint constamment dans ses efforts.

bible----lunettes.jpgIl fut rédacteur des 26 premiers bulletins internes à l’AUF " Approches unitariennes ", puis publia plusieurs articles dans le bulletin de l’AFCU " Recherches unitariennes ", faisant notamment connaître des travaux qu’il coordonna au sein du groupe unitarien de Digne. Aux articles déjà mis en ligne par le site Profils de libertés (sur l’histoire de l’Eglise des frères polonais, Michel Servet, Albert Schweitzer), La Besace des unitariens http://labesacedesunitariens.over-blog.com ajoute pas moins de 8 articles qui ont été publiés dans les " Recherches unitariennes " et qui avait été mis sur l’ancien site de l’AFCU.

 Nous remercions Jean-Marie Godillot, président de l’AFCU d’octobre 2004 à octobre 2005, et Geneviève Prouvost d’avoir saisi plusieurs de ces textes.

Ces documents, jusqu’à présent peu diffusés, sont accompagnés d’une " bibliographie unitarienne " exhaustive des publications de l’auteur. Veuillez cliquer sur la catégorie " BLANCHARD-GAILLARD Albert ". Nous vous en souhaitons une bonne lecture.

A suivre dans les prochaines semaines, des textes de Roger Sauter, Pierre Bailleux, Jean-Claude Barbier, etc.

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 10:37

Les premiers chrétiens, qui, avant la mission de Paul chez les Galates, étaient tous des judéo-chrétiens, pratiquaient le sabbat. Ils le prolongeaient entre eux, le dimanche, pour attendre le retour de leur Maître ainsi qu’il leur avait promis. La première prière chrétienne fut " maranatha ", à savoir " reviens !". Dans ce contexte messianique, ils rompaient le pain et buvaient le vin de la coupe ainsi que Iéshoua l’avait fait lors de la dernière Pâque qu’il passa avec eux. Puis, comme ils vivaient tous plus ou moins de la pêche, ils se rassasiaient avec du poisson.

Evangile--C--ne-en-Legos.jpg

la Cène en légos

La tradition chrétienne a conservé ce rythme dominical. Martin Luther maintint cette communion en la restaurant, à la suite de Jean Hus, sous les deux espèces. Par contre Jean Calvin, qui craignait que les protestants ne remplacent Dieu par Jésus (celui-ci fut-il la même déité trinitaire !), opta pour un espacement de cette communion lors des plus grandes fêtes.

voir " Le calice des huguenots ", message du lundi 5 mars 2007

Les Eglises unitariennes de Transylvanie et de Hongrie, qui se disent volontiers les " benjamines " de la Réforme, font ainsi la communion, sous les deux espèces, à Noël, à Pâques, à la Pentecôte et le jour de l’action de grâce (Thankgiving). Elles y ajoutent les jours de synode, de confirmation, de l’anniversaire de l’inauguration de leur église locale, etc.

Encore plus minimalistes, les témoins de Jéhovah se limitent à une présentation des espèces le jour de la Pâques juive en " mémorial " du geste de Iéshoua instituant la Cène.

 

Comme les pèlerins d’Emmaüs, nombreux sont les chrétiens qui, sentant la présence spirituelle de Iéshoua parmi eux au terme d’échanges fraternelles, souhaitent prolonger (logiquement !) leur rencontre par un partage du pain et du vin en son nom.

L’AFCU, depuis sa création, pratique le partage du pain et du vin au nom de Iéshoua à chacune de ses AG. Les unitariens n’adhèrent pas à l’Histoire sainte de la Chute, ni au dogme du Péché originel qui s’ensuivit. A la suite de Faust Socin, théologien italien du XVI° siècle qui se mit au service de la Petite Eglise en Pologne et en Lituanie, ils en écartent l’explication rédemptrice.

Le pasteur Frédéric Fournier de l’ERF de Saumur, dans un récent article publié par Evangile et Liberté (n° 207, mars 07, p. 5) fait part de son souhait d’un retour à la communion dominicale chez les Réformés. Voir le message ci-dessus cité.
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 16:57

Lors d’une retraite à Tanger en 2006, mes amis musulmans m’avaient accueilli comme un frère, "un chrétien unitarien !" et m’avaient fait don d’un cadeau splendide : un âne. J’eus droit à un court écolage, une large couverture qui faisait office de tente si je m’égarais et un bâton pour me soutenir quand je revenais sur terre.

Pierre-Bailleux----Tanger.jpg Pierre Bailleux sur son âne

J’ai bien été obligé, à un moment donné, de me poser la question " Qu’est-ce que je fous sur cet âne ? ". C’était un âne, pas une ânesse. Celle de la Bible faisait la leçon à Bala’am ; c’était une ânesse pas un âne. Celui monté par Jésus, était un ânon, pas un âne ! Mes souvenirs se brouillaient dans mon cerveau atteint d’un cancer : Giordano Bruno, qu’avait-il pondu à ce sujet ? Pourquoi cette vision négative de l’âne chez l’Occidental ? Dire une ânerie, têtu comme un âne, porter le bonnet d’âne.

Au bout de quelques semaines, il m’avait adopté. C’est lui qui me dirigeait, qui me glissait à l’oreille de sages " objections " à mes rêveries utopistes. Il m’a donné des leçons d’humilité, de tolérance, d’ardeur à la tâche. De douceur aussi. À croire qu’il savait pour mon cancer

Tient, j’y pense. Dans une discussion houleuse avec un représentant du Conseil œcuménique des Eglises à propos de la Trinité, je fus traité d’âne ... Finalement il avait raison. Tel un âne, un unitarien doit faire preuve d’ardeur dans sa recherche, d’humilité dans ses conclusions, de douceur et de paix dans ses relations.

J’ai quitté mon âne. Il me manque, je ferais bien de prendre quelques jours de vacances à Tanger.

Pierre Bailleux, le 28 mars 2007

adhérent de l'AFCU depuis 2004, l'auteur en est membre honoraire depuis mars 2006

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 00:00

Les -istes accompagnent dans bien des cas les -ismes en désignant les adeptes, sans intention particulière.

Mais ils peuvent toutefois sous entendre qu'il y a excès : le nationaliste est plus qu'un simple patriote car il a tendance à ne pas voir que les autres nations existent elles aussi ! On craint que le nationalisme ne conduise alors à la guerre. Les hindous pratiquent l'hindouisme, les hindouistes en sont les militants, parfois extrémistes !

L'islamiste ne se contente pas de pratiquer sa religion, de l'aimer, d'en parler autour de lui, mais il la pense au-dessus de toutes les autres religions et envisage ni plus ni moins une conquête mondiale soit par les prêches et l'aide (spirituelle) de Dieu, soit, s'il le faut, par la prise du pouvoir politique et la conquête militaire (alors déclarée " guerre sainte ").

Avec le djihadiste, on est sûr qu'il y a passage à l'acte violent ou du moins appel à.

 dessin critique de Jens Julius : Mahomet, désolé, accueille des kamikazes en leur expliquant : "Arrêtez, arrêtez, nous n’avons plus de vierges", faisant allusion à la promesse de 70 vierges attendant le musulman mâle arrivé au paradis.

Le qualificatif le plus proche pour un extrémiste chrétien serait celui d'intégriste ; mais nous verrons ce terme dans une autre série de mots.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 00:00

croix, croissant et christal de la "Croix-Rouge internationale"

Les – iques signalent tout simplement la relation à la doctrine (par exemple un centre bouddhique). Il peut aussi connoter un certain prosélytisme, la volonté de promouvoir sa doctrine.

On reste dans le modéré, voir dans le routinier, lorsqu’on évoque un lieu de culte musulman, une école franco/musulmane, des études musulmanes ; mais on dira un centre islamique, une association islamique, ou une école coranique / islamique lorsqu’il s’agit plus particulièrement de valoriser l’islam.

Par contre, on n’utilisera pas ce suffixe pour évoquer le rôle des écoles et des missions chrétiennes. On évoquera cependant une figure christique pour souligner sa relation étroite avec le Christ.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 00:00

Les - ismes peuvent désigner une profession (ex. le journalisme), mais le plus souvent une doctrine, à commencer par les religions et leurs confessions : l’unitarisme (confession chrétienne), l’unitarisme-universalisme (l’UUisme), le théisme, le déisme, l’agnosticisme, etc.

croix huguenote en émail

Très souvent, on ajoute le suffixe au nom du promoteur de cette doctrine dès lors qu’il a eu des disciples, que ce soit un philosophe - le platonicisme, l’épicurisme, etc. - ou un prophète - le christianisme (sur le nom Jésus dit le Christ), le mahométisme (mot vieilli, on dit maintenant l’islam), le bouddhisme, le babisme (enseigné par le Bab), le baha’isme (enseigné par Baha’ullah, mais on dit plutôt la Foi baha’i). Ou encore, c’est la religion d’un peuple : le judaïsme, l’hindouïsme, etc.

Plus largement, le suffixe accompagne toute sorte de courant de pensée (ex. l’intégrisme, le traditionalisme).

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00

Association et mouvement sont des termes très généraux, mais aussi des termes d’action. L’association regroupe des gens en référence à des objectifs bien précis et mène des activités en conséquence. Elle défend les intérêts de ses membres. Le mouvement est encore plus offensif puisqu’il vise une mobilisation en fonction de choix religieux, philosophiques, idéologiques, politiques ; il est l’instrument d’un courant, voir d’un groupe de pression. Il prend partie dans des enjeux contradictoires.

Par exemple, les unitariens-universalistes peuvent pratiquer leur religion au sein de congrégations ou de fraternités, mais certains peuvent vouloir être plus prosélytes et participer à un mouvement militant comme le Regroupement francophone des unitariens universalistes (RFUU) afin de mieux faire connaître et promouvoir leur propre religion.

En France, une Association unitarienne-universaliste de Paris Île-de-France (AUU-pidf) a existé de mai 2003 à janvier 2005.

Aux Etats-Unis, dans la catégorie des " mouvements indépendants affiliés " à l’Unitarian Universalist American (UUA) of Congregations, on trouve une pléthore d’associations, de mouvements, de forums qui épousent des causes contemporaines les plus variées et parfois les plus contradictoires : féminisme, polygamie, mouvements homosexuels, humanisme, athéisme, défense du bouddhisme (pour que les enfants bouddhistes à l’école américaine ne soient plus contraints à la prière officielle), New Age, revivances païennes, sans compter la promotion du christianisme par des UU chrétiens, etc. L’un des derniers nés est un " forum pour les unitariens-universalistes conservateurs " afin de réagir contre le progressisme dominant de l’UUisme !

Il en résulte une nébuleuse proche de l’auberge espagnole où chacun peut trouver place grâce à un libéralisme qui confine à un certain laxisme bien admis en milieu anglo-saxon. Grâce à cette fluidité non discriminante, inclusive, l’UUisme Nord-américain se fait englobant.

En France, nous avons des associations identitaires qui organisent le vécu de telle sensibilité unitarienne, mais non (encore) des mouvements militants spécifiques engagés pour des causes bien déterminées.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00

Une congrégation n’est pas forcément chrétienne. Les congrégations unitariennes-universalistes Nord américaines sont toutefois héritières, pour la plupart, du congrégationalisme protestant (lieu de culte, liturgie, rôle du ministre du culte). Elles continuent à utiliser d’ailleurs le terme de " Church ", au moins pour désigner leur lieu de culte.

la First Parish Unitarian Church de Norwell dans le Massachussetts, aux Etats-Unis, restée d'orientation chrétienne libérale.

Au Canada, aux " premières " congrégations unitariennes (First unitarians congregations) s’ajoutent de nouvelles " Fraternités " (Fellowships) qui affichent d’emblée leur orientation unitarienne-universaliste. C’est simplement une différence d’affichage (et de génération !) puisque les anciennes congrégations se sont elles aussi converties à l’UUisme. Pour certains unitariens, le terme de " fraternité " a une consonance qui reste encore trop chrétienne et ils préfèrent traduire fellowship par " communauté ". Allons-y pour une sécularisation maximale !

Le terme de " Fraternelle " a été choisi par la Fraternelle unitarienne fondée à Paris le 28 novembre 2006 (voir nos Actualités unitariennes, message du 13 février 2007). Ce terme a été emprunté au langage maçonnique où il désigne des espaces de rencontre transversale regroupant en un lieu donné (par exemple au sein d’une entreprise) des maçons de diverses obédiences. Dans cette optique, cette association, qui prône un post-christianisme, est ouverte aux unitariens de toutes les sensibilités.

les caractères de l'antique écriture runnique servent d'emblème à la DUR allemande 

D’une façon encore plus claire et pour éviter toute ambiguïté avec le vocabulaire chrétien, les nouvelles communautés unitariennes européennes détachées des racines chrétiennes se présentent comme des " sociétés religieuses ". A Prague, à l’impulsion du révérend Norbert Capek, la Religious Liberal Fellowship, qui avait été fondée en 1922, est devenue, en 1930, la Religious Society of Czech Unitarians (RSCU). En Allemagne, la plus importante organisation unitarienne, fondée en 1950, est également une société religieuse (la Deutsche Unitarier Religionsgemeinschaft DUR). Plus récemment, en Espagne, en 2000, la Sociedad Unitaria Universalista de España (SUUE).

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00

Les Eglises sont, par définition, des communautés chrétiennes. C’est à préciser depuis que des non chrétiens se sont permis d’utiliser ce terme comme par exemple l’Eglise de scientologie pour tromper son monde. Les unitariens-universalistes Nord-américains utilisent le terme de congrégation ou de fraternité pour désigner leurs assemblées composites (qui ne sont donc plus exclusivement chrétiennes).

On écrit Eglise avec un " E " majuscule pour désigner la communauté locale ou bien l’ensemble confessionnel (l’Eglise catholique, les Eglises protestantes, l’Eglise unitarienne de Transylvanie, etc.), et avec un " e " minuscule pour désigner le lieu du culte.

Des Eglises unitariennes existent en Roumanie (l’Eglise unitarienne de Transylvanie fondée en 1568), en Hongrie (un doublon de la précédente par immigration et depuis que la Transylvanie a été réunie à la Roumanie en 1918 – ce qui fut entériné par le traité de Trianon de 1920), en Norvège, à Berlin, à Boston aux Etats-Unis (la King’s Chapel) – voir nos liens - et en Indes (pays kashi et région de Madras). Elles sont confessionnelles et mettent en avant un credo même si celui-ci est minimaliste (croyance en Dieu, adhésion à l’enseignement de Jésus, référence à la Bible). L’Eglise de Norvège est judaïsante et pratique le sabbat.

L’assemblée a la même étymologie puisque une Eglise est une " ecclésia ", à savoir une assemblée qui se réunit régulièrement et qui est capable de prendre des décisions communautaires. Les chrétiens unitariens français, burundais et congolais ont adopté ce terme plutôt que celui d'Eglise car, du fait de leur existence récente, ils n’ont pas de lieu de culte ni de ministre. Leur gestion n’est pas cléricale. En plus, une Eglise est supposée réunir plusieurs communautés.

Les chrétiens unitariens italiens, réunis depuis 2004 au sein de la Congregazione italiana cristiana unitariana (CICU) (voir liens) ont, quant à eux, opté pour le terme " congrégation " en espérant que leur communauté devienne une véritable Eglise avec un ministre du culte. En attendant d’en avoir un, ils ont pris attache avec le révérend Sandor Szilard de l’Eglise unitarienne de Transylvanie.

En France, la loi de 1905 qui s’applique aux congrégations religieuses exige qu’il y ait un culte régulier, réunissant au moins une vingtaine de personnes en un lieu donné.

L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), dans ses statuts (voir notre message du 6 décembre 2007), n’a pas de credo proprement dit, mais fait référence à Dieu Un et à l’enseignement du rabbi Yéshoua de Nazareth.

Le terme d’association a été utilisée par contre par les chrétiens unitariens d’Ulster (Ulster Christian Unitarian Association) et ceux de Grande-Bretagne (Unitarian Christian Association – UCA) qui, au sein de la General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches, militent pour le maintien d’un unitarisme fidèle à ses origines chrétiennes.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00

Les formes d’organisation adoptées par les unitariens sont diverses ; elles vont des Eglises, à des mouvements d’opinion. Là aussi, nous avons besoin d’explorer un éventail de mots, cette fois-ci ce sera : Eglise, assemblée, congrégation, communauté, fraternité, fraternelle, société religieuse, association, mouvement.

Nous sommes loin du modèle pyramidal de la plupart des Eglises. L’unitarisme s’est en effet développé au sein du protestantisme avec l’idée que chaque communauté est à elle même une Eglise locale et non pas une simple paroisse.

église unitarienne de Cluj-Napoca (Koloszvar) et Haute Ecole Brassaï où se trouve le siège épiscopal de l'Eglise unitarienne de Roumanie

A Cluj-Napoca (Koloszvar en hongrois), berceau historique de l’unitarisme transylvain, l’église unitarienne de la ville n’est pas une cathédrale et l’évêque unitarien qui réside pourtant en cette ville n’y a pas de siège épiscopal. Il ne peut monter seul en chaire et celle-ci dispose de deux micros, l’un pour le ministre du culte titulaire de la paroisse et l’autre pour l’évêque.

En dehors de ces Eglises historiques d’Europe de l’Est, les communautés unitariennes sont parfaitement indépendantes de toute hiérarchie épiscopale. Chacune décide de son orientation et de son rattachement à une fédération ou instance nationale. L’adhésion à l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) est également un acte volontaire et non obligatoire. Cette instance mondiale réunit la plupart des organisations, mais pas toutes ; et celles qui, pour une raison ou une autre, n’y sont pas ne sont pas qualifiées d’hérétiques.

Aucun synode ou concile ne réunit l’ensemble des unitariens. Les décisions s’arrêtent au niveau de chaque communauté et ne sont pas généralisables. Les uns et les autres n’engagent qu’eux mêmes dans leur prise de position ou activités communautaires. Les unitariens n’ont pas de pape ni de consistoires nationaux. Leurs Eglises historiques sont respectées et aimées, mais elles ne commandent pas. Ils se relient entre eux, se coordonnent par simple volontariat, dans une dynamique par le bas.

Ils donnent ainsi l’exemple d’un christianisme non centralisé, comme pouvaient l’être les communautés du 1er siècle.

Cette liberté a permis aussi l’émergence d’une grande diversité puisque certaines communautés ont opté pour le post-christianisme ou encore les assemblées composites de l’unitarisme-universalisme.

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