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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 18:10

Hans Deutsch est un dessinateur autrichien (ou tchèque ?) immigré à Paris à la fin des années 1930 et qui contribua par son art à lutter contre le nazisme. Il est l’auteur du dessin qui allait devenir l’emblème de la plupart des unitariens : le calice à la flamme.

Lorsque l’empire austro-hongrois, allié des Allemands, connu la défaite au terme de la guerre 14-18, la Tchécoslovaquie se proclama République le 14 novembre 1918. Le traité de Saint-Germain-en-Laye, signé le 10 septembre 1919, confirma le démantèlement de cet empire.

Mais l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler le 30 janvier 1933, suscite un certain engouement pour le national-socialisme dans les pays voisins plus à l’est. Ceux qui se sentent les plus menacés, élites juives et communistes, commencent à émigrer. Sachant qu’une partie de l’opinion autrichienne lui est favorable, A. Hitler lance l’idée d’un rattachement de l’Autriche à l’Allemagne (l’Anchluss). La pression allemande se fait de plus en plus forte à partir de 1934 et aboutit à l’accord imposé du 12 février 1938 puis à l’invasion de l’Autriche le 13 mars.

Sur ce, les accords de Munich (29-30 septembre 1938) font perdre à la Tchécoslovaquie une bonne partie de son territoire, et ce qui reste est englouti par l’invasion du 15 mars 1939.

H. Deutsch fut-il Autrichien comme l’avance Dan D. Hochkiss (avant 1987) ? ou bien Tchèque selon Art Lester (1993) Ou Tchèque en Autriche ? Il serait pertinent d’avoir sa biographie. Nos historiens unitariens ne semblent pas y avoir pensé jusqu’à présent. Quoiqu'il en soit, c'est à Vienne qu'il exerce ses arts : il est musicien, dessine des portraits, fait des caricatures qu'il publient dans les journaux de la place. Ayant réalisé des caricatures anti-nazies, il doit quitter Vienne pour Paris, sans doute au moment de l'entrée des troupes allemandes en Autriche ; puis il lui faudra de nouveau partir de Paris lorsque celle-ci se déclare ville ouverte à l’approche des armées allemandes, le 11 juin 1940.

Durant son séjour à Paris (février 1938 ? - juin 1940), a-t-il publié des caricatures dans les gazettes parisiennes ?

Il se réfugie au Sud de la France, passe en Espagne et finalement se retrouve à Lisbonne en janvier 1941 grâce à un faux passeport. Là, durant sx mois il sera le secrétaire et l'assistant du révérend américain Charles E. Joy (1885-1978) qui anime le Service unitarien (Unitarian Service Committee) en qualité de directeur exécutif.

Cette instance, basée à Boston, participe à l’aide aux exilés européens qui, à Lisbonne, embarquent pour l’Amérique. La plupart, à 90%, sont des Juifs, certainement aussi des unitariens d’Europe centrale. Ch. E. Joy a besoin d’un logo pour des entêtes de courrier et des badges afin de faire connaître son organisme et être ainsi mieux pris en considération par les autorités :

"pour leur conférer un aspect officiel, pour leur donner de la dignité et de l’importance, tout en symbolisant l’esprit dans lequel nous travaillons. Quand un document peut éviter à un homme d’aller en prison, être pris en considération par les gouvernements et de la police, alors il importe qu’il semble être important" (cité par D. D. Hochkiss).

C’est alors que H. Deutsch va produire un dessin étonnant : une coupe contenant une flamme.

Qu’elle est la signification de cette coupe ? Pour Charles E. Joy, il s’agit d’un calice :

Un calice avec une flamme, le genre de calice que les Grecs et le Romains ont mis sur leurs autels. L'huile sainte y brûlant est un symbole de secours et de sacrifice. C'était dans l'esprit de l'artiste. Le fait que ce symbole suggère à distance une croix * n’était pas dans son esprit, mais pour moi cette silhouette de croix a cependant le mérite d’exister. Nous ne limitons pas notre travail aux chrétiens. En effet, actuellement, notre travail est à 90% pour les Juifs, pourtant nous provenons de la tradition chrétienne et de son thème central de l'amour sacrificiel " (cité par Art Lester).

* effectivement, vue latéralement, la coupe très évasée, sur pied et avec sa flamme a la silhouette d’une croix

Entre les coupes gréco-romaines et le calice chrétien c’est le grand écart quant à la forme et au contenu ! Voir notre vocabulaire religieux à propos des vases sacrés. Mais notre révérend utilise bel et bien le terme de calice et le relie implicitement au repas sacrificiel des chrétiens.

USC-logo.jpg Nous ne savons pas si l’original de ce célèbre dessin, fait au crayon et à l’encre, a été archivé. Quoiqu’il en soit, nous le retrouvons en logo de l’Unitarian Servive Committee (à partir de cette histoire et donc bien avant l'unitarisme-universalisme de 1961). 

 

De son côté, H. Deutsch n’est pas croyant, mais il admire le dévouement du révérend qui va jusqu’à sacrifier pour son service tous les instants de sa vie. Il parle lui aussi de " sacrifice " de soi pour les autres :

Il y a quelque chose que je dois vous dire […] c’est combien j'admire votre entière abnégation et votre promptitude à vous sacrifier entièrement, votre temps, votre santé, votre bien-être, pour aider, aider, aider. Je ne suis pas ce que vous pourriez actuellement appeler un croyant. Mais, si votre genre de vie correspond à votre profession de foi – ce que je ressens comme tel - alors la religion, cessant d'être magique et remplie de mysticisme, devient une confession conduisant à une philosophie pratique – et ce qui est mieux – elle motive un travail social réellement utile. Et cette religion - avec ou sans titre - est l’une à laquelle même un camarade "athée" comme moi peut dire oui de tout cœur " (cité par D. D. Hochkiss).

Nous sommes bien dans une symbolique selon des valeurs chrétiennes et la coupe, même très évasée, a, dans ce contexte, bel et bien le sens d’un calice.

Le fait que le dessinateur soit autrichien ou tchèque, le pas est vite franchi pour tous ceux qui connaissent l’épopée des calixtins du XVe siècle d’y voir une reproduction du calice des hussites. Si D. D. Hochkiss (avant 1987) n’en parle pas, l’historien français Albert Blanchard-Gaillard (1987) y ajoute cette référence et le révérend britannique Art Lester (1993) évoque d’emblée " le courage religieux de Jean Hus ".

Comme la plupart des communautés unitariennes du monde entier, l’AFCU se réfère également dans ses statuts (février 1997) à cet emblème. Lors de son assemblée générale de mars 2006, elle a émis sa prédilection pour représenter un calice plutôt qu’une coupe, en référence précise au calice utilisé par l’Eglise unitarienne de Transylvanie.

Epilogue pour notre dessinateur : en juin 1941, il est menacé d'emprisonnement. Le Service unitarien le fait alors passer aux Etats-Unis sous le nom de John H. Derrick (information de la Westside UU Congregation Religious Education).

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 11:25

L’Eglise hussite tchécoslovaque (Cirkev ceskoslovenska husitska CCSH), en anglais The Czechoslovak Hussite Church, est une Eglise catholique indépendante fondée en 1919. La liturgie est catholique et les 7 sacrements sont appliquées, mais l’organisation a emprunté aux protestants. L’Eglise considère que l’action de Jean Hus au XVe siècle a été pour elle une première Réforme

voir la biographie de Jean Hus sur le site "Unitariens".

Issus de l’aile radicale réformiste du clergé catholique, les fondateurs de cette Eglise célèbrèrent la période de Noël 1919 en langue tchèque, puis le 8 janvier 1920, installèrent le Dr. Karel Farsky à la tête de la nouvelle Eglise. Celle-ci a adopté un fonctionnement à la fois presbytéral (le sacerdoce est universel à tous les chrétiens) et épiscopal. A partir de 1925, un " patriarche " est à la tête de l’Eglise (Dr. Karel Farel 1925-1927, Dr. Gustav Adolf Procházka 1928 – 1942, Dr. Miroslav Novák 1946 – 1962, Dr. Josef Kupka 1962 - 1982, Mgr. Miroslava Durchánka 1982 – 1988, Mgr. René Hradský 1989 – 1999). Les femmes ont eu accès à la prêtrise à partir de 1947.

 

Chaque congrégation locale élit, pour sa direction, un conseil des aînés, lequel a à sa tête le ministre du culte (un prédicateur, un diacre ou un prêtre). L'Eglise a cinq diocèses, leurs sièges étant à Prague (Praha), Pilsen (Plzeñ), Hradec Králové, Brno et Olomouc. Un autre diocèse est à Bratislava (capitale de la Slovaquie, tout près de la frontière avec la République tchèque et l’Autriche).

 

CCSH-procession-avec-le-calice-et---chasses.jpg

procession festive avec échasses et calice

Chaque évêque dirige un conseil diocésain. A la tête de l’Eglise, un Conseil central (élu par les diocèses avec une représentation égale entre prêtres et presbytes = Anciens), avec maintenant à sa tête un évêque dans le rôle de patriarche (ce dernier est élu par l’Assemblée de l’Eglise). Tous les mandats sont de 7 ans. Les ministres sont formés à Prague, à la faculté hussite de théologie à l’université Charles (soit 5 ans d’étude). Un hebdomadaire est publié ; il est intitulé “Český zápas“, Le Combat tchèque) ; également une revue de théologie et, plus généralement, des ouvrages diffusés par la maison d’édition Blahoslav.

L'Eglise est réputée pour la qualité de ses chorales. Elle organise chaque année depuis 1969 un festival les mettant en compétition (Festival duchorni hudby)

Cette Eglise est fort bien intégrée dans le contexte chrétien. Elle est en effet membre du Conseil mondial des Eglise, du Conseil œcuménique des Eglises en République tchèque, de la Conférence des Eglises européennes, enfin de la Communauté d‘Eglises de Leuenberg.

Elle compte 180 000 adhérents, répartis en 307 congrégations, et 266 ministres actifs dont 130 femmes

Source : http://www.ccsh.cz (site consulté en septembre 2006, lequel a changé depuis de présentation)

 

Adresses :

Ústřední rada CČSH (Conseil central de l’Eglise hussite tchécoslovaque / The Central Council of the Czechoslovak Hussite Church), Wuchterlova 5, 166 26, P. O. Box 255, Praha 6 – Dejvice, tél. 00 42 / (0)2-20 39 81 11, fax: 02-20 39 81 23, courriel : ustredni.rada@ccsh.cz

Husitská teologická fakulta UK (Faculté hussite de théologie à l’Université Charles / The Hussite Faculty of Theology of the Charles University), Pacovská 4/350, P. O. Box 56, 140 21 Praha 4, phone: (0) 2-41 40 97 69, 41 40 56 09, fax: (0)2-692 99 59, courriel : sekretar@htf.cuni.cz

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 09:11

Prague, grâce aux mines d’argent de Kutna Hora (dans le Kuttenberg), ouvertes en 1237devient une ville en plein essor. Les bourgeois de la cité sont autorisés à élever un hôtel de ville en 1338 et la ville devient le siège d’un archevêché en 1344. En 1346, le tchèque est reconnu comme langue officielle du royaume de Bohème (du nom de la tribu celte des Boïens). L’université est crée en 1348. C’est la première de tout l’Empire germanique qui couvrait alors, en plus de l’Allemagne d’aujourd’hui, la Suisse, l'Italie du Nord, les Pays-Bas, la Belgique, l'Autriche, etc. En 1363, Venceslas IV est couronné du vivant de son père (Charles IV, de la dynastie des Luxembourg) souverain d’un royaume dont l’autonomie au sein du Saint Empire germanique s'est vue confirmé quelques années auparavant, en 1356.

 

C’est dans ce contexte que naît Jean Hus en 1370. Voir sa biographie sur le site " Unitariens ". Il reprendra à son compte les idées réformatrices des lollards (voir l'article de Didier Le Roux sur le même site) et revendiquera le maintien de la communion sous les deux espèces, le pain et le vin. Son action est d’autant mieux appréciée qu’en 1412 le pape, à court d’argent pour construire ses monuments, notamment la basilique Saint-Pierre et Saint-Paul de Rome, vient de lancer la vente des indulgences. Il sera brûlé vif au concile de Constance en 1415. Puis ce sera le tour de Jérôme de Prague, le 30 mai 1416.

 

Les partisans de Jean Hus, les hussites, se révolteront et tiendront tête aux croisades lancées contre eux jusqu’en 1434. Ils mettront le calice en emblème sur leurs drapeaux, en en faisant ainsi un symbole pour la libération de leur peuple.

 

 

Jean Zizka, capitaine hussite, tué au combat le 11 octobre 1424     CCSH-Zizka.gif

 

 

 

En 1457, sous l’impulsion de Pierre de Chelcic (1390-1460), les communautés hussites s’organisent en Unitas Fratrum (Union des Frères), de tendance égalitariste et non violente, avec comme centre le bourg de Kunwald (à l’est de Hradec Kralové, tout près de la frontière allemande). Ils sont connus sous le nom de " Frères de Bohème ". Mais la plupart se rallieront en masse au luthéranisme. Le mouvement disparaît totalement à partir de la fin de la Guerre de Trente ans, en 1623, lorsque les Habsbourg d’Autriche assoient leur pouvoir sur la Bohème et y réintroduisent le catholicisme romain.

 

Une première résurgence aura lieu en 1722 à l’initiative du comte Nikolaus-Ludwig von Zinzenforf, piétiste fervent, qui accueille sur ses terres de Saxe des Frères de Bohème persécutés, lesquels y fondent le village de Herrnhut (en Saxe, au sud ouest de Görlitz, entre ce bourg et la frontière tchèque). Ce seront les " Frères moraves ". En 1721, un dernier meneur hussite est signalé en la personne de Jean Népomucène. Les Frères moraves agissent au sein des Eglises protestantes et se montrèrent très actifs au niveau missionnaire. Actuellement ils sont quelques 800 000, répartis dans le monde entier (Joseph Longton, 1987, Fils d’Abraham, panorama des communautés juives, chrétiennes et musulmanes, éditions Brepols, , p. 106).

 

L‘Eglise hussite tchécoslovaque (Cirkev ceskoslovenska husitska CCSH) est donc une seconde résurgence du mouvement, plusieurs siècles plus tard, en 1919. Est-ce une Eglise musée, conservatrice de faits historiques, de caractère national, ou bien est-elle porteuse, en plus, d’une théologie spécifique (la communion sous les deux espèces) et d’une ecclésiologie moderne (ouverte aux laïcs et aux femmes) ? Quels sont ses rapports avec les Frères moraves (lesquels ont été très influencés par le luthéranisme et qui se sont internationalisés) ?

En 1941, les unitariens ont hérité du calice des hussites grâce au dessinateur tchèque Hans Deutsch. C‘est donc avec une grande émotion que nous signalons l‘existence de cette Eglise qui, bien que récente, est " historique ". En tout cas, elle fait partie de notre patrimoine culturel.

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 17:45

 

John-Abernethy--ministre-de-l-Eglise-d-Antrim-1703-1730.jpg Une première Eglise presbytérienne irlandaise se constitue en 1662 à Carrickfergus, dans le comté d’Antrim, sur la rive gauche du "lough" de Belfast. Mais au début du XVIIIème siècle, les ministres du culte doivent souscrire, lors de leur ordination, à la confession de foi dite de Westminster. L’aile libérale de l’Eglise s’y refusa et il y eut donc des réfractaires, des "non adhérents" (en anglais Non-Subscribings).

Ceux-ci considèrent que les articles de ce credo n’avaient pas tous un fondement biblique et rappellent "le droit sacré au jugement personnel", Dieu ayant doté l’homme de raison pour lui permettre, entre autres, de comprendre la foi et les Ecritures. En cette aube du Siècle des lumières, on appela leur courant "Lumière nouvelle". Ils étaient libéraux et tolérants. La scission fut momentanément évitée et l’Eglise presbytérienne d’Antrim fut officialisée en 1725 ; elle existe encore aujourd’hui.

Non-Subscribing--Henry-Montgomery.jpg Henry Montgomery joua un rôle important dans la tenue du synode de Munster.

Mais la polémique resurgit un siècle plus tard et de nouveaux réfractaires, en 1830, se réunissent dans le cadre d’un "synode remonstrant de l’Ulster" (RSU), ainsi appelé parce qu’ils faisaient des remontrances à leur Eglise. Dans les autres régions de l’Irlande, où le protestantisme resta très minoritaire, les presbytériens libéraux se réunissent dans le cadre du synode de Munster.

Finalement, l’Eglise presbytérienne d’Antrim, le synode remonstrant de l’Ulster et celui de Munster fusionnent en 1835 pour former une association qui deviendra une Eglise en 1910, la Non-Subscribing Presbyterian Church of Ireland (NSPCI) / l’Eglise presbytérienne non souscrivante d’Irlande.

Celle-ci comprend aujourd’hui 34 communautés, pour la plupart en Ulster ; 2 seulement sont en République d’Irlande. D’après George D. Cryssides ("The elements of unitarianism" 1998), l’Eglise compte 4 500 personnes (dont 3 700 adultes et 800 enfants) ... et certains, dit cet auteur, se considèrent comme unitariens. En fait, les spiritualités sont très proches entre protestants libéraux et unitariens.

A noter à ce propos qu’il existe une Ulster Christian Unitarian Association / une Association chrétienne unitarienne, basée à Greyabbey.

texte de présentation (en anglais) de David Steers sur le site de l'ELPN, traduit en français par Robert Serre, de l'association Evangile et Liberté.

L'Eglise presbytérienne non-souscrivante d'Irlande fait partie, avec l'Ulster Christian Unitarian Association, de la General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches de la Grande-Bretagne, mise en place en 1926. Pour en savoir plus, voir le site de l'Eglise : http://www.nspresbyterian.org/

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 14:58

Cette Eglise " hollandaise " est née d’une réaction contre les thèses de Jean Calvin qui suppriment tout libre arbitre chez l’homme.

Sébastien Castellion aura joué, en cela , un rôle décisif. Fauste Socin, en séjour à Bâle entre 1574 et 1578, s’enquiert des manuscrits de Sébastien Castellion (mort depuis 1563) qui avait correspondu et peut-être collaboré avec son oncle Lelio. Il publie des documents où cet auteur critique la prédestination calvinienne, et ceux-ci intéressent vivement le théologien hollandais et catholique Coornhert (1522-1590). " Dans une page de Castellion, écrit-il en 1580, je trouve plus de vérité, plus de piété et d’édification que dans tous les livres de Calvin et de Bèze ". Les écrits de Coornhert influenceront à leur tour le théologien protestant Jacobus Arminius (non latinisé de Jacob Harmensz / Hermann, 1560-1609). Par ailleurs, la critique par S. Castellion de Jean Calvin, " Contre le libelle de Calvin " (l’opuscule par lequel J. Calvin essaya de justifier la mise sur le bûcher de Michel Servet en octobre 1553), rédigé en 1554 à Bâle, est enfin publié en 1612 aux Pays-Bas.

Krzysztof Ostorodt et Andrzej Wojdowski, de la Petite Eglise polonaise (anti-trinitaire), arrivent à Amsterdam en 1598, porteurs d’une lettre d’introduction du roi de Pologne pour que bon accueil leur soit réservé et d’une littérature socinienne, dont le De Jesu Christo Servatore que Fausto Socini rédigea en 1594. Mais ce premier contact s’avéra négatif car les remonstrants, déjà accusés par leurs adversaires de pélagianisme, ne voulurent pas ajouter un autre motif, celui d’accueillir des anti-trinitaires et des anabaptistes ! (voir l’article de Luisa Simonutti dans Théolib n° 27 de septembre 2004 : " Entre hollandais arminiens et polonais sociniens ").

 église des Remonstrants à Dordrecht.

Les arminiens, disciples du théologien J. Arminius, reçoivent en 1610 une première "remontrance" pour avoir manifesté de l’intérêt pour ces nouvelles idées. Ils se regroupent alors, au nombre de 44 pasteurs, autour d’une charte des "remonstrants" ; puis ils sont condamnés sans appel par le synode national hollandais tenu à Dordrecht en 1618-1619 qui s’en tient à la stricte orthodoxie et qui fonde la Hollande calviniste.

Aujourd’hui, une exposition à l’intérieur de la grande église du centre de Dordrecht (la "Grote Kerk") tire gloire que ce synode eut lieu dans la ville, mais ne s’attarde guère sur les enjeux théologiques ni sur des décisions qui firent, pour longtemps, de l’Eglise réformée hollandaise (Dutch Reformed Church), un modèle de conservatisme religieux. Sa filiale en Afrique du Sud, la Nederduitse Gereformeerde Kerk (NGK) / Eglise réformée hollandaise soutint la politique de l’Apartheid et la pratiqua en organisant en son sein des ecclesia séparées, les Blancs d’un côté, les Noirs de l’autre.

Les premiers "hérétiques" du calvinisme, après s’être ainsi démarqués du socinianime, accueillent finalement les Frères polonais qui sont chassés de leur pays en 1660. On leur doit la publication des œuvres sociniennes (bien qu’ils ne se rallient pas aux thèses anti-trinitaires) et celles de Sébastien Castellion. Leur Eglise fut enfin reconnue officiellement en 1795.

On retrouve des remonstrants à Java, en Indonésie car, persécutés, ils s’exilèrent en cette lointaine colonie hollandaise ; lorsque le roi Guillaume III, jouant les Constantin, réunit, en 1835, toutes les Eglises présentes en Indonésie sous la seule bannière de l'Eglise indienne (Indische Kerk), les remonstrants avaient la leur - ils se retrouvèrent donc au sein de la nouvelle Eglise avec des luthériens, des mennonites et des réformés (calvinistes).

Remonstrants-logo.gif

enseigne de l'église remonstrante d'Alkmaar (R pour remonstrants et K pour kerk = église, et la date de construction de l'église, 1728)

 

L’Eglise des remonstrants fondée en 1619 au lendemain de synode de Dordrecht en qualité de Fraternité (The Remonstrant Brotherhood), s’affirme toujours congrégationaliste : soit 44 communautés indépendantes (dont certaines se dénomment " Remonstrant Reformed Congregation "), et quelques 8 000 fidèles. Les remonstrants ont fondé un séminaire en 1634 à Amsterdam, lequel est, depuis 1873, associé à la Faculté de théologie de l’université de Leyde (Leiden).

Récemment, la grande Eglise Protestantse Kerk in Nederland (PKN) a accepté que les hérétiques du calvinisme fréquentent ses propres paroisses. Un grand bond en avant dans l’œcuménisme !

"Présentation des remonstrants aux francophones" par Jean-Claude Barbier, publié en 2005 sur le site de l’ELPN

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 14:21

Un réseau européen de protestants libéraux s’est formé en juillet 1998 au sein de l’International Association for Religious Freedom (IARF) / Association internationale pour la liberté religieuse. Alors que l’IARF, fondée au début du XIXème siècle par des unitariens et d’autres chrétiens libéraux, est ouvert aux libéraux de toutes les religions et spiritualités (chrétiens, juifs, soufis, bouddhistes, etc.), ce réseau vise à approfondir des questions théologiques spécifiques au christianisme en Europe à partir des principes suivants :

- la rencontre des protestants libéraux d'Europe à l'intérieur de l'IARF,

- l'Evangile de Jésus, engagé au service de Dieu dans le monde, guidé par l'Esprit de liberté,

- l’ouverture aux Eglises, groupes et personnes qui vivent la tradition chrétienne de façon responsable et critique,

- être un lieu de quête de vérité et de partage de convictions dans un climat de liberté et de tolérance,

- rechercher le développement de positions chrétiennes libérales par des conférences, publications et échanges,

- être animé par un comité représentatif.

Ses fondateurs ont été : Pr. Max Balsiger (Meikirch, Suisse), Rév. Pr. Dr. Eric Henri Cossee (théologien, Fraternité des remonstrants, Amsterdam, Pays-Bas), Pr. André Gounelle et Robert Serre (Association Evangile et Liberté, Montpellier, France), Rév. Arthur J. Long (Unitarian Christian Association, Manchester, Grande-Bretagne), Dr. Andreas Rössler (Stuttgart, Allemagne), Rév. David Steers (Non-Subscribing Presbyterians, Belfast, Irlande), Evêque Dr. Arpad Szabo (Eglise unitarienne de Roumanie, Cluj-Napoca).

Les organisations engagées * sont les suivantes :

- Remonstrant Brotherhood (Pays-Bas)

- Free Christian Association (Allemagne)

- Free Christian Association (Suisse)

- General Assembly (GA) of Unitarian and Free Christian Churches (Great Britain) (dont l’Unitarian Christian Association fait partie)

- Non-Subscribing Presbyterian Church of Ireland

- les protestants libéraux de France, en fait l’association Evangile et Liberté

- Romanian Unitarian Church

- Hungarian Unitarian Church 

* ndlr : ces organisations ont apporté leur concours à la naissance du réseau, mais les inscriptions au réseau sont d'ordre individuel, les groupes étant invités, quant à eux, à s'inscrire à l'IARF (précision apportée à la réunion d'Utrecht le 26 octobre 07).

iarflogo.jpg

le Réseau européen des protestants libéraux agit au sein de la branche européenne de l'IARF

Ce réseau organise des conférences dans le cadre des rassemblements de la branche européenne de l’IARF, bien que de façon distincte. La première rencontre a eu lieu à Bad Boll près de Stuttgart, en Allemagne, en juillet 1998 sur le thème "Le rôle unifiant du Saint-Esprit" (The Unifying role of The Holy Spirit), puis, toujours au même lieu, en juillet 2001 sur "le christianisme non dogmatique" (Non-Dogmatic Christianity). En juillet 2005, l’ELPN organisa à Cluj-Napoca, au siège de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, une pré-conférence précédent celle de l’IARF sur le thème : "Les meneurs religieux libéraux au sein d'une société en changement : enjeux et possibilités". 

Le réseau a publié quelques livres (une étude comparative sur la communion, sur le baptême, etc.). Son site présente des articles et donne des informations sur le réseau. L’association français Evangile et Liberté, en la personne de Robert Serre, a assuré le secrétariat du réseau jusqu’en 2004, puis la relève fut prise par une pasteur remonstrant, Mme Peronne Boddaert, et le site est géré par la communauté des remonstrants. Les échanges se font en anglais.

L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) y a participé activement en 2005 : articles en français sur le site, communication de Jean-Claude Barbier sur "Le décloisonnement des rôles cultuels" à la conférence de juillet 2005. Elle maintient des relations avec les membres actifs de ce réseau.

 Mme Peronne Boddaert est décédée le 5 mars 07, voir notre hommage dans les "Actualités unitariennes"

Présentation des remonstrants et des prebytériens non-souscricants irlandais dans la même rubrique de nos "relations extérieures"

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 07:27

Trop souvent l’approche d’une question se fait à coup d’arguments et ceux-ci ne manquent pas de se bousculer ! Il nous faut au contraire bien sérier les choses afin que le débat puisse gagner en clarté et que nous avancions pas à pas, en toute sérénité.

Disons d’abord que les chrétiens unitariens se situent dans la tradition protestante, pour laquelle c’est la Mairie qui marie les couples et non l’Eglise. La responsabilité est en effet prise devant la société civile et sur un plan juridique. Ce sont donc à nos députés de non à nos religieux de décider des formes d’union conjugale qui sont légales ou non dans un pays donné.

Seulement après, à la demande des nouveaux époux, l’Eglise bénit le couple lors d’une action de grâce (rendre grâce à Dieu). Le " mariage religieux " n’est donc pas un doublon du premier, sa reproduction sous le regard de Dieu. Nous ne sommes plus en théocratie et Dieu n’est pas législateur ! Et nous ne sommes plus sous un régime clérical. Les couples qui entrent à l’Eglise sont déjà mariés !

Par rapport à Dieu, l’Eglise catholique exige l’indissolubilité du couple et refuse le divorce. Elle continue ainsi la fiction d’un mariage fait à l’Eglise. Pour les protestants, les époux reçoivent une simple bénédiction et non un " sacrement de mariage ".

flag-rainbow.gif

le drapeau de l'arc-en-ciel (rainbow) adopté par les homosexuels comme revendication de convivialité

Nombre de couples mariés civilement éprouvent le besoin d’une cérémonie religieuse pour mieux partager leur joie avec leurs parents et amis, pour témoigner de l’importance qu’ils attachent à leur aventure à deux, pour remercier Dieu du bonheur de la vie. Soyons alors présents à leur côté, chez eux lors d’une fête familiale ou dans un lieu de culte, en tenant compte de leur propre itinéraire et des sentiments religieux ou philosophiques de leur entourage. C’est ce que nous entendons par l’accompagnement spirituel. L’acteur religieux n’impose pas de normes à priori, ni sa théologie, mais s’adapte à la situation et aide à l’expression des personnes concernées. Il garde toutefois sa liberté de dire non si le projet ne lui convient pas et d’orienter le couple vers une autre personne ou communauté plus en concordance.

Voir le " Mariage à la carte ", message du 7 décembre 2006.

Il appartient à chacun de prendre ses responsabilités s’il est sollicité par un couple et d’aider à l’organisation de la cérémonie religieuse ou spirituelle. La prochaine AG de l’AFCU discutera s’il peut le faire, aussi, au nom de notre communauté de chrétiens unitariens.

Autre question : faut-il bénir le couple comme dans la tradition cléricale ? Certes oui si le couple le demande et en ressent le besoin, mais on peut penser aussi que la grâce de Dieu est donnée à tous sans besoin de l’intermédiaire d’un ministre du culte qui agit au nom d’une Eglise. Dieu est assez Grand pour donner ses bénédictions lui-même ! Par contre, les parents présents où toutes autres personne âgées et sages pourraient être sollicités pour apporter leur bénédiction en renouant avec la grande tradition biblique.

Plus largement, la question se pose pour toutes les cérémonies qui marquent les étapes de notre vie : la naissance (la " présentation au temple "), le baptême ou l’engagement dans une communauté, le mariage, l’enterrement.

Quant à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, chacun peut avoir ses opinions sur ce sujet controversé. Là aussi, la décision n’en revient pas aux religieux, mais à nos députés. Au sein de nos communautés religieuses, ne cherchons donc pas à prendre position sur toute chose, que ce soit dans un sens conservateur (le cléricalisme de droite) ou progressiste (le cléricalisme de gauche) et respectons la liberté de pensée des uns et des autres.

L’accompagnement spirituel ne vaut pas approbation, mais tout simplement présence emphatique, aide à l’expression, invitation à la méditation et à la louange à Dieu.

C’était une proposition de Jean-Claude Barbier pour notre prochaine AG, à débattre.

Voir le témoignage de Jean Vilbas sur notre site documentaire La besace des unitariens, et " Halte à l’homophonie des Eglises ", message du 14 avril dans les Actualités unitariennes.

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro le 5 mars 2013 et mis en ligne sur le site du Projet Gionata (Progetto Gionata, portale su fede e omosessualità) sous le titre " I cristiani unitariani e la benedizione religiosa delle coppie gay " (lien).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans accompagnement spirituel des couples
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 18:03

Ne disposant pas de statuts en propre, plusieurs associations de chrétiens unitariens (Italie, Burundi et Congo) ont demandé en 2005 de s'inscrire à l'AFCU dont les statuts prévoient des "groupes locaux". Selon les législations nationales, il en en effet parfois laborieux d'obtenir la reconnaissance de ses statuts.

Italie--la-CICU.jpg le calice des chrétiens unitariens italiens avec le tétragramme IHVH, cette inscription valut l'année dernière  l'attaque par des hackers anti-sémites contre le site Internet de l'association et sa destruction

Juriquement donc, la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU), fondée en mai 2004 par Roberto Rosso, l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUC), fondée en 2002 par Fulgence Ndagijimana, et l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC), fondée en août 2004 par Alain Patrice Yengué, font partie de l'AFCU. Leurs responsables siègent au conseil d'administration de notre association (CA qui entérine ou non les décisions importantes prises en AG, hormis la composition du bureau). Un trésorier adjoint de l'AFCU a été nommé au sein de chacune de ces association afin d'y prélever les cotisations (un minimum de 5 cotisants qui donne droit à un poste de représentant au sein du CA).

Ceci dit, dans la logique congrégationaliste qui est la nôtre, cette couverture juridique laisse chaque communauté entièrement libre de gérer ses affaires et de décider de ses orientations. Elles ne reçoivent bien entendu aucune directive et les cotisations sont laissées sur place à leur propre usage. Mais les échanges par courriel sont fréquents entre nous et nous sommes, comme on dit, sur la même longueur d'onde.

Ce partenariat entre nos associations chrétiennes unitariennes fut mis en place en 2005 avec l'accord du bureau de l'AFCU (alors présidé par Jean-Marie Godillot) et de notre président d'honneur (Albert Blanchard-Gaillard), puis voté en AG 2005 et entériné par notre conseil d'administration réuni à Digne le 30 octobre de la même année. Sur ce, Jean-Pierre Babin, nouveau président de l'AFCU, en date du 1er novembre, adressa le courrier suivant à nos partenaires :

Nantes, le 1er novembre 2005

Cher Ami,

Je suis très heureux de vous faire savoir que, à la suite de notre assemblée générale extraordinaire des 15-16 octobre, notre conseil d'administration, en sa séance du 30 octobre, a entériné l'accord qui avait été conclu entre vous et notre bureau, à savoir :

1° - votre association a le droit d'utiliser nos statuts et de se présenter comme "groupe local" de l'AFCU, tout en gardant sa propre dénomination, son mode de fonctionnement et le choix de ses activités. L'AFCU a été déclarée à la préfecture des Alpes de Haute Provence, à Digne, le 5 février 1997 conformément à la loi de 1901 sur les associations.

2° - vous avez à choisir en votre sein un trésorier adjoint de l'AFCU qui prélèvera les cotisations annuelles selon le tarif décidé en assemblée générale. Les cotisants seront membres de l'AFCU et auront le droit de voter par correspondance dans le cadre de nos AG. Chaque nouvel adhérent doit impérativement faire parvenir au trésorier de l'AFCU une attestation de son accord avec les statuts afin d'être enregistré. Conformément à nos statuts, un minimum de 5 adhérents vous donne le droit d'avoir un représentant de votre association au conseil d'administration de l'AFCU.

3° - Le trésorier adjoint gère le budget ainsi obtenu indépendamment des autres ressources propres à votre association. Il le gère en gardant l'argent obtenu sur place et en l'utilisant pour vos propres besoins. Il envoie un rapport annuel au trésorier (rapport qui est une obligation statutaire tous les deux ans).

Nous vous assurons de notre entière fraternité, au nom de Jésus qui nous réunit tous et sous la bénédiction de Dieu.

Toutes nos associations ont été reconnues par le bureau exécutif de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) en avril 2006

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 17:23

 

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En plus de biographies d’unitariens (pas moins de 28 à ce jour !), notamment nos réformateurs des XVI- XVIII° siècles, Didier Le Roux présente sur son site " Unitariens " (http://www.unitariens.new.fr), des articles : une présentation du catéchisme de Rakow ; la célébration avec des fleurs ; le calice à la flamme des unitariens ; le calice dans les ornementations unitariens en Transylvanie ; les cartes de vœux de l’AFCU.

Ainsi qu’une série de documents directement traduits de l’anglais par ses soins : lettres de Michel Servet lorsqu’il était en prison à Genève (1553) ; les " arguments " de John Biddle (1647) ; le " double catéchisme " du même auteur (1654, avec un premier catéchisme en 24 chapitres et un second, plus bref, cependant en 10 chapitres, pour les enfants ; " Notre héritage unitarien " de l’historien américain Earl Morse Wilbur (1925, en 6 chapitres).

Ce site est recommandé par les associations de chrétiens unitariens francophones (AFCU en France, ACUB au Burundi, ACUC au Congo) et par le réseau de la Correspondance unitarienne. Il a été lancé le 23 mars 2006 et reçoit déjà de très nombreux visiteurs.

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 08:23

oeufs-de-P--ques-dans-un-parterre-de-jonquilles.jpgL’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) vous souhaite de bien joyeuses Pâques. Que nous vivions nos diverses spiritualités et religions dans la joie des liens sociaux fraternels, sans nulle discrimination de croyances, et avec le vif sentiment que nous sommes instamment conviés à participer, tous ensemble, à une Création faite par un Dieu que Jésus appelait " Père ".

En cette fête coutumière du printemps, du renouveau de Dame Nature, pensons au destin, qui nous lie tous, de notre planète pour l'instant encore si bleue. Et puis, que nous soyons de tradition coutumière, chrétienne, post-chrétienne ou autre, sortons nos œufs pour les peindre des plus vives couleurs de l’arc-en-ciel !

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