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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 08:46

Le Rwanda se présente comme "le pays des mille collines" d'une altitude moyenne de 1 000 m. Kigali, la capitale est à 1400 m d'altitude et, à l'est de la ville, le mont Kigali culmine à 1850 m. C'est au sommet de ce mont que la Congrégation unitarienne du Rwanda a organisé une visite le dimanche après-midi 22 décembre, après le culte, au bénéfice de ses invités burundais en louant un car. Bien sûr, nous en avons tous profité !

Au sommet, une forêt de pins, une ancienne auberge malheureusement abandonnée, une vue splendide sur la ville, une buvette, et un centre équestre ; également des moucherons liés à la végétation. A noter une exploitation semblant non actuelle avec des trous pour excaver des pierres de construction et des tranchées pour prendre des graviers afin de renforcer les routes. Pour accéder au sommet du mont, une route en terre entamée par l'érosion et donc avec des crevasses et des passages boueux. Mieux vaut prendre un taxi-moto si l'on est seul !

 

Les séminaristes se dispersant à la sortie du car :

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Un groupe devant l'auberge abandonnée : 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 08:05

De même que nous l'avions fait à Bujumbura en décembre 2012, nous avons délivré une attestation à tous les participants de notre séminaire de Kigali (16-23 décembre 2013). Cette attestation a été faite sur papier avec entête de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), association loi 1901, avec le texte suivant :

AFCU_texte_lateral.jpg
Je soussigné, Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), certifie que M. / Mme / Mlle ........... a participé au séminaire de formation organisé par l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), en appui à l’Association unitarienne francophone africaine (AUFA) et à la Congrégation unitarienne du Rwanda, à Kigali du lundi 16 au lundi 23 décembre 2013.
La formation a porté sur nos croyances en Dieu et/ou en une dimension spirituelle de la vie (programme B du séminaire de l’EUfr), sur notre connaissance historique de Jésus, de sa personne, de son mouvement et notre façon de lire la Bible (programme C), sur l’histoire de l’unitarisme de la Réforme protestante anti-trinitaire du XVIème siècle à l’unitarisme-universalisme américain du XXème siècle (programme D), et sur la répartition des rôles et des fonctions au sein d’une communauté unitarienne et ses relations extérieures (programme E).
Fait à Kigali, le 23 décembre 2013. Signé d'une part par Jean-Claude Barbier et d'autre part par Clément Uwayisaba pour la Congrégation unitarienne du Rwanda (avec le tampon de celle-ci).

 

Sur les photos suivantes, les participants burundais exhibent leurs attestations :


2013_12_22_kigali_groupe_fr_P1012693.JPG

Clément Uwayisaba, fondateur et président de la Congrégation unitarienne du Rwanda (au centre et en vêtement noir) pose avec la délégation burundaise pour les deux photos ci-dessous :

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 07:18

Un séminaire de formation d'une semaine entière, du lundi 16 au lundi 23 décembre 2013 inclus, a eu lieu à Kigali à l'initiative de la Congrégation unitarienne du Rwanda avec l'appui de l'Association unitarienne francophone africaine (AUFA). Les cours ont été assurés par Jean-Claude Barbier dans le cadre de la formation mise au point par l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) en 2012 ( lien). Ce séminaire de Kigali (au Rwanda) fait suite à celui qui eut lieu l'année dernière à Bujumbura (Burundi) entre Noël et le premier de l'An (lien).

26 Rwandais et 15 Burundais y ont participé, soit 41 participants. Les cours ont été donnés le matin de 9h à 13h (soit deux exposés) et l'après-midi a été consacré à des discussions en langues locales (en kinyarwanda et en kirundi) sur les sujets abordés le matin. Les photos suivantes ont été prises par Jean-Claude Barbier à la fin du séminaire, le lundi 23 décembre en fin d'après-midi.

 

2013_12_22_kigali_groupe_fr_P1012691.JPGici les participants rwandais

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Une excellente osmose s'est réalisée entre les deux cohortes,  ainsi qu'en témoignent la photo suivante prise le lundi après-midi, à la fin du séminaire. Plusieurs Burundais et Rwandais se connaissaient déjà. Ici, les jeunes filles rwandaises animent la photo en se mettant devant les participants burundais (dont 5 membres ne sont pas sur la photo étant partis le matin même).


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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 09:11

World-in-Our-Hands.jpgC’est l’intitulé d’une nouvelle rubrique de notre site (lien) en espérant que les chrétiens unitariens pourront concrétiser cet engagement. Association loi 1901, l’AFCU est habilitée en effet à organiser des débats et à les publier, à faire un manifeste et à le proposer à signature, à susciter des rencontres sur ce thème, etc. C’est un espace de concertation et de décision entre chrétiens unitariens de France et pays francophones voisins.

Pour une réflexion plus générale, s'adressant à l’ensemble des croyants et religions, nous proposons la rubrique du site des Etudes unitariennes « La religion écologique » (lien).

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 20:03

Lu sur Wikipedia à l'article consacré au protestantisme (lien) les sept "principes" suivants censés être partagés par les protestants toutes sensibilités confondues. Mais s'agit-il seulement de principes ? N'y a-t-il pas dogme dès lors que l'on présente une interprétation des Ecritures (le Nouveau testament ou la Bible plus largement) comme seule vraie, excluant les autres compréhensions ? Les unitariens peuvent-ils souscrire à chacun de ces diktats ? Sommes-nous de bons protestants ? Nous ouvrons ici un débat ; que chacun dise s'il souscrit ou non à ces affirmations que d'aucuns présentent comme "fondamentaux". Nous reproduisons l'énumération de ces principes tels qu'ils sont présentés dans l'article cité.


reforme_protestante.jpg

gravure protestante montrant que la Bible seule l'emporte sur tous les arguments catholiques !


Sola gratiapar la grâce seule ») - L'homme ne peut pas mériter son salut auprès de Dieu, mais Dieu le lui offre gratuitement par amour. Ce qui rend l'homme capable d'aimer lui aussi. Ainsi, la valeur d'une personne ne dépend que de l'amour de Dieu, et non de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social.
Sola fideSeule la foi compte ») - Ce don se fait à l'occasion d'une rencontre personnelle avec Dieu, en Jésus-Christ (solo Christo, par Christ seul). C'est cela la foi, non une doctrine ou une œuvre humaine. D'une personne à l'autre, elle peut surgir brusquement ou être le fruit d'un cheminement. Chacun la vit de manière particulière, comme sa réponse à la déclaration d'amour de Dieu.
Sola scripturapar l'Écriture seule ») - (A mettre en rapport avec le sacerdoce universel et l'éclairage indispensable du Saint Esprit). Considérée comme porteuse de la parole de Dieu, la Bible est à la fois la seule autorité théologique et le seul guide, en dernière instance, pour la foi et la vie. Elle est éclairée par la prédication de ministres appelés par l'Église et formés par elle (mais le Saint-Esprit peut appeler d'autres prédicateurs que seulement ceux-ci). À travers les témoignages humains qu'elle transmet, elle dessine des principes de vie à partir desquels s'exerce la responsabilité personnelle de chacun.
Solus ChristusJésus Christ seul »). Jésus Christ est le seul intermédiaire entre Dieu et l'Humanité.
Soli Deo gloriaà Dieu seul la gloire ») - Il n'y a que Dieu qui soit sacré, divin ou absolu. Ainsi, aucune entreprise humaine ne peut prétendre avoir un caractère absolu, intangible ou universel, y compris la théologie. De plus, partant du principe que Dieu a donné la liberté aux hommes, les protestants sont généralement favorables à un système social qui respecte la pluralité et les libertés.
Ecclesia semper reformandal'Église doit se réformer sans cesse ») - Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. Elles sont secondes. « Elles peuvent se tromper », disait Luther. Ainsi, les Églises doivent sans cesse porter un regard critique sur leur propre fonctionnement et leur propre doctrine, à partir de la Bible. En revanche, les chrétiens catholiques pensent qu'il faut être guidé par l'Église de façon claire. La certitude peut aller dans certains cas jusqu'au dogme (vérité qui ne peut être reniée), prononcée par un concile, ou par le Pape en vertu de l''infaillibilité pontificale'.
Sacerdoce universel - Principe de la Réforme protestante, que Luther considère comme central, selon lequel chaque baptisé est « prophète, prêtre et roi » sous la seule seigneurie du Christ. Ce concept anéantit les principes de hiérarchie au sein de l'Église. Chaque baptisé a une place de valeur identique, y compris les ministres (dont les pasteurs font partie). Issus d'études de théologie et reconnus par l'Église, ils sont au service de la communauté pour l'annonce de la Parole de Dieu (prédication et sacrements) et les missions particulières qui en découlent. Les femmes ont accès aux ministères de certaines Églises protestantes, cela a évolué en fonction des pays et des époques.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 19:10

Le protestantisme regroupe plusieurs vagues successives. D’abord le point de départ avec les réformes européennes du XVI° siècle, ce que l’on appelle le protestantisme historique avec par ordre de développement les réformes luthérienne (avec Martin Luther), helvétique (Ulrich Zwingli à Zurich, calviniste (Jean Calvin à Genève), anabaptiste, anti-trinitaire (en Lituanie, Pologne et Transylvanie) ; les calvinistes prendront le nom de Réformés et les anti-trinitaires celui d’unitariens ; les anabaptistes donneront naissance aux mennonites et aux baptistes (lien).


S’ajouteront à ce socle, des mouvances ralliées à la Réforme (vaudois lors du synode de Chanforan en 1532, anglicans à partir de 1536 avec l’influence d’un Thomas Cranmer) ; puis des mouvements de réveil (quakers avec George Fox à partir de 1650, méthodistes avec John Wesley à partir de son illumination en 1738) ; enfin de nouvelles Eglises qui, aux XIXème siècle aux Etats-Unis, se disent protestantes (Eglises adventistes, pentecôtistes, évangéliques indépendantes dont les Assemblées de Dieu, etc.). A noter que les témoins de Jéhovah se tiennent à l’écart, ainsi que quelques Eglises évangéliques indépendantes qui ne font pas partie des fédérations protestantes.


Quant aux unitariens, bien que protestants historiques, ils ne sont jamais cités dans les textes présentant le protestantisme ! Parfois, ils se retrouvent chez certains historiens dans la catégorie « Réforme radicale » avec les anabaptistes ! Seraient-ils donc les canard boiteux de la Réforme ? A noter qu’en cluj-napoca_institut_de_theologie_protestante.jpgTransylvanie, ils font séminaire théologique avec tronc commun avec les luthériens et les calvinistes (à l’initiative du régime communiste roumain, mais ce compagnonnage a été maintenu après sa chute). En France et régions francophones voisines, les unitariens sont en relation avec les protestants libéraux regroupés autour de la revue et association « Evangile et Liberté ».

L'Institut de théologie protestante à Cluj-Napoca (Kolozsvar en hongrois), bel édifice classique reconnaissable par sa tour d'angle. Vers le fond : le collège réformé puis l'église de même confession avec ses deux tours jumelles. En face, en sortant à droite de la photo, la grande place Avram Iancu où se trouve une cathédrale orthodoxe construite récemment.


On peut penser que, ne faisant pas partie des fédérations protestantes, ils ne font pas partie de la famille. En fait, ce sont les autres protestants qui les rejettent pour cause de non adhésion au dogme trinitaire. En 1559, le premier synode national protestant, tenu à Paris en 1559, élabora la confession de foi, qui, ratifiée en 1571 par le synode de La Rochelle, prit le nom de confession de la Rochelle. Celle-ci écarta les anabaptistes et les anti-trinitaires ; depuis, aucun synode ultérieur n’est revenu sur cette décision. Honni soit qui mal y pense ! Si des Eglises réformés de France, de Wallonie et de Romandie ont toléré en leur sein quelques pasteurs libéraux qui se sont déclarés de conviction unitarienne (dans le cadre d’Eglises latitudinaires acceptant plusieurs théologies), cela a été tempéré par le fait que ceux-ci en ont fait une question d’opinion personnelle et subordonnée à leur appartenance protestante libérale, et donc non militante, hormis le pasteur belge Pierre Bailleux (lien) et le pasteur français (ERF) Pierre Jean Ruff (lien).


federation_protestante_de_france.jpgDepuis l’entrisme des chrétiens évangéliques au sein des fédérations protestantes, il est certain qu’une éventuelle candidature unitarienne serait rejetée avec encore plus de fermeté. Rappelons que le Conseil œcuménique des Eglises (COE) basé à Genève a renforcé sa définition « trinitaire » du chrétien à l’instigation d’Eglises luthériennes et des Eglises orthodoxes (l’Eglise réformée de France ERF avait alors protesté, lien). 

 

Paradoxalement, c'est à une fédération catholique non dogmatique et indépendante, acceptant les protestants et les unitariens, la Fédération des réseaux du Parvis, que les chrétiens unitariens français ont adhéré en mai 2006 ! (lien).

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 19:31

par Jean-Claude Barbier, article à la Une dans le bulletin n° 133, novembre 2013, de la Correspondance unitarienne.

 

Si les Eglises chrétiennes ne posent pas de conditions financières pour leurs prestations, lesquelles sont gratuites quitte aux bénéficiaires à faire un geste selon leurs possibilités, elles n’en ont pas moins des exigences morales et religieuses : l’adhésion à une confession de foi, le suivi du catéchisme pour être baptisé, être en règle pour recevoir les sacrements ou des bénédictions, etc. C’est bien entendu de leur plein droit.


Mais voilà que, de nos jours, les internautes chevronnés ont vite fait bien fait de dénicher sur la Toile l’existence d’autres Eglises dont les conditions d’admission peuvent être plus libérales – comme par exemple le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) qui propose un accompagnement spirituel des couples avec l’idée d’une adaptation aux personnes ( lien). Les entretiens avec les futurs époux et l’organisation de la cérémonie religieuse peuvent aisément se faire alors par messagerie et téléphone. C’est dire qu’aujourd’hui, si vous n’êtes pas contents, vous pouvez toujours vous adresser à une autre Eglise pour voir si c’est mieux ! Désormais, les Eglises locales ne sont plus incontournables … et les fidèles peuvent profiter de leur liberté de choix et faire jouer le pluralisme confessionnel et religieux !


Serait-ce l’ouverture au laxisme, à une relativisation des décisions ecclésiales, au contournement des obligations ? Est-ce l’acceptation progressiste d’une évolution des mœurs où chacun fait ce qu’il veut ? Peut-être, mais pour le chrétien sincère cela renvoie à l’attitude même de Jésus ô combien rebelle vis-à-vis des règles de son époque. Les pharisiens de son temps et le sanhédrin avait raison contre lui : une femme adultère prise en flagrant délit devait être lapidée ; les Juifs devaient éviter tout contact avec les Samaritains jugés hérétiques ou encore avec les femmes en état d’impureté rituelle à cause d’un épanchement sanguin (lors de leurs règles ou pour une autre cause) ou encore le fait de frayer avec des étrangers et d’utiliser leurs monnaies comme le faisaient les percepteurs d’impôts et de douanes ; le sabbat était « intégral » y compris lorsque son âne tombait dans un puit ou que la fringale vous tenaillait en traversant un champ de blé mûr, etc.


coeur-a-coeur.jpgAlors que faire d’un couple qui n’est pas en règle quant à ses obligations religieuses ? Lui dire de faire le nécessaire, de prendre patience, de convertir son conjoint … Mais tous ceux qui ont aimé avec passion savent très bien que l’amour n’attend pas, qu’il est pressé, qu’il vit chaque seconde dans l’urgence ! Et puis n’est-ce pas le moment précisément - où le couple vit le bonheur de vivre, la joie d’aimer, l’envie de partager son enthousiasme à leurs proches et à tous leurs amis - de se tourner vers Dieu ou la Source de la vie ou l’Energie initiale ou toute autre façon de désigner la transcendance spirituelle que nous ressentons profondément en nos êtres, et plus particulièrement en ces moments d’euphorie.


Dans cette relation à Dieu, notre intuition à partir de ce que nous vivons nous-mêmes, notre expérience de la vie, notre sentiment de sa présence indicible sont beaucoup plus importants que les croyances qui renvoient quant à elles à des théologies plus ou moins abstraites, liées à des doctrines religieuses particulières, et manifestement « construites de main d’homme » !


Et puis, si Dieu existe, s’il est vraiment ce Dieu créateur de l’univers et donneur de vie que nous pensons, ne serait-il pas plus généreux que les hommes ? Au juridisme ecclésiale, trop souvent étouffant, oppressant, déprimant, ne faut-il pas résolument opposer une toute autre façon d’accueillir les demandes? Une attention personnalisée, des conseils adaptés aux situations particulières, des points de repères, la proposition de textes évangéliques qui peuvent nous inspirés – mais cette fois-ci en toute liberté ! un accompagnement spirituel non directif (qui n’a plus rien à voir avec la « direction des consciences »), et enfin l’orientation vers une communauté la plus à même de recevoir le couple le temps d’une cérémonie. C’est ce que nous avons appelé « le mariage à la carte » à l’occasion du mariage d’un couple canadien que nous avions organisé en septembre 2006 (lien),


Et puis, cessons aussi d’accepter les prétentions des Eglises ou autres communautés religieuses. Non, dans un Etat moderne et laïc, ce ne sont plus elles qui font le mariage, mais la Mairie ! Si bien que le couple arrive à l’église, au temple, à la synagogue, à la mosquée ou autre lieu de culte, en étant déjà marié! Mieux, dans la tradition chrétienne, ce sont les époux qui se donnent eux-mêmes le mariage et le prêtre n’est là que comme témoin, au nom de la communauté, de leur union. C’est donc devant Dieu directement et sans intermédiaire que les époux se tiennent. Même la bénédiction reçue est reçue de Dieu et non des hommes (le prêtre ou le pasteur ne faisant que souhaiter cette bénédiction) *. Aux discours religieux englobants et qui sont trop souvent du rabachâge de catéchismes quelque peu vieillots, nous devons substituer une théologie plus lisible à notre raison, plus rigoureuse dans sa démarche intellectuelle, plus spirituelle aussi. C’est Jésus qui disait que le vin nouveau se boit meilleur dans de nouvelles outres ! * Le pasteur Pierre-Jean Ruff l’explique en article à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 125, mars 2013, lien.


Dans cette perspective, c’est désormais aux futurs époux de préparer eux-mêmes leur mariage et la façon dont ils souhaitent que la cérémonie religieuse se déroule. Libre à eux, aussi, de demander les services d’un ministre du culte de leur convenance qui comprenne leur propre itinéraire spirituelle. Réciproquement, libre à un ministre de ne pas présider à des rituels qu’il estimerait contraire à sa conscience (mais dans ce cas, il peut orienter le couple vers un autre ministre).


Nous sommes résolument post-confessionnels, à savoir que nous pensons que les chrétiens, quelque soit leurs confessions doivent s'aimer et se rendre service mutuellement. De confession unitarienne (l'une des Réformes protestantes du XVIème, l’anti-trinitaire), toutes nos activités sont ouvertes à tous, indépendamment de leur propre appartenance religieuse ou philosophique. Il en est ainsi par exemple pour nos cultes "on line" ( lien).


Mieux, que ce soit pour les baptêmes, les communions, les mariages ou les enterrements, les bénédictions ou les actions de grâce, les communautés religieuses doivent s'entraider et être au service des personnes. Par exemple, le baptême d'un jeune en état de choisir ou d'un adulte est une entrée dans l'Eglise, mais c'est à lui de décider de la communauté chrétienne qu'il souhaite fréquenter ; la confirmation est une volonté d'engagement, mais là aussi c'est au confirmé de choisir son programme ; les ministères sont un engagement au service de l'Eglise (en fonction de ses talents au sens paulinien du terme), mais la communauté desservie peut être autre que celle qui ordonne, etc. Les choix peuvent se faire au sein de sa confession ou bien dans une autre, peu importe. Les Eglises doivent être en osmose et non plus se situer en concurrence comme de vulgaires commerciaux !


Notre titre renvoyant au passé les Eglises conditionnelles est bien entendu une utopie, mais c’est pour mieux dire combien notre mouvance unitarienne veut dépasser cette vision réglementaire du mariage religieux et, d’une façon plus générale, de l’accès aux « sacrements » et aux « bénédictions ». Il vaut mieux à notre avis insister sur la sincérité, la générosité et l’engagement des postulants.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:04

cene_avec_ordinateurs.jpgAvec la déchristianisation, les communautés unitariennes déjà existantes voient le nombre de leurs fidèles diminuer d’une façon drastique et les nouvelles communautés locales, quant à elles, n’arrivent pas à prendre véritablement leur essor (comme en France et en Italie) ou disparaissent (comme en Espagne). La tentation est alors grande de proposer un élargissement à d’autres croyants libéraux proches de nous. Mais comment réaliser cet élargissement ?

a) en s’élargissant à des chrétiens ariens, à des chrétiens évangéliques ou biblicistes qui se disent unitariens car anti-trinitaires, à des chrétiens libéraux, etc. ? Soit une dilution des unitariens dans une nouvelle appellation comme par exemple ‘chrétiens libres’ (proposition d'Albert Blanchard-Gaillard en 1997), ‘chrétiens libéraux’, comme dans le cas à Milan avec la récente fondation d’une Communauté chrétienne libérale interdénominationnelle (« Comunita’ Italiana Cristiano-Liberale Interdenominazionale » / CICLI, lien), qui vient d’être fondée le 26 août 2013 par le révérend unitarien Lawrence Sudbury et qui prend le relais d’un communauté unitarienne (lien).
b) la fusion avec une autre ou d’autres Eglises, comme par exemple aux Etats Unis en 1961 entre d’une part les congrégations unitariennes et d’autre part l’Eglise universaliste, ce qui a donné l’Association unitarienne-universaliste des congrégations (UUA). Ou bien encore entre Eglises chrétiennes libérales faisant un culte local commun dans une même église, ce qui aboutit à des assemblées latitudinaires dont les pasteurs peuvent se référer à plusieurs théologies proches les unes des autres (par exemple des unitariens avec des méthodistes, des chrétiens « unis », etc., lien). Cela rejoint l’ancienne Eglise réformée de France (ERF) ouverte à plusieurs théologies, dont l’unitarienne, lien (avec l’Eglise unie de France EPUdF, par contre, la question n’est pas encore clarifiée car les luthériens insistent sur le dogme trinitaire).
c) l’entrée dans une fédération où chacun garde son identité et ses propres institutions, comme par exemple la participation depuis avril 2006 de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) à la Fédération des réseaux du Parvis, majoritairement catholique mais non dogmatique (lien) ou encore l’Assemblée générale des unitariens et des Eglises libres dans les îles britanniques : la 'General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches' (fondée en 1928 en relais de la British and Foreign Unitarian Association qui datait de 1825).

Quel bilan ? Il est bien entendu riche en informations et en activités partagées, en ouverture à d’autres courants, pour le meilleur en curiosité et connaissance réciproque. Mais force aussi est de constater que les préoccupations ne sont pas forcément les mêmes, que les styles restent différents, et qu'il convient dans tous les cas de garder ses propres instances et activités (ce que le 'Manifeste d’Avignon' en août 2007 conseillait déjà, lien).
Dans le pire des cas, c’est la paralysie au sein d’une entité composite. Les congrégations unitariennes américaines ont par exemple perdu tout anti-trinitarisme en fusionnant avec l’Eglise universaliste qui, bien que libérale et non dogmatique, n’a jamais dénoncé la Trinité et les autres dogmes. Plus de théologie, plus d’exégèse biblique, plus d’exigence … sinon des généralités qui ne dérangent plus personne !
Il reste qu’au sein des communautés libérales, les auteurs peuvent toujours s’engager sur des textes qui n’engagent plus qu’eux-mêmes, étant signés de leur nom. En quelque sorte des communautés d’expression libre et de partage sans l'objectif de rechercher un unanimisme, sans credo et sans foi communautaire.
Dans cette optique, on pourrait peut-être relancer les dialogues inter-religieux ou inter-convictionnels en laissant libre court aux différences et aux débats, mais aussi aux recherches pouvant aller éventuellement jusqu’à des manifestations et l’organisation de prières et de cultes en commun.

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Comunione unitaria italiana (CUI), lien.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:36

Depuis février, ce local nous sert de lieu de rencontre et de prière. Il est a 12 km du centre ville, à Kanombe, à 2 km de l'aéroport international de Kanombe, au sud-est de Kigali.


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 17:54

La Congrégation unitarienne du Rwanda a reçu l'autorisation d'exercer ses activités par décision du 25 juin 2013, valable un an, première étape, vers une reconnaissance officielle de son entité. Message de son président, Clément Uwayisaba :
rwanda_autorisation_juin_2013.jpgChers Frères, Chères Soeurs, Cher(e)s Ami(e)s,
J’ai le plaisir de vous annoncer la reconnaissance de notre congrégation, groupe émergent reconnue par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) récemment, le 25 fevrier 2013, par l’autorité compétante de la République rwandaise. Nous avons, enfin, le droit d’opérer sur tout le territoire du Rwanda ; nous avons le droit de prier, faire d’autres activités (justice sociale, etc.) officiellement.
Nous sommes une communauté de jeunes femmes et de jeunes hommes qui, désormais, vont réaliser leur rêves de changer les vies. Changer la facon de penser à la chose divine et reconstruire notre société déchirée par pas mal de conflits et situation après génocide.
Nous sommes très fiers et très joyeux de recevoir ce document valeureux à nos yeux, document venant de la sueur de nos membres depuis 2009.
Nous sommes déterminés à aller le plus loin possible pour faire grandir la pensée unitarienne, pensée de liberté. Ici, il est question de liberté religieuse et non pas les affaires politiques vue la grande sensibilite que ce mot représente dans notre quotidien au Rwanda.
Cher(e) s Frères et Soeurs de la Congrégation unitarienne du Rwanda,
Dans nos statuts il est écrit: « La Congrégation Unitarienne du Rwanda valorise ce qui est universel et unit le meilleur de toutes les civilisations. Il est synonyme d’humanisme et respecte toute culture. Il unifie la science, l’éthique, la psychologie et la spiritualité. Il est contre le sectarisme, le racisme, le sexisme, l’homophobie, le totalitarisme, l’intégrisme et l’idéologie génocidaire ». Restons concentré sur nos valeurs et croyances, restons sur notre parole et soyons la vraie lumière de notre société. Nous avons une grande opportunité, saisissons la.


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Clément Uwayisaba lors de la rencontre unitarienne à Bujumbura en août 2013 (lien).

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Comunione unitaria italiana (lien).

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