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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 19:02

Albert Blanchard-Gaillard, maître d’œuvre de l’unitarisme en France et actuel président d’honneur de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), maintenant âgé de 78 ans, se souvient très bien de la présence du révérend Arpad Szabo à la conférence mondiale de l'International Association for Religious Freedom (IARF) / Association internationale pour la liberté religieuse qui se tint à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier du 7 au 11 juillet 1986. Il était venu avec un autre révérend transylvain, l’historien Janos Erdö. Tous deux étaient des collaborateurs de l’évêque Lajos Kovacs, lequel n’avait pas pu faire le déplacement ; Janos Erdô succédera d’ailleurs à ce dernier en 1994 (pour un règne de 2 ans 1994-1996), puis ce sera Arpad Szabo qui prendra le relais à partir de 1996.

 

Eglise_unitarienne_Transylvanie_Arpad_Szabo.jpg

 

Il y avait aussi l’évêque Jozsef Ferencz de l’Eglise unitarienne de Hongrie (dont le siège est à Budapest). Ce dernier parlant bien le français, c’est avec lui que Albert Blanchard-Gaillard eut le plus de contact et il fut d’ailleurs chargé de lui servir de guide.

 

C’est précisément cet évêque qui, quelques mois plus tard, consacrera comme pasteur l’Américaine Lucienne Kirk, le 7 décembre 1986, en l'église unitarienne de Cluj-Napoca (l’évêque unitarien de Transylvanie, dont le siège est Cluj-Napoca, était alors le Dr Lajos Kovacs, susmentionné et qui fut évêque de 1972 à 1994). Après cette ordination, Lucienne Kirk exercera des suppléances au sein de l’Eglise réformée de France (ERF), notamment dans une paroisse des Cévennes à Vialas ; puis elle rentra aux Etats-Unis en 1990 et milita au sein de l’Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCF).


Suite au décès du révérend Arpad Szabo, ce jeudi 30 septembre, les chrétiens unitariens de France et des pays francophones voisins envoient leurs condoléances à la famille du défunt et assurent l’Eglise unitarienne de Transylvanie de toute leur fraternité.

 

Voir aussi notre article dans les Actualités unitariennes : "les unitariens sont en deuil de l'ancien évêque de Transylvanie, Arpad Szabo" (lien). Ces deux textes ont été traduits en anglais et mis sur la page "Tribute website to the Rev. Dr. Arpad Szabo" sur le site de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (lien)

 

 


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Published by d'après un témoignage d'Albert Blanchard-Gaillard - dans l'Eglise unitarienne de Transylvanie
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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 17:58

Tout naturellement, les unitariens du Burundi ( lien) et du Rwanda (lien) sont en relation étroite

 

rwanda-burundi.jpg

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 05:11

Dans un pays meurtri par un récent génocide ethnique et où l'Eglise catholique s'est révélée particulièrement défaillante lors de ce drame, un groupe de jeunes unitariens est porteur d'espoir. Ils sont une quinzaine, après une année de fonctionnement ; ils sont étudiants ; et ils font le culte chaque dimanche. Ils sont en relation avec les unitariens du Burundi (lien).

 

rwanda_unitariens_g.jpgrwanda_unitariens_c.jpgrwanda_unitariens_d.jpgrwanda_unitariens_f.jpgunitariens rwanda

 

Ils ont mis sur place un comité exécutif composé ainsi : Clément Uwayisaba (président), Aline Munyarubuga (vice-présidente), Eric Nshimiryayo (secrétaire comptable), Patrick Nsengiyumva (conseiller). Pour contact.

La Confrérie unitarienne du Rwanda a un site, hébergé par les chrétiens unitariens français (AFCU), et sur lequel vous vous trouvez ...

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Published by Jean-Claude Barbier - dans congrégation unitarienne du Rwanda
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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 20:18

unitariens_rwanda.jpgDe gauche à droite : Gilbert Migabo, Marie Grace Niyitegeka, Aline Munyarubuga (vice-présidente), Béata Kamayirese, Aline Mukashyaka, Clément Uwayisaba (président) et Olivier Clément Mubano


"Notre itinéraire commence juste au début de 2009, après que j'eusse parlé de religion et des unitariens avec Fulgence Ndagijimana, président de l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (lien).  Fulgence m'a indiqué alors des sites à consulter et il m'a invité à plusieurs réunions et ateliers à Bujumbura.


Aujourd'hui, nous sommes une équipe solide, très unie depuis nos études universitaires. Nous comprenons très bien nos engagements et nous sommes fiers d'être unitariens aux Rwanda. Notre pays est malheureusement  déchiré par son Histoire ; nous avons beaucoup de choses à faire pour reconstruire notre société rwandaise" (Clément, 23 septembre 2010)

 

"Notre groupe s'est mis d'accord sur les points suivants :
 

- Nous ne croyons pas que les préceptes, doctrines religieux puissent être vrais simplement parce que certains autorités religieux l'affirment.
- Nous respectons la liberté de croyance de chacun de nos membres.
- Nous sommes libres de développer nos propre concepts en ce qui concerne Dieu : un concept qui a un sens pour nous.
- Nous n'avons pas une doctrine déterminée à l'égard de Dieu.
- Nous ne croyons pas en un Dieu surnaturel qui intervient directement et change notre vie ou notre environnement.
- Nous croyons en l'Esprit de Vie : force du bien plutôt qu’un être surnaturel.
- Lors de l'office de chaque dimanche, il est question de notre croissance (croissance humaine), de nos questions personnelles auxquelles nous sommes confrontées chaque jour, des questions sociales, ainsi que des questions morales.
- Nous croyons que le cadeau de vie constitue en soi un miracle suffisant et que nous devrions la vivre pleinement, dans la joie et de façon aussi responsable que possible. Nous ne croyons donc pas aux miracles.
- Nous considérons Jésus comme l'un des plus importants professeurs de morale et d'éthique, qui a montré aux humains comment vivre d'amour et de compassion. Nous admirons et respectons sa façon de vivre, sa capacité d'aimer, la force de son exemple et son système de valeur.
- Nous considérons la Bible comme l'un des plus importants textes religieux mais nous n'estimons pas qu'elle soit unique ou exclusive de quelque façon que ce soit.

(Clément et Aline, 23 septembre 2010)

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Published by Clément Uwayisaba et Aline Munyarubuga - dans congrégation unitarienne du Rwanda
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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:09

Les Eglises « exclusives » conditionnent la participation de leurs fidèles à plusieurs préalables que ce soit des sacrements, à commencer par le baptême, à un credo, à une déclaration de foi pour les ministres du culte, à des prescriptions morales et autres, etc. Sur ces critères, on peut être « excommunié » en cas de défaillance, déclaré hérétique, mis à l’index, etc.

Par contraste, on a au contraire des Eglises « inclusives » qui, elles, ouvrent les portes et les fenêtres. Les « non-subscribing » en Irlande et en Ulster ont, historiquement, rejeté la profession de foi qui était exigée des pasteurs par l’Eglise anglicane ( lien). D’une façon générale, le protestantisme libéral resitue les credo comme expression de la foi communautaire à un moment donné dans un contexte donné, mais n’en fait plus un absolu.


Les congrégations unitariennes-universalistes, qui se sont constituées aux Etats-Unis au XXème siècle, à partir d’un christianisme d’ouverture, offrent un bon exemple d’inclusivité en pratiquant le multi-faith, l’acceptation de toutes les fois (que celles-ci soit religieuses, liées à une spiritualité ou encore de nature philosophique) (lien). L’Eglise unitarienne francophone (fondée en 2008) fonctionne aussi d’une façon inclusive ( lien), mais tout en maintenant les identités.


Entre ces deux modèles, nous avons des communautés identitaires de type démocratique, vivant selon leur propre conviction, mais sans rejeter ni critiquer les autres identités, cohabitant avec elles, voire – mieux -travaillant avec elles sur des chantiers communs. Par exemple, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) est à la fois identitaire - car elle regroupe des croyants en Dieu et fait référence à la personne et à l’enseignement de Jésus - tout en étant disposée à œuvrer avec les autres religions libérales.


Il y a aussi les Eglises latitudinaires qui sont ouvertes à plusieurs théologies

Larousse.jpgPour le Littré de 1880, ce mot est synonyme de laxisme !
LATITUDINAIRE (s. m.)
1. Terme de théologie. Celui qui se donne trop de liberté dans les principes de religion, ou qui en parle trop librement. Des principes latitudinaires.
2. Membre d'une petite secte [sic !] qui croyait que tous les hommes seront sauvés ; on disait aussi universaliste (XVIe et XVIIe siècles).
Comme synonymes : une morale permissive, relâchée. Le dictionnaire analogique aligne ce mot avec d’autres qui ne sont pas à son avantage ; c’est le moins qu’on puisse dire ! Jugez par vous mêmes : qui est sans morale, immoral, amoral, cynique, sans scrupules, misanthropique, laxiste, sans foi ni loi, indifférent, grave, (sic !)
C’est un vieux terme précisent les dictionnaires.
  

Kant (1724-1804) reprend ce laxisme supposé des latitudinaires et, contre sens total ou théologie bornée de sa part, en fait un synonyme du syncrétisme ! En effet, il appelle latitudinaire « celui qui, par indifférence au syncrétisme, applique à l’homme des déterminations opposées et conclut à un point de vue indifférentisme en matière historique » (Christian Godin, Dictionnaire de philosophie, éd. Fayard / éditions du Temps, 2004, p. 720).


En fait, le mot provient de « latitude », du terme latin « latitudo » qui indique la largeur. Il s’agit donc d’une théologie ouverte qui accepte un faisceau de doctrines proches les unes des autres, mais quand même pas contradictoires ! Les universalistes, au XVIIIème siècle, en Angleterre puis aux Etats-Unis, professaient que tous les hommes étaient promis au salut, nonobstant leur péchés, dès lors qu’ils gardent la foi et recherchent la vérité – le salut était universel et pour tous. Ils rejoignaient ainsi les unitariens et furent rejoints ensuite par les libéraux. Les puritains, par contre, maintenaient l’enfer comme lieu de punition !


L’Eglise réformée de France (ERF) offre un bon exemple d’Eglise latitudinaire en acceptant en son sein des pasteurs luthériens, baptistes, unitariens*, etc. , en plus bien entendu des pasteurs calvinistes / réformés.
* l’Américaine unitarienne, Lucienne Kirk, exerça comme pasteur dans les Cévennes de 1987 à 1990 ; elle était alors présidente d’honneur de l’Association unitarienne française (AUF) qui venait d’être fondée en 1986. Plusieurs pasteurs de l’ERF, protestants libéraux, ont des convictions unitariennes et ne s’en cachent pas.


On pourrait tout aussi bien parler de christianisme ouvert.

En fait, dans les sociétés modernes et démocratiques ou l’individuation peut se développer librement, même les communautés paroissiales des Eglises exclusives regroupent des fidèles dont les croyances personnelles sont des plus diverses et parfois contradictoires. En se proclamant « inclusives » les assemblées unitariennes-universalistes font d’abord preuve de réalisme !

 

Il leur reste à fonder leur cohésion sur autre chose que l’affirmation de croyances communes, comme par exemple une éthique du dialogue, des échanges, des mises en commun. L’écoute mutuelle entre les fidèles, le partage des convictions et des vies personnelles, les gestes fraternels de communion soudent la communauté tout autant sinon plus que les discours et prières de type communautaires (et communautaristes !).

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le vocabulaire religieux
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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 08:36

Lisanga.jpgFondée en novembre 2007 par Grégoire Bokungu, l'association chrétienne unitarienne Lisanga ya bandimi na Nzambe s'est rapidement organisée et s'affirme désormais comme Eglise ( lien). Elle regroupe des populations diverses, dont des Pygmées.  La participation de ceux-ci a été facilitée du fait que G. Bokungu est par ailleurs animateur d'une Ong en faveur de ces populations. Lors de la fête nationale des parents, fériée, chaque 1er août en RD Congo, l'Eglise a loué un local à Kinshasa. Cette date coïncidant avec le culte du mois d'août de l'Eglise unitarienne francophone (EUf), la célébration congolaise a donné lieu à une participation à ce culte (lien).

 

Avec le culte unitarien, plus que dans d'autres Eglises, les Pygmées pourront sans nul doute s'exprimer en toute liberté et fraternité, avec leur propre culture.

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Published by Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens - dans Lisanga (Congo RDC)
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 00:09

bouquet-de-fleurs--Christia-Sylf--musee-des-comtes-d-Urgel.jpg

bouquet de fleurs peint par Christia Sylf, Musée des comtes d'Urgel, Saint-Montan (France)

 

"Le fait que chaque croyant est appelé à être prêtre et prophète est symbolisée par une cérémonie très simple qui est célébrée chaque printemps par quelques-unes de nos congrégations, à savoir la communion des fleurs *.

* ndlr : Norbert Capek, initiateur de ce rituel, n'avait pas, quant à lui, retenu cette expression de communion

 

Elle nous vient de ce qui était, avant la Deuxième Guerre Mondiale, la plus grande congrégation unitarienne dans le monde : celle de Prague en Tchécoslovaquie. Son ministre, Norbert Capek, a créé cette communion afin d’inclure chacun dans la congrégation, indépendamment de sa foi ou de son origine, qu’elle fusse protestante, catholique, juive ou agnostique. Chaque concélébrant est invité à apporter une fleur ou un peu de verdure à l’église, où on la reçoit à son arrivée. Chaque contribution est unique comme l’est chacun des concélébrants. Au cours du service les fleurs sont collectées dans des corbeilles, consacrées par une prière écrite par Capek, et ensuite distribuées. Ainsi, chacun repart avec un peu de beauté apportée par quelqu’un d’autre.

 

Capek s’opposa ouvertement aux Nazis, et mourut à Dachau. Sa congrégation est aujourd’hui l'ombre de ce qu’elle était autrefois. Mais la communion des fleurs est restée. Elle nous rappelle les dons certes périssables mais avec lesquels nous pouvons nous encourager, en nous inspirant mutuellement. Elle perpétue la mémoire de Capek ainsi que celle des autres martyrs, et aide à renouveler notre conscience de ceux qui,“ connus ou inconnus, commémorés ou oubliés”, vivent, même au moment présent, comme serviteurs de l’humanité."

 

A Chosen Faithpar John Buehrens et Forrest Church, Beacon Press, Boston, 1989/1998, pp. 73-74, traduit en français par Luc Schneider

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Published by traduction Luc Schneider - dans la cérémonie des fleurs
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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 17:30

L’ Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le Conseil des unitariens et universalistes français,  à Grégoire Bokungu et à l’Eglise unitarienne de la République démocratique du Congo, "Lisanga ya bandimi na Nzambe", le 12 juillet 2010

 

Cher Grégoire, Cher Sœurs et Frères

 

C'est avec émotion que nous avons appris l’accident qui est survenu le 2 juillet au village de Sange et ses conséquences dramatiques (lien).

 

Par ce message, nous voulons vous faire savoir, au nom de l’AFCU dont votre Eglise est membre et du CUUF, notre sympathie et notre solidarité avec toutes les victimes et tous ceux qui comptent un proche tué ou grièvement blessé. Nos pensées et nos prières s’adressent à tous, tout particulièrement à nos frères et sœurs de l’Eglise unitarienne de la République démocratique du Congo, "Lisanga ya bandimi na Nzambe".

 

Régis Pluchet, secrétaire général de l’AFCU

Grégoire Maury, président du CUUF

 

 

Georges Bokungou, message du 21 juillet 2010 - " Nous voici à la fin de nos cotisations dont nous avons recolter auprès de nos membres une somme de 1 678 dollars américains pour aider nos membres en souffrance dans le Nord Kivu au village Sange. Nous vous demandons de prier beaucoup pour notre communauté de la RD Congo"

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Published by AFCU et CUUF - dans Lisanga (Congo RDC)
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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:43

"La situation tragique des paysans de l’Inde … et nous",  conférence de Rajagopal et Olivier De Schutter à Louvain-la-Neuve le 2 juillet 2010.   Ce qui suit n’est pas un compte-rendu exhaustif, mais seulement quelques éléments qui m’ont frappé. Les constats de ces deux personnalités remarquables devraient être largement diffusés.  Philippe de Briey (Belgique), le 6 juillet.

 

- O. De Schutter : Chaque jour, des milliers de paysans sont expropriés de leur terre, donc de leur moyen de subsistance. De plus, en quelques années, la surface de terre disponible par famille est passée de 2,4 ha à 1 ha. Plusieurs causes à cela, et notamment :

 

- Des multinationales font main basse, avec l’appui du gouvernement central, sur d’immenses territoires. Soit pour produire des agro-carburants, ou des cultures d’exportation pour nourrir les animaux chez nous, ou pour établir des parcs touristiques ou industriels. Les mêmes phénomènes ont lieu dans les autres parties du monde.

 

- Rajagopal : privés de terre, les petits paysans vont se perdre dans les bidonvilles ou bien se suicident, accablés de dettes injustes [notamment à cause des semences transgéniques qui nécessitent d'acheter des intrants] (en Inde, chaque jour, plusieurs dizaines de paysans se suicident !

 

- Que faire ? Former les jeunes pour qu’ils comprennent qu’ils ont les capacités de changer les choses sans utiliser la violence. Rajagopal a créé un grand mouvement social, « Ekta Parishad », qui organise, entre autres, de grandes marches vers les lieux du pouvoir. (local, régional, national). En octobre 2007, 25.000 personnes ont marché jusqu’à Delhi.

 

- O. De Schutter : il y a un grand préjugé qui est à l’origine de la situation mondiale actuelle des petits paysans : on a fait croire que la petite exploitation familiale n’est pas rationnelle, parce que les grandes exploitations qui permettent des économies « d’échelle », sont plus rentables et permettent de vendre à prix plus bas. Or, ceci est faux, car l'agriculture intensive produit plus par travailleur, mais l'agriculture paysanne produit bien davantage par hectare si on aide les petits paysans à cultiver de manière créative (par exemple en combinant les cultures) et à s’unir pour la vente. Et au point de vue de l’environnement, les grandes monocultures épuisent les sols et utilisent beaucoup d’intrants issus du pétrole. Sans parler des déforestations qu’elles causent.

 

- La question est de savoir si on veut continuer à expulser des milliers de familles tous les jours et à leur ôter leurs moyens de vivre au profit des multinationales. En fait, chaque pays est dans une course à la croissance, à la compétitivité, contre ses voisins et réciproquement. On ne voit plus que la rentabilité maximale des grandes entreprises qui mènent en sous-main la politique des gouvernements. On crée quelques mesures pour l’emploi ou pour l’aide aux pauvres, mais en même temps on crée la pauvreté du plus grand nombre au profit de l’enrichissement sans limites d’une minorité.

 

- Parmi les choses à faire, il y a les actions politiques ici aussi contre ce système et ses complices. Rajagopal recommande trois choses : Résister, boycotter, promouvoir les alternatives.

 

- Parmi ces dernières, on a rappelé dans le débat que notre consommation excessive de viande est une cause directe de cette industrie agro-alimentaire qui consacre des surfaces énormes pour les aliments destinés aux élevages industriels. C’est en outre une cause de notre mauvais état de santé. (graisses, hormones, antibiotiques etc). Voilà donc quelque chose que chacun peut faire, mais aussi promouvoir (ce qui se fait trop peu, car il y a une forte résistance de certains milieux « agricoles » (ou surtout agro-industriels). Sait-on que 80% des terres, en Wallonie, servent à l’alimentation des animaux ?

 

Les personnes qui souhaitent continuer à être informées sur les activités du mouvement Ekta Parishad peuvent le demander à Jacques Vellut (en Belgique, lien) et à Etienne Godinot (en France, lien). L'AFCU soutient ce mouvement.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 20:13

A visiter durant vos vacances d'été ! L'église unitarienne de Darjiu, au nord-ouest de Brasov, en Transylvanie (Roumanie). L'Eglise, de facture gothique date du 13ème siècle ; elle a été fortifiée au 15ème siècle afin de faire face aux invasions tartares. C'est la communauté villageoise, d'ethnie sicule, en majorité unitarienne, qui l'a récupérée et qui la gère.


A l'intérieur des fortifications, des greniers familiaux et aussi des caves pour conserver le lard. Les habitants ont maintenu ce mode des fonctionnement et la cloche du village retentit chaque jour pour que chacun puisse aller prendre ses provisions.

 

 

  
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