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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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à vos ami(e)s

congrégation unitarienne du Rwanda

Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 19:44

ICUU-sur-globe.jpg Chers frères, Chères soeurs, Cher(e)s ami(e)s,
J’ai le plaisir de vous annoncer la reconnaissance de notre communauté comme groupe émergent de la part de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU). Désormais, nous représentons tous nos compatriotes qui se reconnaissent de notre mouvance auprès de notre réseau mondial.
Notre histoire commence en 2009, quand j’étais à Bujumbura en compagnie amicale du révérend Fulgence Ndagijimana. J'étais alors catholique et nous discutions à propos de ma foi car Fulgence me faisait part de sa propre évolution et de sa découverte de l'unitarisme. J'ai constaté alors que la liberté de penser en matière de religion était possible.
J'ai compris aussi que, suite aux évènements tragiques qu'a connus le Rwanda, il nous fallait  changer radicalement notre façon de prier, de comprendre les choses, qu'il nous fallait désormais partir des réalités au lieu d’apprendre aveuglement ce que les chefs religieux nous enseignaient ; le génocide rwandais nous a montrer qu’il fallait être en conformité avec ce que nous croyons car nous apprenions que Dieu est amour, qu’on a été créés à son image, mais où était ce Dieu durant les jours et les nuits de détresse et d’agonie dans le ciel du Rwanda où nous avions le plus besoin de LUI ? Il nous faut des croyances plus réalistes et des lieux où l'on puisse exprimer sa pensée et sa compréhension des choses, la liberté, l’amour du prochain, l’humilité, l’intelligence et la prière. L’Afrique noire entière a besoin du changement au niveau des religions et des croyances.  
Ce 25 février 2013, nous avons eu une réponse positive à notre demande d’adhésion à la communauté internationale des unitariens et universalistes. Cette reconnaissance nous permettra de mieux partager notre histoire, nos expériences, nos prières, nos cérémonies, nos peines et nos joies avec tous les autres unitariens et universalistes du monde entier.
Nous sommes une communauté de jeunes femmes et de jeunes hommes qui venons de terminer nos études universitaires ; nous avons la force, la volonté d’aller très loin possible pour changer beaucoup ici au Rwanda. Nous allons promouvoir la culture de la paix et de l’unité. Nous allons prier ensemble avec nos ami(e)s partout dans le monde, nous allons écrire avec enthousiasme pour parler de nous et partager nos idées !
Je remercie  le révérend Fulgence Ndagijimana qui nous a fait connaître la mouvance unitarienne et qui a été notre guide pour les premiers pas et qui continue à l'être ; je remercie la révérende Jill McAllister pour tout ce qu’elle a fait pour que notre croissance soit solide et prospère ; je remercie aussi Jean Claude Barbier pour ses conseils et son soutien amical, et pour la mise en ligne de nos textes sur notre site (qui est hébergé par le site de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens AFCU).
Nos visiteurs en provenance de tous les pays seront chez nous les bienvenus.


Clément UWAYISABA

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne le 7 mars 2013 sur le site de la Comunione unitariana italiana (CUI) (lien).

Par Clément Uwayisaba - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Unitariens
Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 14:47

Journées de formation les 11 – 13 janvier 2013 organisées à Kigali par la Congrégation unitarienne du Rwanda ; compte-rendu par Clément Uwayisaba. Traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) (lien).

Il s'agissait de partager et d'expliquer aux membres de la Congrégation le contenu de la formation qui a eu lieu à Bujumbura du 24 au 30 décembre 2012 et de répondre aux questions.

D'une façon générale, les unitariens font la distinction entre les croyances religieuses qui ne sont pas scientifiquement fondées - et qui sont donc pour nous en option libre selon notre liberté de conscience et de penser, nos intuitions et notre propre subjectivité -, et les acquis des connaissances scientifiques qui s'appuient sur l'objectivité et la raison humaine.
les âmes, les anges et archanges, les anges gardiens, le paradis et l'enfer, le "salut", la survie dans l'au-delà, le péché, le péché originel, les interdictions religieuses alimentaires, le pur et l'impur, les résurrections, les ascensions, etc., tout cela relève de la métaphysique. Nous pouvons simplement expliquer l'origine de ces croyances et leur évolution, mais nous ne pouvons pas statuer sur elles car elles ne relèvent pas de la Nature dans laquelle nous vivons et nous ne pouvons les connaître en toute objectivité. Elles sont donc pour nous en Pologne---Socinus-portrait-1.jpg option libre ! A la suite de Faust Socin (portrait en illustration), théologien anti-trinitaire du XVIème siècle, nous considérons que la foi chrétienne doit aller de pair avec les progrès des connaissances scientifiques et être compatible avec la raison” (Jean Claude Barbier)
 

 

Nos croyances nous plongent dans une “foi” qui est bien souvent privée de la “raison”; les progrès scientifiques sont mis de côté par les responsables religieux ; nous ne faisons qu’avaler les dogmes et principes des religions, aveuglement et sans exercer aucune liberté de penser et d’expression. Dieu nous a pourtant créés avec une intelligence et nous avons la capacité d’analyse. Progressivement, la science démontre d'ailleurs ce que les religions considéraient comme des mystères. Nous continuerons à exercer notre faculté de raisonner, y compris quant aux choses de religion et de croyances. Nous sommes bien décidés à poursuivre et approfondir nos recherches afin de réconcilier nos croyances avec le monde moderne, lequel n’est pas surnaturel mais réel.

 

J’ai également parlé de l’histoire de l’unitarisme au moyen d'un projecteur à partir de plusieurs sites unitariens. 

 

Nous avons parler aussi de la Bible qui est considérée par la plupart des chrétiens comme la Parole écrite de Dieu ; or, elle a été rédigée par plus d'une quarantaine d'auteurs, sur une période de 18 siècles, si bien qu'on peut seulement dire que c'est en tant que croyants que ceux-ci ont pu se sentir inspirés par Dieu, mais non pas que Dieu aurait guidé directement leurs plumes !

Le mot "bible" signifie "bibliothèque". La Bible rassemble des livres hébraïques et quelques livres écrits en grec qui constituent le "Premier testament" et puis des écrits chrétiens qui, eux, composent le (Nouveau Testament). Cette littérature se caractérise par sa grande diversité en genres littéraires, en réflexions théologiques, en versions partisanes, etc. Elle s’étage sur de nombreux siècles (bien que les versions définitives des textes du Premier testament datent pour la plupart du IVème siècle, du retour de l’Exil). Par ailleurs, hors canon, des « apocryphes » juifs ou chrétiens, peuvent être également intéressants. Chaque livre a son ou ses auteurs, réels ou présumés, a eu une ou plusieurs strates rédactionnelles, a connu des ajouts, a eu des variantes, etc. L’histoire rédactionnelle de chaque texte est souvent très complexe et compliquée à reconstituer !

Voici les questions qui ont été posées lors de ces Journées et les premières réponses que nous y avons apportées.

Adam et Eve sont-ils des personnages fictifs, purement allégoriques ? Act 17:26
La question porte-t-elle sur la rhétorique de Paul devant les Athéniens, ou bien sur le texte de la Genèse ? Dans le premier cas, nous avons à faire à un argumentaire (très astucieux et bien mené … même si les Athéniens n’ont rien compris !) et dans le second cas, d’un vieux texte qui est un récit mythique fondateur, également tout à fait intéressant. Demander si les personnages d’un récit mythique ont existé réellement relève d’un manque de connaissance de ce qu’est un récit mythique. Par définition la question ne se pose pas ! du moins à l’Université.
Le Péché d’Adam entrait-il dans le dessein de Dieu ? Josue 11:11
L’anathème pratiqué au temps de Josué n’a strictement rien à voir avec le « péché d’Adam » ! Et encore moins avec le « Péché originel » (qui est une rhétorique paulinienne, certes intéressante mais qui n’a rien d’historique !). Dans le texte de la Genèse, il n’est pas dit que Dieu avait prévu le « péché d’Adam ».
A noter – pour la vérité historique – qu’il n’y a pas eu conquête guerrière du pays de Canaan par Josué, mais infiltration plus ou moins pacifique des éleveurs « hébreux » en voie de sédentarisation (un peu comme pour les « Tutsis » dans les royaumes de la région des Grands-Lacs).
Quelle est l'origine de la croyance “chrétienne” en une âme immortelle et immatérielle ?
C’est une croyance grecque, helléniste, que les chrétiens vont adopter au début du IIème siècle afin de justifier de la résurrection des âmes (en attendant celle des corps promise à la Fin des temps).
L'apostasie selon 1 Timothée 4:1
Il faut continuer la citation. Ce passage concerne non pas l’apostasie dans le cadre des persécutions, mais le développement des doctrines gnostiques (lesquelles n’étaient pas favorables au mariage et prônaient le célibat !) et aussi des restes judaïsant (le rejet des nourritures dites impures dans le judaïsme).
Le baptême selon Mt 28: 19, 20
Le baptême peut se faire au nom de Jean (c’est celui que reçu Jésus), au nom de Jésus (car Jésus baptisa avec ses disciples avant que Jean-le-Baptiste ne fut emprisonné), au nom de l’Esprit (suite à la Pentecôte ; il y a alors imposition des mains), ou encore selon cette formule ternaire (mais qui n’est pas trinitaire, à ne pas confondre !) donnée par le Matthieu grec (donc assez tardif). Comme quoi, les chrétiens ont le choix !
C’est quoi le Ciel ?
Pour qui ? pour les scientifiques (et pour les unitariens avec eux car ils suivent les progrès scientifiques) ? ou bien pour les eschatologiques (comme par exemple le mouvement de Jésus, les nazôréens). Dans ce dernier cas, il vaut mieux utiliser l’expression de « Royaume de Dieu / des Cieux ».
Dans le monde actuel où la science tient une grande place, est-il raisonnable de croire à la Création ?
Faut-il voir dans le big-bang - cette formidable explosion énergétique à l’origine de notre univers - le fait d’un simple hasard ? d’un choc (mais entre quoi et quoi ?), ou un projet intelligent (le Dessein intelligent) de la part d’une entité surnaturelle ? La question reste entièrement ouverte, donc en débat. Sur cette question, croyants et incroyants sont aussi ignorants les uns que les autres ! Sachons le reconnaître bien humblement. Cela fait partie du « mystère de la vie ». Pour le « Dessein intelligent » (qui n’a rien à voir avec le Créationnisme), voir le dossier correspondant dans les Actualités unitariennes ( lien).
Faut-il continuer à pratiquer le culte des ancêtres selon nos cultures africaines
De nos jours, le monothéisme est admis dans son universalité. Il ne s’agit pas de revenir en arrière. Par contre communier aux ancêtres, comme nous communions à Jésus, pourquoi pas ? Mais il s’agit là non plus de culte mais d’une communion fraternelle. Le culte va à Dieu seul. Mais soyons fraternels et non pas ingrats vis-à-vis de nos ancêtres qui ont forgé notre culture et envers lesquels nous sommes redevables.
Le Dernier Jour
Nous ne sommes pas obligés d'être, de nos jours, des eschatologiques, même si notre Bien aimé Maître, Iéshoua ben Yossef, l’était. Nous sommes au XXIème siècle et la Fin des temps (que Jean-le-Baptiste et Jésus disaient imminente) n’est pas encore arrivée ! Ceci dit, lorsque le soleil deviendra une étoile rouge, nous serons tous grillés et nos lacs asséchés, ce que nous disent les astronomes !
Que penser du destin, avec Ecclesiaste 3:1,2
La citation choisie ne porte pas du tout sur le destin. Pour le destin, voir la littérature grecque, ou encore saint Augustin. Pour Jésus, Dieu nous protège chaque jour (voir la parabole des petits oiseaux), mais nous avons à décider de notre futur, en choisissant de le suivre, en pardonnant aux autres, etc.
L'enlèvement de l’Eglise selon 1 Thes 4: 13 – 18
Là aussi faire attention aux citations car il s’agit dans ce passage de la résurrection des morts et pas du tout d’un supposé « enlèvement » (= ascension) de l’Eglise. Attention aux citations des « évangéliques » ou autres charismatiques qui sont souvent emportés bien au-delà des textes par leur pieuse ferveur ! Il faut lire les textes avec calme, sérénité et intelligence sans vouloir faire dire aux textes ce qu’ils ne disent pas forcément.
De retour de l’Exil, les Juifs ont ramené cette croyance zoroastrienne du Jugement dernier partageant les bons et les méchants. Jésus, avec tous les pharisiens, adhérait à cette croyance. Nous ne sommes pas obligés de le suivre dans cette croyance.
Esprit et âme, quelle est la différence ?
L’âme dans la philosophie grecque est une entité surnaturelle qui existerait en doublon de notre corps et qui pourrait s’en échapper au moment de notre mort. Les chrétiens ont adopté cette croyance. Dans la philosophie hébraïque (de l’Ancien testament), il y avait la croyance dans le « souffle » (rua) intimement lié à la vie et qui s’éteignait après notre mort. Voir par exemple le Livre de Job : tu me chercheras et je ne serais plus ! (Job à Dieu). Disons que, dans ce livre, l’âme nous colle à la peau jusqu’à notre mort !
L’Esprit est considéré (c’est une croyance et non une réalité objective !) comme une entité surnaturelle, moins personnalisée qu’une déité (pas de sexe, pas de nom, pas de caractère), ou même qu’un génie (lequel peut avoir un profil).
Que penser de la prophétie biblique ?
Quelle prophétie ? La Bible étant une bibliothèque, il faut parler des livres et des textes. Donc pas de réponse possible quant aux généralités, seulement que certains livres sont dit avoir été écrits par des prophètes.
Que penser de la foi selon Heb 11: 1
A noter que, dans ce passage, on ne parle pas de la croyance en Dieu (il n’y avait pas encore d’athéisme !), mais de la foi en un dieu titulaire (YHVH pour les Israélites) ou encore faire confiance à Jésus et le suivre dans sa voie (pour les nazôréens).
Au lieu de foi, on peut préférer parler de convictions (lorsqu’on en a !).
Parler en langue ? 1 Cor 12: 13 et 30
1 Cor 12 :13 ne correspond pas au sujet. Pour 1 Cor 12, 30, il faudrait savoir s’il s’agit du parler spontané en langues étrangères (au lendemain de la Pentecôte) ou du parler des anges (que personne ne comprend, pas même celui qui les parle – mais qu’un interprète inspiré peut seul comprendre selon la version chrétienne des choses)
Concrètement, de nos jours jours, il vaut mieux parler en nos langues, également en français et en anglais !
Quelles leçons pouvons–nous tirer du récit biblique relatif à Marie ?
C’est plus précisément un récit de l’Evangile de Luc (années 70-80) et non pas un « récit biblique » en général ! Il fait partie des récits mythiques fondateurs. Il affirme une relation directe de Jésus avec Dieu, dès sa naissance, qui sera développé plus tard dans le Prologue de Jean.
Que penser  de la messe catholique ?
Les chrétiens unitariens font le partage du pain et du vin au nom de Jésus. Chaque Eglise s’organise à sa façon et selon sa tradition (l’Eucharistie pour les catholiques, la Cène pour les protestants, le Mémorial pour les Témoins de Jéhovah, etc.). Nous n’avons pas à nous ingérer dans les affaires internes d’une autre Eglise.
Au niveau théologique, l’Eglise catholique pense qu’il y a transformation des espèces (donc sous l’apparence du pain et du vin, il y aurait le vrai corps et le vrai sang de Jésus, et non pas seulement leur sens symbolique ou spirituel). Comme on dit, on y croit ou on y croit pas. Dès lors que c’est métaphysique, on est d’emblée au niveau des croyances.
Qui dirige le monde actuel ? Dieu ou Satan ? Qui est Satan ?
Le Rwanda est dirigé par un président de la République, et ainsi de suite. Cette question n’a aucun sens pour un unitarien.
Qu’est ce le paradis ?
Dans l’Ancien testament, l’Homme et la Femme cohabitaient avec Dieu et étaient donc éternels ! Les jardins florissants de la Mésopotamie servaient de référence à cette vie heureuse. Avec le Zoroastrime (religion de la Perse antique), l’Homme et (sans doute la Femme aussi !) retrouveront le paradis après le Jugement dernier s’ils ont fait le Bien. L’islam a repris aussi cette espérance eschatologique. Là aussi, on y croit ou l’on y croit pas !
Le péché selon Rom 3: 23 et 1 Jean 5:17; 3,4
Les unitariens n’adhèrent pas (depuis Faust Socin, XVIème siècle) à la doctrine de la Rédemption. Jésus n’est pas mort à cause de nos péchés, mais, plus prosaïquement, parce qu’il était réformateur et en conflit avec les mouvances politico-religieuses de son époque (dont l’instance suprême du judaïsme qu’était le Sanhédrin)
La Résurrection selon Mt 28: 19, 20
Voir la rubrique « le tombeau de Jésus » dans les Etudes unitariennes ( lien).
Le sabbat
Le sabbat est suspension de tout travail chez les juifs, du vendredi soir lorsque tombe le jour, à l’aube du dimanche matin, afin de se consacrer entièrement au culte de YHVH. Jésus a dit que le sabbat était fait pour l’homme et non l’inverse : l’homme n’est pas esclave du sabbat et va retirer son âne du puit où il est tombé le jour du sabbat !
Salut et saints
Il y a là deux questions différente. On ne peut répondre qu’à une seule  à la fois. Pour ceux qui veulent plus, voir Napoléon Ier qui pouvait dicter plusieurs lettres à la fois ! L'Eglise catholique présente une liste de personnes qui ont été reconnues par elle comme étant saint ou sainte. C'est de sa seule responsabilité. Nous pouvons bien entendu nous inspirer du récit de ces vies qui nous sont présentées comme édifiantes.
Trinité 
Doctrine établie au IVème siècle (à partir du concile de Nicée en 325) selon laquelle Dieu est à la fois et en même temps Dieu le Père, créateur du monde, mais aussi Dieu le Fils Bien aîmé et Unique, et Dieu le Saint Esprit. A savoir une fusion des trois figures ternaires contenues dans le Nouveau Testament (Dieu, Jésus et l’Esprit). Pour comprendre ce genre de construction abstraite et symbolique, voir les triades indo-européennes (l’un des dossiers des Etudes unitariennes) (lien).

Nous avons terminé nos Journées en expliquant ce qu'était la cérémonie des fleurs (lien) comme signe d’unité, d’amour et d'échange en valorisant nos propres personnalités et en faisant de nos différences autant de richesses.

Par Clément Uwayisaba - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Religions en toute liberté
Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 09:07

par Clément Uwayisaba, fondateur et président de la Congrégation unitarienne du Rwanda.


CONTEXTE
Le Rwanda, le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC) se trouvent dans l'épicentre de la violence et de l'instabilité dans la région des Grands lacs africains. Depuis 1958, les violences dans la région ont causé la mort de millions de personnes et provoqué le déplacement de centaines de milliers d'autres. Seule une action touchant l'ensemble de ces trois pays pourra rétablir la paix. Les efforts déployés par la communauté internationale pour remettre en marche les institutions et relancer l'économie ne pourront produire leur plein effet que dans la mesure où les rapports entre les hommes auront été pacifiés et où le souci d'une bonne gestion des affaires publiques aura été restauré.


colombe_pour_le_comite_interreligieux_de_la_famille_francis.JPG PRINCIPES DE BASE
" La guerre naît dans le coeur et l'esprit des hommes. C'est dans le coeur et l'esprit des hommes qu'il faut ériger les remparts de la paix ", cette phrase, tirée de la charte de l'UNESCO, situe bien la démarche qui consiste à accompagner les dirigeants politiques, institutionnels, militaires et les journalistes de la région des Grands lacs africains pour favoriser une démarche authentique de réconciliation.
Tout programme de paix doit s'appuyer en effet sur deux principes de base :
-  adopter résolument une approche régionale : la paix ne pourra se construire de façon durable dans un seul pays si elle ne progresse pas en même temps chez les voisins.
- préparer les conditions d'une paix durable implique de traiter les problèmes à la racine : guérir les blessures du passé, réduire les peurs et transformer les attitudes qui sont sources de conflit.

 

illustration : colombe de paix prise comme symbole par le Comité inter religieux de la famille franciscaine.

 

DECLARATION

Nous, jeunes gens de la Congrégation unitarienne du Rwanda, nous voulons être l'une des lumières pour des millions de nos frères et soeurs qui, comme nous, ont été victimes de ces guerres incessantes et nous nous voyons toujours en situation désagréable, où notre avenir n’est pas assurée, où nos familles se déplaçant d’ici et là ne peuvent s’occuper sereinement de l’éducation et développement de leurs enfants.
Le dialogue, le débat, la libre expression et la discution constructive sont les instruments qui favorisent une solution aux problèmes dont nous avions depuis longtemps à faire face. La vérité, notre Congrégation est construite sur cette vertue et nous voulons en vivre ces principles.  Nous voulons éradiquer cette situation pour vivre le bonheur, la paix et construire une société où il ferait bon vivre. Une société sûre, une société qui rassure. Dieu ne nous a pas créé pour vivre le malheur ; l’Afrique est un continent qui dispose de ressources intellectuelles et humaines et où les resources naturelles abondent pour assurer à notre survie si le partage était équitable ; nous devons oser le dire à nos dirigeants.
Les unitariens rwandais, saluent tous ceux qui oeuvrent pour la paix et le bien être de la vie, le respect des droits de l’homme et la justice. Nous voulons être parmi les premiers, dans notre pays, à rapprocher les hommes et préparer les esprits au dialogue et au débat en toute franchise, quelqu'en soit le prix à payer, car nous en avons assez de la guerre, de la violence et des morts avant l'âge.
Nos rencontres nous aident à nous resaisir. Ce sont des moments très réconfortant pour nous ; nous prions, nous partageons nos peines et nous en cherchons les solutions ; nous parlons de nos visions morales et sociales, et, en union avec les frères et soeurs unitariens du monde entier, nous allumons notre calice ( lien).
Nos sociétés sont largement croyantes et nos dirigeants sont nombreux à participer chaque dimanche aux offices chrétiens. Alors, qu'enseignent les prêtres et pasteurs à tous ces fidèles  ? Est ce qu’ils ne vont pas changer leurs façons de prêcher ?
Tant que LA VERITE sera toujours ignorée et que le NON PARTAGE des ressources naturelles persistera, on n’aurra JAMAIS la paix. Tant que les riches continueront à exploiter les pauvres, il y aura toujours des guerres civiles, des pénuries, etc. Notre message à nos propres concitoyens et à nos voisins dans la région est qu’il faut s’asseoire ensemble et parler de nos problèmes sérieusement par le dialogue et résoudre avec justice nos problèmes. Il faut le respect de la loi et la libre expression du peuple de Dieu. Nos forces, malgré nos moyens limités, se joindrons aux efforts de la multitudes de gens qui veulent construire la paix partout sur notre territoire et vivre dans l’amour avec nos voisin pays car Dieu est Amour et nous a donné la Vie.
Rwandais, disons la vérité sur notre histoire ; parlons la vérité entre nous ; cultivons l’esprit du dialogue ; asseyons-nous autour d'une table et parlons. La Congrégation unitarienne du Rwanda est un foyer pour cette culture ; elle est une congrégation de rassemblement et d’apaisement.


VIVE LA PAIX, VIVE LE DIALOGUE, VIVE LA VERITE AU RWANDA ET EN AFRIQUE DE L’EST

 

article traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Communione unitaria italiana (CUI), lien 

Par Clément Uwaysibasa - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Religions en toute liberté
Jeudi 15 novembre 2012 4 15 /11 /Nov /2012 12:10

Compte-rendu de Léon Pierre Mubirigi reçu le 14 novembre 2012


La Congrégation unitarienne du Rwanda, à partir entre autres de la dramatique faillite des Eglises lors du génocide de 1994, mais plus largement à partir d’exemples régionaux et internationaux, s’interroge sur le rôle des religions qui, d’une part, nous invitent à la paix, mais qui, dans certaines situations, peuvent tout aussi bien jeter de l’huile sur le feu. Alors que les croyants sont fortement majoritaires au Rwanda et dans toute la région de l’Afrique de l’Est, ils se trouvent souvent impliqués dans les luttes fratricides à caractère ethnique, restant en quelque sorte enfermés dans leurs appartenances sociétales. La religion n’aurait-elle donc pas suffisamment touchée les cœurs ? Dieu était-il absent ou bien encore inaudible ? « Seigneur, où étais-tu pendant le génocide ? ». La Congrégation mène cette réflexion sur plusieurs axes : Religions et culture, Religion et éducation (notamment comment promouvoir le dialogue inter religieux), Religion et société, Religion et politique.


Clément Uwayisaba a introduit la question en montrant comment les religions sont facteurs de construction des sociétés et comment elles sont à leur tour des constructions sociales.


La religion a fonctionné comme une institution de médiation pour la paix au cœur de plusieurs conflits : dans la fin de l’apartheid en Afrique, lors des conférences nationales d’autres pays africains, pour la fin des guerres civiles en Amérique centrale, etc. Mais aussi, la religion fonctionne comme facteur de guerre dans plusieurs parties du monde : entre catholiques, orthodoxes et musulmans dans les Balkans, entre catholiques et protestants en Irlande, entre juifs et musulmans en Israël, entre hindouistes et musulmans en Inde et au Pakistan, entre musulmans et chrétiens au Nigeria et en Egypte, etc. La religion véhiculerait-elle donc à la fois les passions les plus guerrières et les actions les plus pacificatrices ? La Congrégation a commencé à réunir un dossier en rédigeant des fiches sur des cas et de courts textes de mise en perspective, afin de montrer comment chaque religion recèle à la fois un potentiel de violence et de paix ; ce faisant elles apparaissent comme source d’ambiguïté.


Ce dossier rappelle pertinemment la complexité des situations dans lesquelles les acteurs religieux sont engagés, ce qui explique la diversité des facettes de tout acteur religieux : c’est donc par l’insertion des acteurs religieux dans leur société locale, régionale et internationale que ce dossier déchiffre le sens donné à la paix proposée, ainsi qu’à la légitimation du recours à la violence. Les religions peuvent constituer des réservoirs de sens et de symboles au sein desquelles chacun vient puiser en fonction de ses intérêts propres.


Commentaires :


Grace Niyitegeka : la construction de paix est toujours une option profonde et authentique de la part de toutes les religions. Les croyants et les responsables religieux s’engagent pour la paix. En même temps, ils condamnent clairement ceux qui se réclament d’une religion tout en faisant usage de la violence.
Roselyne Karangwa : malgré les revendications de toutes les grandes religions sur leur « identité fondamentalement pacifique », ce dossier montre que la religion peut servir aujourd’hui d’élément fédérateur à des groupes radicaux ainsi que de facteur de mobilisation vers la guerre. Oui, la notion de « guerre sainte » peut être utilisée pour donner à l’utilisation de la violence une justification religieuse ; plus encore, la violence peut être sacralisée lorsqu’elle est présentée comme venant de la volonté divine. Si c’est un fait historique, cela représente également un danger guettant le monde actuel : il existe des groupes radicaux construisant du sacré violent.
Léon Pierre Mubirigi : les nouvelles technologies sont sur le point de brouiller totalement les anciennes modalités de communication et d’organisation des groupes extrémistes. Ces derniers utilisent Internet et les messages électroniques pour diffuser leurs discours de haine, pour mobiliser des groupes, pour recruter des adeptes ou pour organiser des actions violentes… Le tout au nom de Dieu.

 

article traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Communione unitaria italiana (CUI), lien.

Par compte-rendu de Léon Pierre Mibirigu de Frabu - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Religions en toute liberté
Vendredi 9 novembre 2012 5 09 /11 /Nov /2012 15:57

Dimanche 11 novembre 2012, textes proposés par Clément Uwayisaba


Parole - Ps 145 (146), 5-6a, 6c-7ab, 8bc-9a, 9b-10
Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob, / qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,/ lui qui a fait le ciel et la terre. / Il garde à jamais sa fidélité, / il fait justice aux opprimés ; / aux affamés, il donne le pain. / Le Seigneur redresse les accablés, / le Seigneur aime les justes, / le Seigneur protège l'étranger. / Il soutient la veuve et l'orphelin, / D'âge en âge, le Seigneur régnera : / ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Partage - Au cours des premiers siècles de l’Eglise, le partage des biens avec les plus démunis était un devoir prioritaire pour les baptisés qui témoignaient par là de leur foi vivante par la charité. Les textes de ce dimanche sont sans doute l’occasion de réveiller en nous la conscience que le partage est une dimension essentielle de notre vie chrétienne parce qu’il atteste de la crédibilité de ce que nous confessons. Ce dernier point est très important. Notre générosité ne sera une vraie générosité que si elle émane de la générosité même de notre Dieu ; générosité de Jésus dont personne n’est exclu.

Prière - « Seigneur, nous nous sentons bien peu capables de générosité. Mais nous voulons prendre appui sur ta propre générosité qui a triomphé une fois pour toutes du péché. C’est elle que nous voulons avec l’assistance de ton Esprit de charité laisser transparaître en chacune de nos paroles, en chacun de nos actes. Alors tous pourront découvrir combien tu les aimes et combien ton amour les comble au-delà de tout ce qu’ils pourraient espérer ou même imaginer. »

 

partage traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Communione Unitaria Italiana (CUI), lien.

 

Dimanche 18 novembre 2012, textes proposés par Clément Uwayisaba

 

Parole  - 2 Jn 1, 4-9 -

Moi, l'Ancien, je m'adresse à toi, l'Eglise, reine choisie par Dieu. J'ai eu beaucoup de joie à trouver parmi tes enfants des hommes qui vivent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père.
Et maintenant, reine, je t'adresse une demande. - Ce que je t'écris n'est pas un nouveau commandement, c'est celui que nous avions dès le début. - Je te le demande : aimons-nous les uns les autres. Et l'amour, c'est que nous vivions selon ses commandements ; et ce commandement, comme vous l'avez appris dès le début, c'est que vous viviez dans l'amour.
Beaucoup d'imposteurs se sont répandus dans le monde, eux qui ne professent pas la foi en Jésus Christ venu dans la chair : celui qui agit ainsi, c'est l'imposteur et l'Anti-Christ. Prenez garde à vous-mêmes, pour ne pas perdre le fruit de votre travail, mais recevoir intégralement votre salaire. Celui qui va de l'avant sans rester attaché à l'enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui reste attaché à l'enseignement, celui-là trouve le Père et le Fils.
Partage - Les hommes mangent, boivent, procréent ; cultivent, font du commerce, construisent des maisons : rien de répréhensible dans ces activités indispensables pour la survie des individus et de l’espèce. Sauf qu’elles se déploient dans l’oubli de la finalité de cette existence, finalité qui va se manifester à l’improviste alors que plus personne n’y prêtait attention. Dieu avait averti de ce qui allait advenir « dans les jours de Noé ou de Loth », mais personne n’en avait tenu compte – sauf les deux personnages mentionnés. De même le Seigneur nous prévient des événements dramatiques qui auront lieu « le jour où Fils de l’homme se révèlera » ; mais nous vivons comme s’il n’avait rien dit, afin de ne pas avoir à nous convertir.
Psaume - Heureux les hommes intègres dans leurs voies, qui marchent suivant ta loi, Seigneur ! Heureux ceux qui gardent tes exigences, et te cherchent de tout cœur : poursuivant leur route dans la fidélité à ton enseignement.

 

traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis en ligne sur le site de la Communione unitaria Italiana (CUI), lien.

 

Dimanche 25 novembre 2012, textes proposés par Clément Uwayisaba

 

Apocalypse 10, 8-11
Au cours d'une vision, la voix venant du ciel, que j'avais déjà entendue, me parla de nouveau ; elle me dit : « Va prendre le petit livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. » Je m'avançai vers l'ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : « Prends, et mange-le ; il remplira tes entrailles d'amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel. ». Je reçus le petit livre de la main de l'ange, et je le mangeai. Dans ma bouche il était doux comme le miel, mais, quand je l'eus avalé, il remplit mes entrailles d'amertume. Alors on me dit : « Il faut que tu reprennes ta mission de prophète ; tu parleras sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »
Psaume 118 (119), 14-24, 72-103, 111-131
Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses. Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent. Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche, plus qu'un monceau d'or ou d'argent. Qu'elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche ! Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon coeur. La bouche grande ouverte, j'aspire, assoiffé de tes volontés.

Nous serons en communion avec nos frères et soeurs étudiant(e)s qui sont en  période d’examens et nous penserons aussi à l’ensemble des unitariens partout dans le monde.

 

Traduit en italien par Giacomo Tessaro et publié sur le site de la Communione unitaria italiana (CUI), lien.

Par Congrégation unitarienne du Rwanda - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Unitariens
Mercredi 7 novembre 2012 3 07 /11 /Nov /2012 08:01

La congrégation unitarienne du Rwanda avait confié à l'un des siens, Léon Pierre Mubirigi, le soin de réaliser le logo de leur communauté. Voilà qui est fait ! Il est aux couleurs du drapeau national de leur pays car cette jeune communauté se veut résolument engagée dans la reconstruction pacifique de l'unité nationale après les terribles épreuves des pogroms à caractère politico-ethniques que ce pays a connues depuis son Indépendance et du génocide de 1994.

 

drapeau-du-Rwanda.jpg congregation_unitarienne_du_rwanda.jpg

 

congregation unitarienne du rwanda

Par Léon Pierre Muburigi - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Unitariens
Vendredi 2 novembre 2012 5 02 /11 /Nov /2012 10:51

par Clément Uwayisaba


jesus_et_les_scribes.jpg Parole : Mc 12, 28b-34 - Un scribe s'avança vers Jésus et lui demanda : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. ». Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. ». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.

Ce que j’en pense - A la question « quel est le premier de tous les commandements ? », c’est-à-dire quelle est la pierre angulaire, quel est l’esprit de tous les préceptes de la Torah ? Jésus répond : « Tu aimeras ». On pourrait s’étonner que l’amour puisse faire l’objet d’un précepte, mais ces deux mots – « tu aimeras » - résonnent plutôt comme une invitation et une promesse, plus que comme un ordre.


Prière - Tu aimeras” : nous te rendons grâce, Seigneur, de renouveler ton appel et ta promesse. Nous te le demandons humblement : daigne “verser sur nous une eau pure afin que nous soyons purifiés de toutes nos souillures et de toutes nos idoles”. Fidèle à ta promesse, “donne-nous un cœur nouveau et un esprit nouveau ; enlève notre cœur de pierre et donne-nous un cœur de chair ; mets en nous ton Esprit afin que nous suivions tes voies, que nous observions tes commandements et que nous y soyons fidèles "(Ez 36,25-27).

 

Ce culte a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et mis sur le site de la Comunione Unitariana Italiana (CUI) le 8 novembre 2012, lien

Par Clément Uwayisaba - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Unitariens
Lundi 29 octobre 2012 1 29 /10 /Oct /2012 15:25

albrecht_durer--mains_en_priere.jpg prière adaptée par Sophie Nyiramana (Congrégation unitarienne du Rwanda).

 

Mains en prière par Albrecht Dürer, peintre et graveur allemand (1471-1528)

 

Avant de demander à Dieu de te couronner de ses bénédictions, ensemble, faisons cette prière...

Mon Dieu,
- Aide-moi à dire la vérité en face des hommes et à ne pas mentir pour m'attirer les applaudissements.
- Si Tu me donnes de l'argent, ne me prends pas mon bonheur, et
- Si Tu me donnes la force, ne m'enlève pas mon pouvoir de raisonner.
- Si Tu me donnes le succès, ne m'ôte pas l'humilité, et
- Si Tu me donnes l'humilité, ne m'ôte pas ma dignité...
- Aide-moi à connaître l'autre aspect des choses, et
 - Ne permets pas que j'accuse mes adversaires d'être traîtres parce qu'ils ne partagent pas mon point de vue.
- Enseigne-moi à aimer les autres comme je m'aime moi-même, et à me juger comme je juge les autres.
- Ne me laisse pas m'enivrer par le succès si je l’atteint, ni me désespérer si j'échoue !
- Fais-moi plutôt me souvenir que l'échec est l'épreuve qui conduit au succès.
- Enseigne-moi que la tolérance est le degré le plus élevé de la force et que le désir de vengeance est la première manifestation de la faiblesse.
- Si Tu me dépouilles des richesses, Laisse-moi l'espérance, et
- Si Tu me dépouilles du succès, Laisse-moi la force de volonté pour pouvoir vaincre l'échec.
- Ne me dépouilles pas du don de la santé.
- Si je fais du tort à quelqu'un, Donne-moi la force de demander pardon, et si quelqu'un me fait du tort,
- Donne-moi la force du pardon et de la clémence.
Mon Dieu,
- Si je t'oublie, Toi, ne m'oublie pas!
AMEN !

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et reproduit sur le site de la Comunione Unitariana Italiana le 29 octobre 2012 (lien).

Par Sylvie Nyiramana - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Religions en toute liberté
Lundi 29 octobre 2012 1 29 /10 /Oct /2012 12:35

à Kigali, choix de la lecture et prédication par Sylvie Nyiramana, compte-rendu par Léon Pierre de Frabu Mubirigi.

Jesus_guerit_la_femme_recourbee.jpg Lecture : Lc 13, 10-17 - Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.

 

illustration de la scène vue sur un site orthodoxe

 

Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur [Jésus] lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son boeuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.


Prédication :

 

Il peut paraître étonnant qu’une femme possédée soit admise dans un lieu de prière. Mais la place réservée aux femmes dans la synagogue est un peu à l’écart. De plus, rien dans le comportement de cette infirme ne laisse présager la cause de son mal, que l’évangéliste révèle d’emblée au lecteur, anticipant l’explicitation que Jésus donnera en fin de récit.
Le récit précise : « et elle rendait gloire à Dieu ». Telle est précisément l’activité réservée au sabbat. L’indignation du chef de la synagogue est donc d’autant plus malvenue, que loin de transgresser le précepte, la guérison accomplie par Jésus permet tout au contraire de l’observer. Mais au lieu de juger l’arbre à ses fruits et d’entrer avec la femme dans l’action de grâce pour le miracle accompli, ce chef de synagogue réduit l’intervention de Jésus à un « travail » de thaumaturge. Voilà pourquoi Jésus rectifie son propos en précisant qu’il s’agit d’une libération, c’est-à-dire d’une action que Dieu seul peut accomplir : aurait-il donc la prétention de reprocher à Dieu d’agir un jour de sabbat ?
L’interpellation « esprits faux » - au pluriel – indique que le chef de la synagogue n’est que l’interprète de la désapprobation générale manifestée par les pharisiens présents à l’événement. Jesus leur reproche leur duplicité : en hommes religieux, versés dans les Écritures, ils savent fort bien que la Loi permet de « détacher le jour du sabbat son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener à boire ». Jésus poursuit l’argumentation « a fortiori » qu’il affectionne particulièrement : « d’autant plus fallait-il délier cette fille d’Abraham des liens auxquels Satan l’avait assujettie, pour la conduire aux sources vives de l’Esprit, afin qu’elle y étanche sa soif de vie divine ! ».

 

Remarque de Léon Pierre de Frabu Mubirigi : La notion du sabbat pour nous unitariens au Rwanda ne nous divise pas car notre journée de rencontre est le dmanche et pas sous forme de sabbat ; mais c'est par contre pour nous une occasion de nous interpeller, une occasion de nous parler, de partager la Parole et avoir des discussions fraternelles !
Nous apprenons ainsi la sagesse de Dieu à travers sa Parole et nous apprenons à suivre l’exemple et obéissance de Jésus dans tout ce qu’il a fait sur terre.

 

Cet article a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et reproduit sur le site de la Comunione Italiana Unitariana (CUI) le 29 octobre 2012 (lien).

Par Léon Pierre de Frabu Mubirigi - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Unitariens
Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 12:07

Cyprien Rugamba est mort assassiné au tout début du généocide rwandais en avril 1994 ( lien). Poète et chanteur il prôna la paix entre les ethnies de son pays. La prière ci-dessous est mise au compte de son épouse Daphrose (d'où les accords au féminin).


J'aime ma liberté, Seigneur.../ Après l'amour, c'est le don le plus beau que tu m'as fait. / Mais, si, pour être libre, / je devais blesser, frustrer, manipuler, pour m'imposer à l'autre, / je préfère alors ne pas m'en servir.


J'aime mon indépendance, Seigneur... / Avec elle, je puis marcher seule, debout la tête haute.../ Mais, si elle m'empêche d'écouter, de connaître, d'accepter, d'aimer l'autre, / je préfère ne pas être indépendante.


J'aime mes qualités, Seigneur.../ Elles m'aident à me dire à l'autre, à m'accepter / comme je suis avec mes limites... / Mais si cela m'empêche de recevoir de l'autre, / de m'émerveiller devant ses richesses, / je préfère ne pas en avoir.


J'aime ma guitare, la nature, les fleurs, la joie, le soleil, / enfin, tout ce qui me caractérise, Seigneur.../ Mais si je devais être seule à me réjouir, écouter, regarder, / à vibrer à toutes ces beautés qui font mon bonheur, / je préfère ne jamais plus rire, ni être heureuse.


Car encore plus que ma liberté, mon indépendance, mes qualités, / encore plus que la musique ou les fleurs qui m'entourent, / j'aime et je tiens à la présence de l'autre dans ma vie.


Grâce à lui, je suis aujourd'hui ce que je suis. / Il m'a appris à mieux te connaître aussi Seigneur. / Il est ce que j'ai de plus précieux au monde.


Mais, si, pour le garder près de moi, il me fallait me mentir ou lui mentir, / cesser d'être vraie et d'être franche avec eux ou avec moi-même.../ alors, Seigneur, pour l'amour que j'ai pour lui, / et l'amour que j'ai pour toi, / j'aimerais mieux, sans qu'il le sache, / me retirer peu à peu et revivre ma solitude.


Parce que je crois qu'avant tout, / tu m'appelles à me développer dans la franchise et l'amour vrai / et que ce n'est parfois qu'à cette douloureuse condition / que l'on peut aspirer à la vraie liberté...


Traduit du kinyarwanda par la Confrérie unitarienne du Rwanda (devenue depuis Congrégation)

en septembre 2010

 

cyprien_rugamba_par_pascal_nyemazi.jpgNKUNDA UBWIGENGE NYAGASANI, ARIKO…

Urukundo n’impano  ikomeye  wampaye…/ Ariko, niba ukwishyira ukizana gushobora gutuma / Nkomeretsa, naniza,  mvuna cg nikanyiza ku bandi, / Ntacyo kwaba kumariye.
Nkunda ubwigenge, nyagasani… / Butuma ngenda nemye, mpagaze neza…/ Ariko niba butuma ntumva, ntamenya,  ntakira cyangwa ngo nkunde abandi, / Ntacyo bwaba bumariye.
Nkunda imico myiza yanjye nyagasani…/ Ituma abandi bamenya, nkiyakira uko ndi  hamwe n’ubushobozi bucye bwanjye…/ Ariko niba ituma ntakira iby’abandi ngo nishimire icyo bandusha, / Ntacyo yaba imariye.
Nkunda gitari yanjye, ibidukikije, indabyo, ibyishimo n’izuba, / Nibindanga byose, nyagasani… / Ariko niba nshobora kwishimira, kumva, kureba njyenyine ibyo byiza byose, / Nishimira,
Sinifuza na gato guseka no kwishima.
Kuko, hejuru y’ubwigenge, ukwishyira ukizana, imico, / Nanone hejuru edilivre.gif y’indirimbo n’indabyo zinkikije / Nkunda kandi nkeneye ukubaho / w’abandi mu buzima bwanjye.
Nibo nkesha kubaho uyu munsi… / Banyigishije kukumenya, / Nibo gaciro mfite kuri iyi si. / Ariko, niba, kugira ngo mbagumane, ngomba kwibeshya cyangwa kubabeshya, / Nkareka kuba umunyakuri wizewe hamwe nabo ndetse nanjye ubwanjye…/ Nuko rero nyagasani kubera urukundo mufitiye kandi nawe ngufitiye… / Ndifuza, atabimenye, kwigirayo no kubaho njyenyine.
Kubera ko umpamagarira kubaho m’ukuri n’iterambere mu rukundo nyarwo, / Nta kundi nabaho atari muri ubwo buzima.

Isengesho ryanditswe na Cyprien RUGAMBA, umusizi w’umunyarwanda, wapfuye muri 1994, bihindurwa mu Kinyarwanda na Confrérie Unitarienne y’u Rwanda

Par Confrérie unitarienne du Rwanda - Publié dans : congrégation unitarienne du Rwanda - Communauté : Religions en toute liberté
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