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Jean-Claude Barbier, membre permanent du conseil d'administration de l'AFCU, adresse

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nos chants et prières, nos credos personnels

Lundi 26 novembre 2012 1 26 /11 /Nov /2012 03:56

Les petites maisons sous la neige ont soigneusement fermé volets,
puis éteint toute lumière.
Seules leurs cheminées fument doucement
pour maintenir la chaleur ronronnante du foyer.
Elles se mirent, coquettes, sans fin dans la rue verglacée

où la nuit a si brutalement chût.
C’est le repos nocturne, plus rien à faire !
Faudra voir avec l’aube pour un jour nouveau !

maisons_et_rue.jpg

Personne n’a vu le couple cogner en vain aux portes fermées.

Trop tard ! trop gênant !
La jeune femme est enceinte et semble fatiguée comme d’un trop long voyage
Elle s’appuie sur son homme, apparemment plus âgé qu’elle.
Le couple avance en toute solitude, en pleine froidure ;

d’où vient-il ? où va-t-il ?
Sans doute des nomades, sans doute des immigrés, sans doute des étrangers …
Pourront-ils trouver refuge ?
Jusqu’où pourront-il ainsi aller sans tituber de fatigue et de froid ?
 

Ce n’est que bien après, plus de 70 ans plus tard
qu’un chroniqueur nommé Luc,
nous apprendra que ce couple errant,
au-delà des nouveaux lotissements de la petite ville,
là où commence la campagne verte,
a pu trouver, enfin, la crèche d’un berger.
- vous savez ? là où les brebis et les moutons se regroupent le soir
autour d’une mangeoire pleine de foin, pour passer l'hiver -
… et qu’un enfant y est né.


Légende ou vérité ? Comment peut-on savoir ?
Le ciel, paraît-il sans nuage aucun, était tout étoilé,
si bien que chacun pouvait même choisir son étoile filante !
Le lendemain matin, nous dit le chroniqueur,
Tous les bergers du voisinage, étonnés de cette naissance imprévue,
s’assemblèrent pour lui faire fête.
... Yeshoua est son nom, Alléluia !


Puis vinrent, nous dit un autre chroniqueur
– cette fois-ci du nom de Matthieu –,
venus de très loin, de bien riches étrangers,
peut-être des touristes faisant le tour du monde ?

en tout cas de bienvenus donateurs.
Ils auraient, nous dit ce dernier, apportés des cadeaux,
car tout enfant, quel qu’il soit, est, selon ces visiteurs, digne d’un roi !
Chaque enfant nouveau né,
- auraient-ils encore dit, d'un air prophétique -
est l’avenir de l’Humanité … !


Ce poème a été écrit par Jean-Claude Barbier en actualisant Lc 2, 1-20 et Mt 2, 1-12,

pour contribuer à la campagne de Noël lancée par la Communione unitaria italiana (CUI,

sous la forme d’un « événement » sur Facebook » (lien),

afin de financer son programme d’activités humanitaires.

Il sera en article à la Une dans le bulletin n° 122 de la Correspondance unitarienne

pour le mois de décembre (lien). Il a été traduit en italien par Giacomo Tessaro

et mis en ligne sur le site de la Communione unitaria italiana (CUI), lien

Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Mercredi 12 septembre 2012 3 12 /09 /Sep /2012 09:08

Je crois en la vie reçue gratuitement.

Je crois en la Source de cette vie, Présence aimante qui nous accompagne depuis notre naissance jusqu'à notre mort et au-delà encore.

Je crois en la Création tout entière qui nous est prêtée : elle nous porte et nous nourrit.
Je crois en l'être humain, homme, femme et enfant à qui cette création a été confiée. Nous en sommes les gérants et nous portons la responsabilité de la maintenir vivante et saine pour celles et ceux qui nous succéderont.

Je crois qu'en chacun d'entre-nous est déposée une plénitude qui ne demande qu'à être découverte et développée afin que nous portions des fruits de paix et de liberté, de bonté et de beauté.

Je crois que la force nous est donnée pour accomplir ce à quoi chacun d'entre-nous est appelé. Je crois que l'Esprit agit en nous. Il vient nous libérer de nos peurs et de nos angoisses. Je crois que nos faiblesses nous apprennent l'humilité et nous invitent ainsi à ne juger personne.

Je crois que notre foi se renouvelle chaque jour : elle puise ses racines dans les chercheuses et les chercheurs de sens qui nous ont précédés. Elle est le fruit d'un lieu et d'une culture donnés. Elle est appelée à se transfigurer. Je crois que le doute est nécessaire pour ne jamais nous sentir arrivés car tout chemin se fait en marchant.

La-pastourelle.JPG Je crois qu'aucune tradition religieuse ou laïque ne détient la Vérité pleine et entière. Je crois au contraire que les religions et les sociétés de par leur incomplétude ont à travailler en solidarité pour défendre une éthique planétaire commune sans laquelle nous courrons à notre anéantissement.

Je crois enfin que "l'Homme passe l'Homme" car malgré toutes nos faiblesses, nos égoïsmes et nos manques nous portons en nous plus grand que nous.

Et cela m'est un émerveillement perpétuel.


Marianne Putallaz,

dite « La Pastourelle », canton suisse du Valais, le 16 mai 2004


Ce credo a été lu par Jean-Claude Barbier lors d’une célébration libre entre chrétiens libéraux (catholiques, protestants et unitariens) à Paris le samedi 5 juin 2004, organisée par la Fédération des réseaux des Parvis, et remis à la revue Théolib pour publication sur son site ( lien). Le texte a été ensuite repris par de nombreux autres sites : celui de l’association Ecoute et Partage en octobre de la même année (lien), le blog "Marie est nous, la petite chapelle sur blog d’un couple marseillais" le 20 avril 2007 (lien), le site belge « Prier.be » (lien), etc.

Par Marianne Putallaz - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Samedi 4 août 2012 6 04 /08 /Août /2012 18:44

La paroisse catholique du Saint-Curé-d'Ars à Bruxelles (lien), propose cette prière pour le dimanche 12 août 2012, sur le thème « Manger Jésus ou se nourrir de lui ? »


Notre communauté continue la lecture du chapitre 6 de l'évangile de Jean. Nous voulons te remercier, Dieu, force d'Amour, de nous avoir donné Jésus pour nourrir notre confiance dans la vie éternelle, c'est-à-dire pleine et féconde.

Nous te remercions pour toutes celles et ceux qui ont reconnu sa présence et ton don dans le pain rompu et partagé, pour toutes celles et ceux qui ont trouvé sens et pris goût à la vie en accueillant Jésus et sa bonne nouvelle, qui lui ont fait place dans leur vie et l'ont accueilli dans leur cœur.

Merci pour les disciples d'aujourd'hui qui donnent encore leur vie comme Jésus pour soutenir, encourager et donner vie aux faibles : malades, infirmes, affamés, étrangers, emprisonnés et sans savoirs ni pouvoirs.

C'est en commune union avec eux que nous voulons te chanter le Sanctus.


communion-avec-le-pain-et-le-v-Sina---Sainte-Catherine-5e68.jpg Comment reconnaître et accepter que le pain de Dieu, la nourriture qu'Il nous donne, soit à portée de main et de voix ? Comment ne pas avoir un haut le cœur quand il s'agit de reconnaître la nourriture qu'est Jésus dans nos sœurs et frères appauvris, marqués par l'ignorance, la maladie et le péché même. Pourtant l'appel de Jésus est clair : « Donnez leur vous-même à manger. » A sa suite, nous devons devenir bonne nouvelle, nourriture, prise en charge, soins et amitié pour les pauvres d'aujourd'hui être pour eux et reconnaître en eux la présence nourrissante de Jésus.


Tous : C'est en souvenir du don que Jésus nous fait de lui-même que, ce jour, nous prenons le pain, le bénissons, le rompons et nous le donnons les uns aux autres: " Prenez et mangez. C'est ma personne qui vous est donnée totalement". Ensuite, Jésus prit la coupe de vin, la bénit et nous la donna en disant : « Prenez et buvez. Cette coupe annonce mon sang versé pour vous et pour tous afin de créer pour toujours un nouveau pacte d'amitié basé sur le pardon mutuel. Faites cela comme moi. »


Anamnèse - Chaque fois que nous rompons le pain et buvons à la coupe, nous rappelons que Jésus est nourriture de vie pleine et féconde et que nous devenons nourriture à sa suite pour les vivants d'aujourd'hui.

Donne-nous, Dieu Amour, l'Esprit qui a animé ton fils Jésus, que nous puissions à notre tour susciter amitié, pardon et enthousiasme pour rendre plus humaines nos vies et nos sociétés. Que nous puissions mettre l'argent au service de l'homme, que nous acceptions les changements nécessaires dans nos sociétés et dans nos communautés de disciples, afin que nous soyons les témoins fidèles de la bonté et du pardon de Dieu !


Tous : Par Jésus, avec lui et en lui, te soient rendus, Père très aimant, dans l'unité de l'Esprit, toute paix et toute joie !

Par Henri Sole - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 11:33

Donne ton pain, Seigneur, à tous ceux qui ont faim,

donne faim de toi à ceux qui ont du pain,

car toi seul, Seigneur, peux rassasier notre désir.


Donne ta force à ceux qui sont faibles.

Donne l’humilité à ceux qui se croient forts,

car toi seul, Seigneur, es notre force.


Donne la foi à ceux qui doutent

et donne le doute à ceux qui croient te posséder,

car toi seul, Seigneur, es la vérité.


Donne confiance à ceux qui ont peur,

donne ta crainte à ceux qui ont trop confiance en eux,

car toi seul, Seigneur, soutiens notre espérance.


Donne la lumière à ceux qui te cherchent,

et garde dans ton amour ceux qui t’ont trouvé pour qu’ils te cherchent encore,

car toi seul, Seigneur, peux combler notre amour.

 

cantique de Lucien Deiss, cité par le pasteur Michel Jas

sur la page Facebook de l'Eglise réformée de France le 11 mai 2012

 

Présentation de Lucien Deiss (1921-2007) par Nicolas Seneze dans le journal La Croix (lien)


lucien_deiss.jpg Né en 1921 à Eschbach (Bas-Rhin), entré en 1942 chez les spiritains, passionné de Bible et de liturgie, Lucien Deisse, est d'abord professeur d'Écriture sainte au grand séminaire de Brazzaville (Congo). Revenu en France pour raisons de santé en 1948, il enseigne alors au séminaire de Chevilly-Larue (94550), animant également la chorale du séminaire. C'est alors qu'il se consacre à la musique. « Je suis devenu compositeur presque par hasard, racontait-il. Dans une petite communauté paroissiale, j'ai voulu faire chanter du grégorien… et ça n'a pas marché. Cet échec a été pour moi une grâce. ». Découvrant combien ses paroissiens ignorent la Bible, il a l'idée d'utiliser la musique pour mémoriser de grands textes. Puisant son inspiration dans le grégorien et les polyphonies de la Renaissance, il compose ses premiers cantiques, dont beaucoup sont devenus des classiques : Souviens-toi de Jésus-Christ, Terre entière, Chante ta joie au Seigneur, L'Esprit de Dieu repose sur moi, Un Seul Seigneur, Une seule foi. Au total, plus de 400 chants… traduits en plusieurs langues.

Par Lucien Deiss - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 08:31

Le théologien Gabriel Vahanian * a placé un credo en envoi (sorte de postface) à la fin de son livre (p. 181) « Dieu anonyme » publié par Desclée de Brower en 1989 (réédité en 1992).


Gabriel_Vahanian.jpeg * né à Marseille en 1927, Gabriel Vahanian a suivi des études secondaires à Grenoble, puis universitaires à l'Ecole des Hautes Etudes à Paris, à la Faculté de théologie protestante de Paris, et au Princeton Theological Seminary dans l'Etat du New-Jersey aux Etats-Unis. Il est connu du public français, surtout par ses deux ouvrages "La Mort de Dieu" (1962) et "La Condition de Dieu" (1970).


Il dira de son livre « Dieu anonyme » : « J'ai voulu montrer que, loin d'être réduite au statut de langue morte, la tradition biblique est encore et toujours en mesure de bouleverser pas mal d'idées reçues : celle d'un monde exténué qui brade son héritage par peur de l'avenir (comme dirait le juif) ou parce qu'il a perdu le sens de la mesure (comme dirait le Grec) ; mais aussi celles d'une Eglise si frileuse que - par conformisme intellectuel et moral - elle se sécularise dans une image d'elle-même qui la conduit à " l'éclatement ". L'Eglise a peur des mots plus que du monde. Mais dans cette peur des mots, c'est une Eglise en contradiction avec son propre fondement : avec la parole qui prend corps dans le monde pour en faire un monde nouveau.


- Je crois en Dieu, / le Tout Proche, / plus que l’homme ne l’est de lui-même / et que le ciel ne l’est de la terre.
- Je crois en Jésus-Christ, / en qui l’homme est la condition même de Dieu, / plus que l’homme ne l’est de lui-même / et que l’absolu ne n’est du divin.
Arrhes et vertu de l’Esprit, / il est natif de l’humain.
Crucifié et mort sous Ponce Pilate, / il accepte la mort mieux que nous n’acceptons la vie, / et nous fait don de sa vie au lieu d’en mourir.
Et il vit.
Il vit là où, / événement de Dieu, l’Autre radical, / l’homme est à portée de l’homme.
Face humaine de Dieu, seule espérance des vivants et des morts, / il vient pour libérer l’homme de ses idoles / et lui rendre un visage divin.
- Je crois en l’Esprit Saint, / le Vivant, / en qui faisant corps avec nous mêmes / nous sommes agrégés au Corps du Christ.
- Je crois en l’Eglise, / prolepse (*) du Dieu qui vient et renouveau du monde ; / l’homme, / prolepse de l’homme nouveau et avent du Dieu qui règne.
(*) prolepse = figure de rhétorique par lequel on prévient une objection en la réfutant d'avance.


Le pasteur Michel Jas se souvient, alors qu’il était en poste à Toulouse avec ses collègues Richard Bennahmias et Wener Burki, avoir fait réciter ce credo par les fidèles réunis au temple du Salin. Dans ce livre de G. Vahanian, il avait particulièrement apprécié le paragraphe sur « La condition humaine : Dieu tout en tous » (p.89-91) et celui intitulé « par delà l’Un et le multiple / Dieu » (p. 99-100) – confidence sur sa page personnelle de Facebook le 7 mai 2012. Depuis, il a utilisé une version courte et aménagée de ce credo lors de son ministère pastoral à Nîmes et Montpellier, et maintenant dans l’Aude, credo qu’il dit préférer au Symbole dit des Apôtres :


Je crois en Dieu, le Tout Proche, / plus que l’homme ne l’est de lui même / et que le ciel ne l’est de la terre.
Je crois en Jésus-Christ, face divine de l’homme et face humaine de Dieu, / humble, souffrante, crucifiée.
Il accepta la mort mieux que nous acceptons la vie.
Il est ressuscité.
Il vient pour libérer l’homme de ses idoles, et nous donne sa paix.
Je crois en l’Esprit-Saint, / qui nous unis au Christ dans le monde de Dieu / ici et maintenant : événement de l’Eglise, / dans la Foi, l’Espérance et l’Amour. Amen


Toujours sur sa page personnelle de Facebook, Michel Jas avance qu’une confession encore plus libérale (au sens théologique évidemment) et beaucoup plus simple serait de dire avec Charles Wagner : «  Je ne sais rien mais j'espère tout » !

 

Cette page a été traduite en italien par Giacomo Tessaro et mise en ligne sur le site de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) le 9 mai 2012 (lien).

Par d'après Michel Jas - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 16:27

par Jean-Claude Barbier, septembre 2003 publié dans les Libres propos du bulletin n° 48, de la Correspondance unitarienne d'octobre 2005, mis en ligne sur le site Profils de Libertés ( lien)


Dieu, créateur du monde, qui nous a donné la vie,
Il n’est pas fait de la main des hommes et n'est pas le fruit de leur imagination
Il n’appartient à personne, que ce soient les juifs, les chrétiens, les musulmans ou les païens
Il est au-dessus de nos pratiques magiques ou religieuses.
Ne le mêlons pas à nos opportunités ;

ne lui demandons pas de réaliser, à notre place, ce que nous avons à faire.
Il EST pour tous les vivants,

Unique et Universel.
Nous lui adressons nos louanges, à lui seul s'adressent nos cultes.

 

photo.gif Jésus est né à Nazareth, de Joseph et de Marie, disent les évangiles
Il est de la coutume juive.
Il a vécu sa tradition avec intelligence et sagesse,
sachant éviter les pratiques rituelles excessives et le tribalisme.
Il a annoncé le royaume de Dieu pour nous tous.
Comme seules conditions : la foi et l’amour du prochain.
Ses disciples ont témoigné qu'il avait agi comme oint d’Israël
Il a été crucifié par les Romains.
Sa pensée n’est la propriété de personne,
en sa compagnie nous nous sentons plus proches de Dieu

 

Le baptême chrétien nous invite à renoncer à nos péchés, mais non à notre culture.
Chacun est convié au repas des disciples de Jésus, sans aucune exclusive, d’âge, de sexe, de rang social, de culture ou de religion.

Pratiquons aussi le lavement des pieds selon son appel pour que nous soyons serviteurs les uns des autres.

 

Nous sommes disciples de Jésus car nous l’aimons,
nous aimons nos frères et sœurs du monde entier comme il nous l’a demandé.
Nous devons régler nos conflits sans nulle haine.
Nous pratiquons son enseignement.
Avec lui, nous vivons notre coutume avec sagesse.

Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 03:00

Cette prière - qui est un credo - nous a été transmise par Philippe De Briey, un ami belge du réseau de la Correspondance unitarienne. Elle correspond bien à la relecture du credo qui se fait actuellement dans les milieux catholiques réformateurs qui pratiquent la célébration libre.

 

avent06_12.jpg Je mets ma confiance en Jésus de Nazareth, cet homme admirable qui avait de la compassion pour ceux qui n’en pouvaient plus, il guérissait les malades, il délivrait les personnes de leurs démons intérieurs, il réintégrait les exclus, il rendait à chacun confiance et dignité. Par sa parole et par l’engagement de toute sa vie, il révélait le visage de Dieu, il annonçait son Règne et commençait à lui donner corps.


Il s’est heurté aux intérêts des puissants, à l’orgueil de ceux qui se prétendaient justes, mais il n’a pas voulu abandonner, ni la mission qu’il recevait du Père, ni ceux qui lui faisaient confiance. Les autorités de son peuple l’ont condamné, et il est mort crucifié, en solidarité avec toutes les victimes de l’injustice et de la violence.


Dieu ne l’a pas abandonné. Au-delà de la mort, ses disciples ont fait l’expérience de sa présence invisible, ils ont compris qu’il était de Dieu d’une manière unique, et j’attends, avec eux, le jour de son retour glorieux.

 

Je mets ma confiance en ce Dieu que Jésus a révélé. Il l’appelait « Père », et nous a appris à le prier à notre tour en l’appelant notre « Père ». Dieu généreux, il fait luire le soleil sur les justes et les injustes et offre à tous le bonheur du Royaume. Dieu de l’Alliance, il nous invite à vivre en communion avec Lui et avec tous nos frères humains.


Je mets ma confiance dans l’Esprit Saint, que Jésus nous a promis. C’est le Souffle du Créateur, c’est le Feu d’amour qui animait Jésus, c’est la Force intérieure qui nous apprend à vivre les uns pour les autres avec respect et souci du service mutuel.


Je mets ma confiance dans une Eglise qui rassemble tous les disciples de Jésus en une multitude de communautés de toutes les couleurs.Animée par cet Esprit qu’elle a reçu du Père et du Fils, elle est appelée à porter l’Evangile libérateur comme avenir de l’Humanité, et à vivre déjà, autant qu’elle le peut, l’utopie du Royaume.

 

Cette page a été traduite en italien par Giacomo Tessaro et mise en ligne le 9 mai 2012 sur le site de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU), lien.

Par transmis par Philippe De Briey - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 10:36

Europe--European_Unitarian_Universalists_logo.gif Un hymne composé par le révérend Mark Belletini * pour l’European Unitarian Universalists (EUU) ( lien), à chanter sur l'air de l’0de à la joie de Beethoven, à la gloire de l’unitarisme européen, publié dans « Curriculum : the garden of Unitarian Universalisme » par Melinda Sayavedra et Marilyn Walker ( lien), reproduit dans le bulletin du mois de janvier 2011 de l’Unitarian Universalist Fellowship of Paris (UUFP), et traduit en français par Jean-Claude Barbier (chrétien unitarien, Bordeaux).


* Mark Belletini est pasteur émérite à la Première Eglise unitarienne-universaliste de Columbus dans l’Etat de l’Ohio, aux Etats-Unis. Il a exercé son ministère durant 30 ans, desservant des congrégations en Californie et dans l’Ohio. Il est diplômé de l’université d’Oakland et de la Faculté de théologie Starr King School for the Ministry (à Berkeley, en Californie). Il a dirigé la commission chargée des hymnes unitariens-universalistes (Hymnbook Resources Commission), laquelle a publié en 1993 « Singing the Living Tradition » (Chantons notre tradition vivante). Lui-même a publié en son nom « Worship in UU Congregations », en décembre 1991, édité par l’Unitarian Universalist Association (UUA), puis « A Sonata for Voice and Silence: Meditations » en mai 2008, aux éditions Skinner House


Des rives lumineuses qui vont de Gibraltar à la Baltique, grises ardoise, / Des pentes vertes de Transylvanie aux grandes places publiques de Londres, / Nos ancêtres libres ont parcourus cette terre, en interrogeant, en parlant, en chantant, en écrivant / En vivant dans leurs vies, ce message : «Dieu est Un, vivez jusqu’au bout en restant debout ».


De la flamme qui prit l'Espagnol (1) à la flamme en nos cœurs, / court un fil d'or du courage liant la science, l’histoire, l’art ; / Et nous, maintenant, avec fierté, nous nous souvenons du livre de Rakow (2) consacré à la paix, / Près de la Vistule qui la première s’ouvrit afin que nos âmes s’affranchissent.

(1) Michel Servet, qui fut mit sur le bûcher à Genève le 27 octobre 1553 et que Calvin appelait « l’Espagnol » non seulement pour rappeler son origine mais aussi pour le démasquer aux yeux des Français.

(2) le Catéchisme de Rakow publié en 1605 par la Petite Eglise polonaise (anti-trinitaire) et qui reflète les enseignements du théologien italien Faust Socin.


Des retentissants échos des sermons de David prêchés devant la cour royale de son pays (3), / en passant par les textes insistants du jeune Spinoza, qui scandalisèrent le port de la Hollande, / court une route, une merveille autoroute, qui draine, pour nous, tous les chemins ; / puissions nous humblement, avec sagesse, joyeusement, reprendre maintenant cette ancienne espérance.
(3) Ferencz David, né à Cluj Napoca vers 1510-1520, mort emprisonné dans la forteresse de Deva en novembre 1579.


Liberté, Raison, Tolérance et oui, l'amour aussi, que la peur ne peut vaincre, / Sont les pancartes de signalisation sur cette route, qui nous guident jusqu’à son terme, / Là où nous trouverons ce que tous les prophètes disaient en poésie ou ont vécu en faits/ Moyens et fins sont également Un, comme les fleurs chantent déjà dans leurs semences.


texte original en anglais :


From the bright strand of Gibraltar to the Baltic, gray as slate. / From green slopes in Transylvania to great London's squares of state,/ Our free forbears, questing, speaking, singing, writing, roamed this land. / Living in their lives the message, "One is God, live out your stand." / From the flame that took the Spaniard to the flame within our hearts / Runs a golden thread of courage binding science, story, art. / And we now with pride remember Rakow's book of studied peace, / Near the Vistula first opened, then within our souls released. / From loud echoes of the sermons David preached before his court, / Through tough text of young Spinoza, scandalizing Holland's port ,/ Runs a road, a marvel highway, leading all the way to us; / May we humbly, wisely, gladly take up now this ancient trust. / Freedom, Reason, Tolerance and yes, the love that fear can't rend ,/ Are the way-signs on that roadway, bearings leading to its end, / Where we'll find what all the prophets spoke in verse or lived in deed/ Means and ends are also ONE, as flowers sing within their seed.

Par Mark Belletini - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Unitariens
Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 13:57

Jésus, Issa, Ieshoua : Le Maître que j'aime

 

J'éprouve le besoin de vous parler de lui. Je ne crois pas en l'incarnation, mais je crois qu'il est celui qui a incarné et incarne encore aujourd'hui l'Amour illimité et inconditionnel de notre Source divine.


Jesus-en-position-de-lotus.jpg Je  ne crois pas en un Dieu personnel, mais j'ai toujours expérimenté et je l'expérimente encore aujourd'hui : je crois qu'il est celui qui personnalise le plus la Présence infinie. Son compagnonnage ne m'a jamais fait défaut, aussi loin que je m'en souvienne. Ses paroles dans les Evangiles m'ont toujours nourri ; son sourire que je suis seul à percevoir en mon âme ne m'a jamais quitté. Son enseignement m'a toujours semblé être l'Enseignement par excellence, celui que l'Humanité aurait dû suivre pour son "Salut". Pour être sauvée de quoi ? Non pas du péché ou de l'enfer, mais de l'ignorance, de l'ego dans sa dimension négative, de la haine, de la jalousie, de la peur, de ce qui est faux et qui trompe.


Je n'ai pas besoin d'être chrétien pour l'aimer... Mais je pense que je ne serais jamais bouddhiste, malgré ma proximité avec cette philosophie. Je crois en la Réincarnation, mais j'espère être parvenu à la fin du  cycle de mes renaissances, pour être libéré du samsara et à ma mort, lorsque le moment sera venu, pouvoir enfin le rejoindre et continuer l'aventure avec lui, dans d'autres dimensions, d'autres mondes, je ne sais.


Mais je ne suis pas pressé, puisqu'il est déjà là, dans ma vie, ici et maintenant ! Je suis conscient que tout cela est très subjectif, ne repose en rien ni sur la raison, ni sur la théologie, ni sur un dogme mais c'est tout simplement mon expérience, peut-être une création de mon esprit mais peu importe : ce n'est pas moi qui l'ai choisi; c'est lui qui est venu à moi, dès tout petit, et je ne l'ai jamais rejeté dans sa personne, telle qu'elle s'est manifestée à moi. Non pas une religion, ni une confession mais une personne, une présence, fidèle reflet de la Présence .

 

(message du 20 avril 2010 au forum "Unitariens francophones") (lien)


Tout ce qui se vit dans la foi est très subjectif. Je partage tes sentiments à l'égard du rabbi Yeshua - paix et salut sur lui. Nous sommes frères en Dieu.  Paix et lumière.  Alfarange (forum)


Par Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 17:18

L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) vous invite, avec tous les autres unitariens francophones, à participer au culte organisé ce dimanche 7 juin par l'Eglise unitarienne francophone (EUfr), et à ceux des mois suivants, lors de chaque premier dimanche.

A partir d'un culte fait à la maison, en famille, avec des voisins et des amis, l'EUfr propose l'espace de son site (à la rubrique "nos cultes mensuels") pour partager nos expériences cultuelles. Eglise sur la Toile, avec une base "linguistique" concernant l'ensemble des pays francophones, l'EUfr met ainsi à la disposition des unitariens et sympathisants qui le souhaitent les méthodes modernes de communication qu'offre l'Internet.

Exprimez-vous, reliez-vous aux autres, partagez votre spiritualité, soyez aux rendez-vous des cultes organisés par notre Eglise.

Par Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens - Publié dans : nos chants et prières, nos credos personnels - Communauté : Religions en toute liberté
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