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Jeudi 7 décembre 2006

Si beaucoup de jeunes mariés se plient aux pressions familiales et vont à l’église ou au temple pour un mariage selon les normes confessionnelles, d’autres, non pratiquants ou bien parce que l’un des conjoints n’est pas croyant, préfèrent s’abstenir et se limitent au mariage civil. Or, nous savons, par les enquêtes et sondage d’opinion, que nombre de ces non-pratiquants continuent de croire en Dieu à leur façon ou sont désireux de spiritualité. Dans ces cas, pourquoi ne pas adapter la cérémonie religieuse à l’état d’âme des intéressés et à celle de leur famille ? La tradition catholique a d’ailleurs toujours mis en avant que ce sont les époux eux-mêmes qui se donnent le sacrement du mariage, le prêtre n’étant là que pour témoigner au nom de la communauté ; il serait donc normal que ce soit aux époux eux mêmes de dire comment ils souhaitent que les choses se passent ce jour là ! De plus en plus de paroisses catholiques acceptent une large participation des familles lors des offices funéraires qui les concernent ; pourquoi donc ne pas le faire aussi pour les mariages ?

Les unitariens pratiquent l’accompagnement spirituel et peuvent ainsi mieux s’adapter à diverses situations. Issus de la tradition protestante, ils ne considèrent pas que le mariage religieux soit un sacrement, mais certains restent toutefois attachés à la bénédiction par un ministre du culte. Ce fut le cas pour un couple de jeunes canadiens unitariens qui, en septembre dernier, s’adressa à nous pour l’organisation de leur mariage : ils avaient besoin d’un lieu de culte (ce fut une chapelle mise à la disposition de l’Eglise réformée de France par son propriétaire), d’un pasteur (ce fut Pierre-Jean Ruff, pasteur de l’ERF, par ailleurs membre honoraire de notre association). Mais en dehors de tout cléricalisme, on peut tout aussi bien faire la cérémonie au domicile des époux ou à un endroit séculier sous la forme d’une action de grâce.

Tous les unitariens ne sont pas chrétiens et ce fut le cas. La bénédiction finale en tint compte et le couple fut béni par le pasteur au nom de Dieu « ou, ajouta-t-il à l’intention des époux, de ce que vous appelez l’Energie de l’univers ». Il n’était pas non plus question de partage du pain et du vin au nom de Jésus, mais nous fîmes une cérémonie des fleurs selon un rituel mis au point en 1923 par le tchèque unitarien, le révérend Norbert Capek, à l’usage des assemblées composites : chacun apporte une fleur, symbole de sa propre personnalité, de son individuation, de sa beauté (c’est Dieu qui nous l’a dit lors de sa Création !), puis la dépose dans un vase ; un bouquet se forme ainsi qui est symbole de la diversité et de l’harmonie de l’assemblée réunie ; enfin, à la fin du culte, chacun repart avec une autre fleur que celle qu’il a amenée, signifiant ainsi qu’il a accepté l’échange spirituel entre les membres de la communauté.

En début de cérémonie, des représentants de diverses mouvances religieuses (protestante, catholique, unitarienne) souhaitèrent la bienvenue aux mariés, à leurs parents et amis. Ce fut Jean Combe qui, habitant Montpellier, représenta la mouvance catholique puisque le mariage se déroula dans les environs de cette ville ; il le fit en son nom personnel étant entendu que chaque chrétien est un témoin de son Eglise. Parmi les parents des mariés, certains étaient catholiques, d’autres de diverses croyances. Une amie de la mariée proposa un rite bouddhiste. Tous se sentirent acceptés et reconnus dans leur foi respective. 

Jean-Claude Barbier

par AFCU publié dans : mariage des couples homosexuels
Jeudi 7 décembre 2006

 

 L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) http://afcu.over-blog.org  

est reconnue comme groupe émergent par l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) http://www.icuu.net 

Elle est en partenariat avec d’autres associations de chrétiens unitariens en Italie http://www.unitariani.splinder.com, http://it.groups.yahoo.com/group/unitariani  

au Burundi et au Congo

et est en relation de coopération avec le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) basé à Montréal http://www.rfuu.net  

Elle est membre de la Fédération des réseaux des Parvis http://reseaux.parvis.free.fr 

Elle participe aux activités du Réseau européen Eglises en libertés (mouvance catholique libérale) http://www.european-catholic-people.eu

et de l’European Liberal Protestant Network (ELPN) http://www.liberalprotestants.net

 

Avec le Réseau francophone de la Correspondance unitarienne et ses partenaires chrétiens unitariens au Burundi et au Congo, elle anime le groupe de discussion Unitariens francophones http://fr.groups.yahoo.com/group/unitariens_francophones         

Elle recommande la lecture des articles du site “ Profils de libertés ” http://prolib.net

et ceux du site d’information historique “ Unitariens ” http://www.unitariens.new.fr 

des bulletins de la Correspondance unitarienne http://prolib.net/unit/correspondance.unitarienne.htm

et des Cahiers Michel Servet  (publiés par l’AFCU et diffusés par la Correspondance unitarienne)

par AFCU publié dans : relations extérieures
Jeudi 7 décembre 2006

ce document a été transféré sur notre site documentaire "La besace des unitariens".

par AFCU publié dans : AFCU (activités) communauté : Religions en toute liberté
Mercredi 6 décembre 2006

 Roger Sauter, 1992 ( ?) " Pourquoi nous sommes unitariens ", reproduit dans la Correspondance unitarienne, n° 12, janvier 2003.

Voir sur notre site documentaire, La Besace des unitariens, la bibliographie unitarienne de Roger Sauter, membre de l'Association unitarienne francophone de 1992 à 2003, dont il fut président d'honneur à partir de 1998.

par Raphaël Chiantello publié dans : AFCU (activités) communauté : Religions en toute liberté
Mercredi 6 décembre 2006

L’association a été déclarée à la préfecture des Alpes de Haute Provence, à Digne-les-bains, le 5 février 1997, après que le titre et les statuts aient été adoptés lors d’une assemblée générale constitutive qui s'est tenue à Digne, au temple de Gaubert, le 31 janvier et qui a réuni sept participants détenant les mandats de 12 autres personnes, soit un total de 19 votants. L’association est régie par la loi de 1er juillet 1901 et le décret du 16 août de la même année. Elle se présente comme une “ société religieuse ” et ses membres sont invités à pratiquer le culte chrétien. L’information en a été donnée dans le n°1 (février-avril 1997) de Recherches unitariennes, le bulletin interne de l’Association.

 Les statuts demandent que tout nouvel adhérent signe son accord avec les statuts, notamment les articles 2, 3, 4 et 5

  article 1 - Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre : “ Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens ” (AFCU).

 article 2 - Cette association [l’AFCU] se donne pour vocation d’incarner, au sein du christianisme, le courant du christianisme unitarien ; elle veut regrouper des personnes d’esprit unitarien tel qu’il est défini à l’article 3, et favoriser leurs activités de recherche, de méditation et de culte.

 article 3 - L’AFCU étant une société religieuse, elle se doit de définir avec précision ce qu’est pour elle, l’esprit unitarien : a) Les chrétiens unitariens sont des chrétiens libres qui ont foi en un Dieu unique et non trinitaire, comme le fit un homme, Jésus le Nazôréen, dont ils entendent suivre les enseignements et l’exemple ”. b) Dans leur démarche, ils se sentent en continuité et en communion avec leurs prédécesseurs, des Nazôréens de l’Eglise primitive de Jérusalem aux chrétiens unitariens de Roumanie, de Hongrie et d’ailleurs. c) Ils se retrouvent en une foi simple, modeste dans ses prétentions, et qui parfois sache dire “ je ne sais pas ”. Aussi mènent-ils une recherche libre et critique, n’acceptant d’enseignement et de credo qui n’ait l’assentiment profond de leur conscience. Ils rejettent le fanatisme, l’intégrisme et le fondamentalisme d’où qu’ils viennent. d) Ils ne refusent pas ce que la modernité a de meilleur, l’activité rationnelle de l’esprit humain conscient de ses limites, le progrès scientifique maîtrisé, le respect de la nature, la valeur éminent de toute vie. Ils jugent profitables les échanges avec d’autres traditions religieuses ou philosophiques.

 article 4 - La qualité de membre de l’association est reconnue à tous ceux qui acceptent par écrit (auprès du Secrétariat) les principes définis à l’article 3 et qui acquittent leur cotisation annuelle.

 article 5 - la qualité de membre se perd par : a) le désaccord affirmé oralement ou par écrit avec le principe fondamental de l’association, tel qu’il est exposé à l’article 3 ; b) la démission, le décès ou la radiation prononcée par le bureau pour non paiement de la cotisation ou motif grave.

 article 6 - Le siège social est fixé : chez M. Blanchard-Gaillard, […] Il pourra être transféré par décision du conseil d’administration. [il a été transféré depuis novembre 2005 : s/c J.-P. Babin, 2, avenue du Clos Launay, 44115 Basse-Goulaine]

 article 7 - L’association est régie, en dehors des affaires courantes du ressort du bureau, par un conseil d’administration (CA) élu ou reconduit à chaque assemblée générale (AG), à la majorité des voix. Il sera composé du président d’honneur, des membres du bureau (président, secrétaire général et trésorier), d’un représentant de chaque groupe local comportant au moins cinq adhérents, et éventuellement de tout membre ayant participé activement à l’essor de l’association.

 article 8 - Le CA se réunit en cas de nécessité, à la demande de la moitié au moins de ses membres, et de toute façon au moins une fois tous les deux ans, sur convocation du président, au siège de l’association ou dans des locaux proposés par un de ses groupes. Les décisions y sont prises à la majorité des voix. La voix du président est prépondérante en cas de partage. Le quorum du CA est atteint si sont présents ou représentés la majorité de ses membres. Chaque membre présent au CA ou à l’AG ne pourra pas détenir plus de deux délégations de vote.

 article 9 - Une AG devra être convoquée tous les deux ans, à la même date et au même lieu que la réunion ordinaire du CA, sans qu’un quorum y soit exigible. Tous les membres de l’association pourront y assister ou s’y faire représenter. La situation de l’association y sera présentée et les bilans d’activité seront soumis à l’approbation de l’AG.

 article 10 - Les cotisations seront exigibles avant la fin de chaque année civile. Leur montant en sera fixé par l’AG.

 article 11 - L’association adopte pour insigne l’insigne unitarien international de la Coupe et de la flamme. Le plus souvent possible sera publié, sous la responsabilité du bureau, un bulletin intitulé “ Recherches unitariennes ”.

 article 12 - Les statuts pourront être modifiés, sur proposition de la majorité du CA, après approbation de la majorité absolue de l’AG.

 article 13 - Dissolution. En cas de dissolution de l’association prononcée par la majorité des membres présents ou représentés à l’AG, deux liquidateurs seront nommés par celle-ci, et l’actif sera dévolu, conformément à la loi, à une association dont les buts seront les plus proches de ceux de l’AFCU.  

par Raphaël Chiantello publié dans : AFCU (présentation)
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