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le calice des unitariens

chaque communauté unitarienne arbore un blason ou un logo. Voici celui des unitariens qui sont regroupés au sein
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Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Voir sur ce site à la rubrique "le calice des unitariens"

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Grégoire Bokungu-Ifangwa est né à Mompono * en République démocratique du Congo (ex Zaïre), le 12 septembre 1962. Sa langue maternelle est le lingala. En 1977, il obtient le certificat primaire à l’école Wakembyaka de ce village, et en 1984 (à 22 ans) il est diplômé d’Etat en humanités pédagogiques à l’Institut Ndeke (sis à Mondombe Ngelesa, dans le territoire d’Ikela du district de la Tshuapa). Puis il quitte la province de l’Equateur pour poursuivre des études de Droit à l’université de Kinshasa où il sera diplômé en option droit privé et judiciaire en 1999. Durant dix ans, de 1984 à 1995, parallèlement à ses études de droit, il enseigne le français à l'institut Boende dans les classes de 3e,4e et 5e année.
* Mompono est dans le secteur de Dwale, du territoire de Befale, dans le district de la Tshuapa, province de l’Equateur

Il débute un engagement humanitaire en 1996 en fondant l'association Tosalina qui lutte contre les mines anti-personnelles, les engins non explosés et qui encadrent des personnes handicapées. Il en est toujours le président. Puis, en 1998, il se mobilise en faveur des populations pygmées de son pays en fondant une Union des associations pygmées d'Afrique (UAPA), dont il est le coordinateur. Enfin, en 2005, il fonde le Congrès africain des Pygmées (CONAFPY) dont il est le vice-président. A ce titre, il participe en 2007 à la conférence internationale à Lynchburg, aux Etats-Unis, sur Ota Benga, un célèbre Pygmée qui vécut en cette ville au XVIIIème siècle.

Grégoire Bokungu avec un couple d'amis Pygmées.

Il a participé à un séminaire de formation en Droit de l’homme et en Droit international humanitaire organisé en son pays par le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme
.

Il est marié et père de 3 enfants

message de Grégoire Bokungu envoyé à Jean-Claude Barbier le jeudi 6 mars 08 (publié dans les libres propos de la Correspondance unitarienne, n° 83, septembre 08) : Lisanga ya Bandimi na Nzambe (Congo RDC) vous encourage pour le travail que vous faites pour l'épanouissement du mouvement unitarien dans le monde. Très fraternellement.

Les associations chrétiennes unitariennes du Burundi, du Congo et de la République démocratique du Congo ont chacune leur site hébergé sur le site de l’AFCU,
http://afcu.over-blog.org

Mercredi 18 juin 2008
- Par informations de Grégoire Bokungu - Publié dans : Lisanga (Congo RDC)
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

" Réflexion " par Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), au culte francophone du dimanche 25 mai 2008 de l’Eglise unitarienne de Montréal (EUM) (1ère partie) ; allocution publiée dans le bulletin n° 80, juin 2008, de la Correspondance unitarienne


l'église unitarienne de Montréal, façade et entrée ; photo. Jean-Claude Barbier, mai 2008

Très Chèr(e)s Ami(e)s,

Ce n’est pas par hasard, vous vous en doutez bien, si j’ai traversé l’Atlantique pour avoir le grand plaisir de vous rencontrer. Notre histoire commune – je dis bien "commune" car il s’agit d’une convergence entre l’unitarisme * de nos deux pays respectifs – notre histoire donc, je crois pouvoir le dire, est le résultat de volontés de la part de plusieurs personnes.

* " unitarianisme " au Québec (terme qui a été utilisé lors de la version orale de ce discours puisque je me trouvais à Montréal), " unitarisme " en Europe francophone.

Je me propose d’en rappeler les prémices, du moins vus du côté de la France

Michel Lalonde commença à fréquenter votre Eglise au début de 2000. En mars 2001, un ami unitarien de votre communauté lui communiqua les coordonnées du site de Pierre Bailleux qui s’intitulait alors Protestantisme libéral unitarien, et qui fut l’ancêtre du site Profils de libertés. M. Lalonde écrivit alors à cet éditeur en date du 21 avril 2001 " Depuis ce temps, dit-il, je vous visite régulièrement attendant avec enthousiasme et impatience toute nouveauté qui apparaît sur le site ". Il s’ensuivit un échange de correspondance tout à fait prometteur.

Presque trois ans plus tard, au début de 2004, P. Bailleux m’envoie ce message et je décide de le publier à la Une de notre bulletin, la Correspondance unitarienne *. Je contacte alors le webmestre du site du MUUQ au mois de février, afin d’avoir les coordonnées de l’intéressé. Ce webmestre, alors anonyme pour moi, était Simon Latarte. Il me donna les coordonnées de Mme Krystina Matula, laquelle s’entremit auprès de M. Lalonde. Je pus ainsi publier le texte de ce dernier.

* lancé en octobre 2002 par moi même et mis sur son site de par P. Bailleux.

Ce sera l’article à la Une de notre n° 29, de mars 2004, que j’intitule "Unitariens d’Amérique et unitariens d’Europe ". L’auteur s’y fait prophète dans son dernier paragraphe :

Je caresse un idéal, un rêve qui me revient sans cesse et c'est celui de voir un jour des Eglises unitariennes francophones des deux côtés de l'Atlantique qui établiraient des contacts et qui travailleraient ensemble pour répandre ce vent de fraîcheur et de libéralisme religieux que tant de gens recherchent mais ne retrouvent pas faute d'alternatives radicales. "

M. Lalonde tint à ajouter un épilogue où il confirmait tout à fait les idées qu’il avait déjà exprimées. J’y ai mis un sous-titre de mon cru : " notre oncle d’Amérique persévère dans ses intentions … ".

Je constate, dit l’intéressé, que mes convictions ont peu changé depuis cette époque. Selon moi l'unitarisme demeure une excellente alternative spirituelle (personnellement, la meilleure) qui sort du giron du conservatisme et de l'orthodoxie chrétienne.
J'avais terminé ce message en exposant mon désir de voir l'unitarisme prendre de l'expansion des deux côtés de l'Atlantique ; mieux même, fraterniser afin d'échanger et de se connaître. Pour reprendre une idée du site Profils de Libertés : aménager des passerelles entre unitariens de toute la francophonie, sans oublier nos frères et soeurs de toutes les nations.
Je partage également votre espoir d'établir une relation qui pourrait être fort agréable et profitable. Peut-être pourrions-nous correspondre régulièrement afin de connaître ce qui se fait en Europe et en Amérique, échanger des documents, des idées ... Amicalement
. "

Sur ce, j’avais alors lancé un appel aux membres de notre réseau de la Correspondance unitarienne : "A
llo Rézo : un membre de notre réseau serait-il intéressé pour développer les relations avec nos amis Québécois et Canadiens, si possible sachant se débrouiller en anglais pour le Canada anglophone. En prime, annonçais-je : un séjour en sport d’hiver ... ".

A cette date là, trois membres francophones de cette communauté recevaient déjà notre bulletin : Krystina Matula, Michel Lalonde et Nancy Labonté dont je venais tout juste de faire la connaissance, en février 2004, dans un forum de végétariens. Elle avait répondu à un interlocuteur de ce forum en évoquant les unitariens en France* ; par moteur de recherche, j’étais tombé tout à fait par hasard sur la conversation.
* la Fraternité unitarienne localisée à Nancy et la communauté des anglophones à Paris

En France, disait Nancy à son interlocuteur, il y a l'Eglise unitarienne de Nancy... ils sont très traditionalistes, attachés aux premiers mouvements chrétiens unitariens (il y a 450 ans)*. Il semble qu'à Paris, il y aurait une petite communauté américaine universaliste unitarienne, c'est l'association de ces deux termes qu'il faut chercher ! C'est cette dénomination qui regroupe des gens très libéraux et soucieux d'agir pour le bien du monde (toujours selon leur niveau de conscience... et leur vocation...) Bonne recherche ! ".

* en fait, la communauté de Nancy en France est monothéiste et se réfère aux livres révélées des diverses religions.

Son interlocuteur, un nommé Richard, ironisait quelque peu sur le fait qu’il puisse y avoir des athées dans une Eglise. Et Nancy de répondre, déjà avec assurance :
Non, pas étonnant, l'Eglise est un lieu communautaire de partage et de progrès personnel. Il y a beaucoup d'athées à l'Eglise unitarienne universaliste (en fait, la majorité). Au début, ça me dérangeait un peu, je ne comprenais pas la motivation de ces gens... car j'ai personnellement la foi en une force bienfaisante. Mais, par la suite, j'ai réalisé que nous partagions une foi similaire... sauf que leur fierté était de proclamer leur athéisme... et que moi, j'étais toujours un peu romantique ! ".

Le 15 mars 2004, dans le même forum, elle continue à défendre avec vigueur la présence des athées au sein de l’Eglise unitarienne :
Ces athées ont la foi en l'union de forces positives, en une éthique de vie élevée, en un respect de la dignité des individus et aussi ils croient que le recueillement est bénéfique pour tous, même si cela n'est pas dirigé vers une hypothèse relevant autant de la symbolique que de la vérité... ils accueillent leur intuition et s'efforcent de vivre au mieux de leur capacité... dans l'amour et la tolérance. Je trouve cela plutôt cohérent... Pour le catholicisme au Québec... ce n'est pas la sauvegarde du français qui est la blessure, mais un obscurantisme misérable qui a mutilé des générations de pauvres diables, bien au-delà de la révolution française... cela sans parler des abus de pouvoir... de toutes sortes... psychologiques et physiques... ".

Quant à moi, j’intervins pour rassurer Nancy de notre bonne volonté et de notre ouverture d’esprit : " Chère Amie. A la lecture de votre intervention sur un forum, je peux vous assurer que le christianisme unitarien est lui aussi très ouvert à des agnostiques et à des athées (…) ".

Sa réponse fut pleine de fraîcheur comme l’était son pseudonyme d’internaute, car elle avait choisi le nom fort poétique de " Fée verte " :
Bonjour Jean-Claude! Je suis très heureuse d'entrer en contact avec toi. Si tu désires discuter avec moi, je serai toujours ouverte à apprendre de ta sagesse et à te communiquer le fruit de mes expériences. Je suis très occupée... cela fait quelques semaines que je n'ai pu aller à l'église. Je ne connais pas Krystina et Michel... Demande-leur s'il m'ont vu, j'ai une fille de 6 ans qui a les cheveux blonds aux épaules qui fréquente l'école du dimanche... sauf que depuis Noël, notre présence fait défaut ! Bon, je vais lire les fichiers joints ! à la prochaine ! Et merci pour le beau site web Profils de liberté! Ciao, Nancy ".

La suite est plus connue :

- participation de N. Labonté à notre groupe de discussion " Unitariens francophones " dès son ouverture en avril 2005 (elle sera suivie plusieurs mois après par celle de Maurice Cabana-Proulx et de Jo-Anne Elder-Gomes),

- mon inscription en septembre de la même année à CUC-en-français (elle aussi suivit de plusieurs inscriptions de Français – Christian Collas, Jean-Marc Van Hille, Virgil Pérez, etc. – et le Belge Pierre Bailleux) ;

- le lancement du RFUU en novembre 2005 et la participation de plusieurs unitariens français à ce réseau : Fabrice Descamps, Virgil Pérez, Bernard Biro, Alain Lauzet et Grégoire Maury ;

- le partenariat entre chrétiens unitariens et le RFUU établi en juillet 2006 ;

- enfin, tout récemment, le 18 mai 2008, l’Appel francophone d’Ottawa, signé entre les chrétiens unitariens de l’Europe francophone, ceux d’Afrique noire et le RFUU, que nous venons de proclamer dans le cadre du rassemblement annuel du CUC ;

- à votre invitation, j’ai ajouté ma présence aujourd’hui parmi vous.

J’avoue que, comme l’interlocuteur de la Fée verte que nous avons cité, je n’ai pas tout de suite compris l’ouverture d’une Eglise aux non-chrétiens et aux non-croyants. Par son vécu personnel, par sa sensibilité, par son attachement à votre communauté, Nancy m’a grandement aidé à comprendre de l’intérieur votre mouvement. Je tiens ici à l’en remercier très chaleureusement.

(…) à suivre.
La seconde partie de cette allocution sera publiée dans notre prochain bulletin sous le titre " Oui, le pari de l’unitarisme-universalisme est en train d’être tenu ".

Jeudi 5 juin 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : Canada
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

 

historique par Jean-Claude Barbier paru dans le bulletin de la Correspondance unitarienne, n° 80, juin 2008 "Spécial Canada".

a) du côté de Montréal

Bien que Montréal soit au Québec, l’Eglise unitarienne de cette ville, du fait de son passé, a surtout des fidèles anglophones. Au début des années 2000, afin de toucher les Québécois, le pasteur Ray Drennan (en fonction depuis 1995), avec quelques francophones de son Eglise (dont Valmyre Bourdon), lance le Mouvement universaliste au Québec. La première activité de ce mouvement est de mettre en place un site à l’attention des Francophones (
http://www.uuqc.ca). Il bénéficie pour cela d’un financement de la part de la Convention universaliste de New-York.

Sans doute est-ce ce soutien extérieur qui justifie la première appellation du mouvement, mais le terme " unitarien " est réintroduit par la suite, toutefois en second, Mouvement universaliste unitarien au Québec (MUUQ), ce qui constitue une exception dans la tradition unitarienne-universaliste: C’est cette dénomination qui figure en référence Internet du site et dans son bandeau, mais elle ne se généralisera que plus tardivement dans les annonces, à partir de mars 2006. A cette date, le MUUQ s’implique plus nettement dans l’Eglise, met l’image de celle-ci sur sa page d’accueil, en anime le " comité francophone ", élit une présidente en titre : Hannelore Poncelet, et présente un logo (une colombe qui prend son envol sur un fond bleu).

A noter aussi, en plus de ce site et en parallèle, la diffusion de tracts sous le nom du MUQ :

Un bouddhiste universaliste unitarien raconte " (adaptation française du document The Faith of a Unitarian Universalist Buddhist  de James Ishmael Ford, pasteur d’une communauté unitarienne-universaliste) ;

Un accueil sans discrimination : l’amour c’est l’amour, qu’il s’agisse de deux hommes, de deux femmes ou d’un homme et d’une femme " (adaptation en français de Unitarian Universalist : A Welcoming Place for Gay, Lesbian and Bisexual People  de Scott W. Alexander ;

Les universalistes célèbrent une spiritualité pour notre société actuelle " (adaptation en français de " Universalism – For Such a Time as This " de Charles A. Howe)

Les unitariens affirment qu’ils n’ont pas de croyances qui puissent être remises en doute " (adaptation en français de " What Unitarians Affirm " de Charles Eddis, pasteur canadien)

Enfin, Ray Drennan, avec la collaboration du MUQ, publie en 2001 un recueil bilingue de chants : Vers Un rêve à bâtir … si on tissait ensemble / side by side, fulfilling a dream. Le document est édité par le Conseil unitarien du Canada (CUC).

En octobre 2003, Ray Drennan relance le mouvement et invite chez lui, un samedi après-midi, les fidèles intéressés. C’est le succès avec une trentaine de participants, des francophiles s’étant joints bien volontiers aux francophones. Le 1er mai 2004 eut lieu la première célébration en français (la Correspondance unitarienne en fait part dans son bulletin n° 31, mai 2004, suite à un message reçu de Michel Lalonde le 21 avril
) Les célébrations deviendront régulières (chaque 4ème dimanche du mois) à partir de janvier 2006.

Le dimanche 25 mai 2008, à l’occasion de ma visite, la nouvelle pasteur Diane Rollert (en fonction depuis le 30 avril 2006, suite au départ de Ray Drennan en juin 2005) y participa pour la première fois et fit une allocution en français. Celle-ci fut très appréciée ; elle reprenait un texte qu’elle avait fait auparavant Blessed are those who question (Bénis ceux qui questionnent ) pour la rubrique " From the pulpit " (Du haut de la chaire) de la revue du CUC, Canadian Unitarian, printemps 2008. Elle reprit la traduction en français qui venait d’être faite par Marie-Claire Lefeuvre et mise en ligne sur le site de l’AFCU 

Diane Rollert à la sortie du culte, avec à sa gauche, Léo Poncelet et Jean-Claude Barbier, et à sa droite, Stève Prudhomme et Hannelore Poncelet ; photo Yves Manseau (mai 2008)

La Tribune libre unitarienne, lancée au début de 2005 par Léo Poncelet, affirme son indépendance éditoriale et se présente comme une revue électronique montréalaise. Elle est hébergée sur le site du MUUQ et contribue ainsi au renforcement de ce pôle francophone. Elle en est à son 7ème numéro, à raison de deux livraisons par an.

2 – du côté d’Ottawa

Parallèlement au développement de ce pôle francophone de Montréal, les francophones d’Ottawa se sont eux aussi manifestés. Un Rassemblement unitarien universaliste, animé par Gilles Marchildon, a commencé ses activités depuis 2004, au sein de la Communauté unitarienne-universaliste d’Ottawa (UU Fellowship of Ottawa, UUFO), et se réunit chaque mois. Une réunion au début d’année 2006 a regroupé 11 personnes, provenant de l’UUFO mais aussi de la First Unitarian Congregation. Lucie-Marie Castonguay-Bower et Maurice Cabana-Proulx en sont actuellement les principaux animateurs. Ce rassemblement dispose d’une page sur le site de l’UUFO.


La révérende Frances Leigh Deverell, pasteur de la First Unitarian Congregation of Ottawa, dessert également l’UUFO (une " fellowship " est une jeune communauté qui n’a pas encore les moyens d’engager à ses frais un pasteur).

3 – au niveau national, du côté du CUC

Rappelons que le Conseil unitarien du Canada (CUC) a contribué en 2001 au livre liturgique de Ray Drennan susmentionné. Une page en français a été ouvert sur le site du CUC dans la rubrique " about us " sous le titre " communautés religieuses vitales en croissance au Canada", avec un logo : une bougie allumée au creux d’une main. Elle a été ouverte du temps où le MUUQ s’appelait encore MUQ, avec un seul " U ".
http://www.cuc.ca/francais/index.htm

Un groupe de discussion sur le serveur Yahoo à destination des locuteurs français, CUC-en-français, a été lancé le 16 février 2004. Finalement, vu le faible volume de discussion, il sert principalement d’espace informatif.

Le CUC a accepté qu’il y ait un atelier en français lors de la rencontre régionale Est à Montréal en novembre 2005 (qui a vu la naissance du Regroupement francophone unitarien universaliste RFUU dans le cadre de l’atelier animé par Lucie-Marie Castonguay-Bower sur le sujet : " Favoriser la participation francophone dans votre communauté "), puis aux rencontres nationales des années suivantes (il y avait ainsi 4 ateliers en français et un bilingue à la rencontre nationale d’Ottawa, du 16 au 19 mai dernier).

Pour cette dernière manifestation, le CUC m’a invité en ma qualité de représentant d'un groupe émergent reconnu par l’ICUU pour la France, à savoir l’AFCU. La revue Canadian Unitarian dans son n° de printemps 2008 a largement fait état, en français, de cette participation. A noter que, depuis cette année, Jo-Anne Elder-Gomes, bilingue, membre de l’Unitarian Fellowship of Fredericton, participe comme traductrice à ces pages en français.

Enfin, c’est dans le cadre de cette rencontre nationale 2008, que l’Appel d’Ottawa a été proclamé solennellement (publiées en français et en anglais sur le site de l’AFCU à la rubrique " l’Appel d’Ottawa ").


4 – le réseau international du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU)

Les Francophones canadiens ont mis à profit la rencontre régionale de Montréal en novembre 2005 pour lancer ce réseau. Celui-ci s’est internationalisé rapidement avec l’inscription de plusieurs unitariens français. Il s’est organisé avec un groupe Yahoo de discussion, mais fonctionnant exclusivement en interne, entre ses membres seulement, puis un site Internet et, en complément, un wiki (un espace où les membres peuvent déposer eux-mêmes des textes). Pour les références Internet, voir le site de l' Eglise unitarienne francophone à la rubrique "adresses unitariennes"

Jeudi 5 juin 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : Canada
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

la traduction a été transférée sur le site portugais en accueil sur celui de l'Eglise unitarienne francophone
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/article-25585809.html


Cette prière des chrétiens unitariens pour allumer le calice a été traduite en portugais par Paulo Renato Garrochinho. Les versions française, anglaise, espagnole et italienne ont déjà été publiées dans la même rubrique "le calice des unitariens". Les versions en français et en anglais ont été diffusées à toutes les congrégations du monde entier par l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) pour être dites au moins une fois durant le mois de mai 2008.

Vendredi 30 mai 2008
- Par Paulo Renato Garrochinho - Publié dans : le calice des unitariens
- Recommander

First Unitarian Congregation of Ottawa : the chalice and the tree (photo Jean-Claude Barbier)

Unitarianism, which appeared at the time of the Protestant Reformation in 16th century Europe, developed initially in Hungarian speaking (Transylvania in Rumania, Hungary) and English speaking (United Kingdom, the Commonwealth, the United States) countries, then spread, in the 20th century, to Central and Northern Europe and finally, now at the beginning of the 21st century is spreading to other countries in Asia, Latin America, Sub-Saharan Africa and Western Europe.

It follows that contemporary Unitarianism contains both a wide variety of spiritual and religious perspectives stemming from numerous trends developed over the centuries (the historic Unitarian churches, Unitarian congregations, Universalists and Unitarian Universalists, Christian Unitarian associations, etc.) and divers cultural and linguistic elements.

Our international body, the International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), by awarding emerging group status to new Unitarian communities, is guiding and fostering the expansion of our faith along the principles set out in the preamble of its constitution: "identify and nurture emerging groups around the world; for mutual inspiration, development and growth". It has helped train leaders in workshops for Latin America (San Nicolás de los Arroyos, near Buenos Aires in Argentina, January 20-25, 2005) and for Sub-Saharan Africa (Nairobi, Kenya, February 7-12, 2008).

We also commend the Canadian Unitarian Council’s inclusion of French activities in its annual gathering to be held in Ottawa, May 16 to 19, 2008. We hope the Ottawa example will encourage the development of multilingualism at all levels in contemporary Unitarianism: in the meetings and worship services of our congregations; in the pages of the ICUU web site (in French, Spanish, German, Esperanto, etc.) and any national web sites when necessary; in workshops and worship services during gatherings; in our publications; etc.

We invite all Unitarian francophones and their friends to participate enthusiastically in their local congregations, to praise God or Life in their own language and through their own culture, to gather in groups or associations to deepen their faith, to network and share information, to know one another better, to help each other, etc.

In this way, francophone Unitarians from Western Europe (France, Wallonia and the French community of Brussels, Switzerland), from Canada (Montréal and Ottawa congregations, etc.) and from Sub-Saharan Africa (Burundi, Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasha, Togo, etc.) hope to further develop their fraternal ties along the lines of the cooperation accord signed by the Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) and Christian Unitarian associations (AFCU, ACUB, ACUC) in July 2006.

Jean-Claude Barbier, Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU)
Fulgence Ndagijimana, Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB)
Alain Patrice Yengué, Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC)
Georges Bokungu, Lisanga ya bandimi na nzambe (République démocratique du Congo, Kinshasa)
Lucie-Marie Castonguay-Bower, Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU)

traduit en anglais par Maurice Cabana-Proulx

Jeudi 29 mai 2008
- Par unitariens francophones d'Europe, du Canada et d'Afrique noire - Publié dans : l'Appel francophone d'Ottawa
- Recommander

First Unitarian Congregation of Ottawa, mai 2008, photo Jean-Claude Barbier

L’unitarisme *, qui, depuis les Réformes protestantes du XVI° siècle européen, s’était historiquement développé dans les pays hungarophones (Transylvanie en Roumanie, Hongrie) et anglophones (Royaume-Uni et pays du Commonwealth, Etats-Unis), s’est étendu au XX° siècle en Europe centrale et du Nord, puis, en ce début du XXI°, à d’autres pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique noire, et en Europe occidentale.

* " unitarianisme " pour nos partenaires francophones du Canada qui ont choisi cet anglicanisme afin de ne pas confondre notre courant religieux d’avec le modèle politique prônant l’unité de l’Etat contre le fédéralisme, sujet particulièrement sensible au Canada.

Il s’ensuit que la mouvance unitarienne contemporaine fait preuve d’une grande diversité à la fois de sensibilité spirituelle et religieuse avec ses composantes qui se sont ajoutées au cours des siècles (Eglises historiques, congrégations unitariennes, universalistes et unitariennes-universalistes, associations chrétiennes unitariennes, etc.) et à la fois culturelle et linguistique.

En reconnaissant comme groupes émergents les nouvelles communautés unitariennes, notre instance mondiale, l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), a accompagné et encouragé cette expansion de notre foi conformément aux principes édictés dans le préambule de sa constitution : " de favoriser l'essor des assemblées unitariennes et universalistes à travers le monde, d'affirmer la variété et la richesse de nos traditions vivantes, de faciliter le soutien mutuel entre les organisations membres ". Elle a su aider opportunément à la formation des nouvelles élites par des stages de formation à l’échelle continentale pour l’Amérique latine (à San Nicolás de los Arroyos, près de Buenos Aires en Argentine, les 20-25 janvier 2005) et pour l’Afrique noire (à Nairobi, au Kenya, les 7-12 février 08).

De même, nous saluons l’organisation par le Conseil unitarien du Canada (CUC), à Ottawa, du 16 au 19 mai 2008, d’une rencontre nationale annuelle qui prend en compte la langue française.

A l’exemple d’Ottawa 2008, nous souhaitons que le multilinguisme de la mouvance unitarienne contemporaine se développe à tous les niveaux : réunions et cultes au sein de nos congrégations ; pages d’informations (en français, espagnol, allemand, espéranto, etc.) sur le site de l’ICUU et ceux des pays où cela est nécessaire  ; ateliers et cultes lors des rencontres ; publications ; etc.

Nous invitons tous les unitariens francophones et locuteurs en français à participer avec entrain à leur congrégation locale, à louer Dieu ou la Vie en leur propre langue, avec leur propre culture, à se réunir en groupes ou associations afin d’approfondir leur foi, à se mettre en réseau pour s’informer réciproquement, mieux se connaître, s’entraider mutuellement, etc.

Dans cette perspective, les unitariens francophones d’Europe occidentale (France, Wallonie et communauté francophone de Bruxelles, Suisse romande), du Canada (congrégations de Montréal et d’Ottawa, etc.) et d’Afrique noire (Burundi, Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasha, Togo, etc.) entendent développer leurs relations fraternelles sur la base des accords de coopération qui ont été établis en juin 2006 entre le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) et les associations chrétiennes unitariennes (AFCU, ACUB, ACUC).

Jean-Claude Barbier, pour l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU),
Fulgence Ndagijimana, pour l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB),
Alain Patrice Yengué, pour l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC),
Georges Bokungu, pour Lisanga ya bandimi na nzambe (République démocratique du Congo, Kinshasa),
Lucie-Marie Castonguay-Bower, pour le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU).

Cet appel a été proclamé dans le cadre de la rencontre annuelle du Conseil unitarien canadien (CUC) à Ottawa du 16 au 19 mai 2008, lors de la réception offerte le dimanche 18 mai 2008 par les amis de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU). La version en anglais fut lue par Hannelore Poncelet (présidente du Mouvement universaliste unitarien au Québec) et le texte en français par Jean-Claude Barbier.


Mercredi 28 mai 2008
- Par unitariens francophones d'Europe, du Canada et d'Afrique noire - Publié dans : l'Appel francophone d'Ottawa
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Nos amis quaker en visite à Nantes aux anciens entrepôts de construction navale qui abritent des animaux articulés, avec, à gauche, Guy Lévy (photo Pierre Uhlig).


La Première semaine unitarienne de Nantes a permis de réunir une vingtaine de personnes lors de sa journée thématique :

- des membres de communautés de base ;

- des membres de la Fédération des réseaux des Parvis (Francine Trannoy de l’association Solidarité Eglise Liberté 85 basée au Sable d’Olonne, et Louis Piveteau, membre de l’association Evangile et Modernité 49 basée à Angers) ;

- un ami protestant de l’Eglise réformée de France, prêcheur pour la région de Saint-Nazaire (Charles Nicol) ;

- des quakers du groupe des quakers francophones indépendants (Pierre et Margaret Uhlig, Maurice et Marie-Paule Vandeweghe) ;

- et bien sûr des unitariens et sympathisants (Jean-Claude Barbier, Michel et Michèle Jamet, Pierre Jean Ruff, Jean-Marc Van Hille).

Cette journée thématique a été consacrée à nos théologies libérales (exposés de P.-J. Ruff sur la théologie protestante libérale et de L. Piveteau sur celle qui a cours dans les milieux catholiques indépendants) et aux cérémonies hors lieu de culte (explication par J.-C. Barbier de la cérémonie des fleurs selon un rituel unitarien tchèque datant de 1923, laquelle cérémonie prend tout son sens lorsque l’assemblée est hétérogène * ; présentation par P. Radigeois du livre " Sentiers d’humanité " ** et de fiches pour un accompagnement spirituel lors des moments de nos vies ; engagement de Paul Fleuret dans une commission municipale pour aider les familles lors des obsèques ; etc. )

* voir notre rubrique " la cérémonie des fleurs "

* voir dans les Actualités unitariennes du 6 mai 2008  la poésie pour mieux dire notre humanité

Le dimanche matin 4 avril, P.-J. Ruff a présidé le culte de la communauté protestante (ERF) de Nantes et la présidente du conseil presbytéral, Mme Annick Bourgeois a souhaité la bienvenue aux unitariens qui y étaient venus. Deux membres de cette communauté sont abonnés à la revue Evangile et Liberté.

Par ailleurs, notre Semaine a été l’occasion de correspondre avec un membre de la communauté baha’i et avec Jacques Musset, animateur de trois groupes locaux des Amis de Marcel Légaut.

Un projet de coordination régionale (" Croyants en relation, Nantes et régions ") a été proposé à tous nos partenaires, donc à suivre ...

Jeudi 15 mai 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les semaines unitariennes de Nantes
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L'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) est née d’une scission au sein de l’Association unitarienne francophone (AUF)* lors de l’AG de celle-ci, au Lignon (banlieue de Genève), en septembre 1996. L’association a été déclarée à la préfecture des Alpes de Haute Provence, à Digne-les-Bains, le 5 février 1997, après que le titre et les statuts aient été adoptés lors d’une assemblée générale constitutive qui s'est tenue à Digne, au temple de Gaubert, le 31 janvier.

* l'AUF a été fondée avec l'aide de Théodore Monod en juillet 1986 dans le cadre d'une conférence européenne de l'IARF tenue à la Faculté libre de théologie protestante de Montpellier. Elle n'a plus tenu d'AG après 2003 et s'est dissoute en janvier 2006.

ci-contre, projet de buste de Théodore Monod vu sur
le site de l'Unesco

L'AFCU a eu Théodore Monod comme président d'honneur, jusqu’à sa mort en novembre 2000.

Albert Blanchard-Gaillard
(cofondateur de l’AUF en juillet 1986, puis secrétaire général et président de cette association) a été le premier président en exercice de l'AFCU, suivi de Patrice Codur (1998 - octobre 2004), Jean-Marie Godillot (octobre 2004 - septembre 2005), Jean-Pierre Babin (octobre 2005 - mars 2006), Bernard Biro (mars 2006 - décembre 2006), Jean-Claude Barbier (par intérim, octobre 07 – avril 08), Guy Lévy (mai 2008 - avril 2009), Noëlle Colle (avril 2009 - ).

Le poste de secrétaire général (SG) a été occupé par Patrice Codur (en 1997), Jean-Marc Van Hille ( - février 2004), Jean-Marie Godillot (février - octobre 2004) et Jean-Claude Barbier (octobre 2004 - avril 2009), Jean-Pierre Babin (avril 2009).

Albert Blanchard-Gaillard est président d’honneur depuis la mort de Théodore Monod. Il dirige le Conseil d’administration de l’AFCU.

Le bureau peut solliciter l’avis de conseillers honoraires choisis parmi des personnalités en dehors de l’association et qui lui apportent leur soutien moral : Michel Languillat (décédé) cofondateur de l’AUF en 1986, pasteur de l’Eglise réformée de France, Toulon (mars 2006 –mai 2006), Pierre Bailleux (décédé), pasteur de l’Eglise protestante unie de Belgique, EPUB, Braine l’Alleud, Bruxelles (mars 2006 - février 2008), Pierre-Jean Ruff, pasteur de l’Eglise réformée de France, ERF (depuis mars 2006), et Albert Gandonou, catholique, Béninois, président du Mouvement Chrétiens pour changer le Monde (depuis mars 2006), Cotonou.

Depuis, l’AG d’octobre 2005, le bureau dispose de délégués en charge d’une activité précise. Ceux-ci ne sont toutefois pas membres du bureau

date des assemblées générales

- 31 janvier 1997, Digne-les-Bains, AG constituante.
- de 1998 à 2003, Marseille
- dimanche 24 octobre 2004, Marseille
- du samedi 15 au dimanche 16 octobre 2005, Agde (dans le cadre de la Journée annuelle du protestantisme libéral organisé par Evangile et Liberté)
- du vendredi 3 au dimanche 5 mars 2006, Paris (Hôtel Ibis, Porte d’Italie)
- samedi 6 octobre 2007, Paris, café Le Royal à Jussieu
- du jeudi 1er au dimanche 4 mai 2008, Thouaré-sur-Loire (banlieue Est de Nantes, au domicile de la famille Barbier) 
- samedi 18 avril 2009, Basse-Goulaine (banlieue Est de Nantes, au domicile de Jean-Pierre Babin, siège de l'association.

Cette présentation de notre association a été publiée dans le n° 78, avril 2008, de la Correspondance unitarienne  " L'heure du bilan pour les chrétiens unitariens de l'Europe francophone (France, Wallonie, Communauté francophone de Bruxelles, Suisse romande) ".

Lundi 5 mai 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : AFCU (présentation)
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Les chrétiens unitariens sont des chrétiens qui sont de théologie unitarienne, c’est à dire qu’ils remettent en cause, non seulement la formulation, mais le bien fondé du dogme de la Trinité, à savoir que Jésus serait Dieu incarné. Pour nous, Jésus est un être humain et non un dieu. Il s’agit donc d’une base théologique très précise, héritière de l’anti-trinitarisme du XVIème siècle.

Mais les chrétiens unitariens s’inscrivent-ils dans un christianisme plus large ?

chrétiens libéraux

Ce qualificatif de " libéral " en religion provient du protestantisme. A partir des remonstrants aux Pays-Bas (dès le début du XVII° siècle), puis des non-souscrivants en Irlande, des protestants se sont mis à remettre en cause certains principes du calvinisme comme la prédestination et la rigidité du credo de l'anglicanisme. Ils ont opté pour une liberté de pensée effective et refusé les confessions de foi qui étaient exigées pour les postulants à une charge pastorale.

Au XIXème siècle, des protestants rappellent que les dogmes ou les principes ne sont que des formulations historiques et culturelles et qu’elles peuvent être réécrites sous des formes mieux adaptées. Ils disent aussi que toutes les croyances proposées ne sont pas à mettre sur le même plan. Ils mettent en avant l’idée d’une Réforme toujours en cours, qui ne doit pas s’arrêter à Luther et Calvin, mais doit se continuer : c’est la Réformation. A eux s’opposent les protestants " orthodoxes ", dont certains s’appellent " évangélistes " afin de mieux faire comprendre qu’ils défendent les vérités éternelles de l’Evangile !

Ce modèle protestant du libéralisme théologique peut s’appliquer aux autres communautés religieuses. On connaît les juifs libéraux, lesquels ont leur propre mouvement. Aujourd’hui, on peut parler de catholiques libéraux (même si les médias n'en parlent pas encore !) ; en France, une partie d’entre eux se retrouve au sein de la Fédération des réseaux des Parvis.

Cet adjectif de libéral s’applique surtout à une relativisation des dogmes. Par contre, le catholique pourra être dit " contestataire " s’il dénonce les orientations prises par sa hiérarchie, " réformateur " s’il se prononce pour des changements institutionnels, " progressiste " s’il pense que l’Eglise doit s’impliquer davantage dans les enjeux contemporains et mieux épouser l’évolution des sociétés, etc.

Depuis leurs origines, les unitariens se situent dans cette optique libérale des religions. Dire qu’un unitarien est libéral est une évidence puisque tous, en principe, le sont ! Il en est de même par exemple pour les quakers. Ils font partie des chrétiens libéraux par définition et l’ajout du qualificatif " libéral " serait, pour ces mouvements, purement tautologique. Les baha’is, les soufi et les bouddhistes entrent eux aussi d’emblée dans cette catégorie (sauf exception particulière).

Pour l’anecdote
, il est significatif que quelques unitariens américains se soient déclarés " conservateurs " par rapport à l’Unitarian Universalist Association (UUA) jugée par eux trop progressiste ! Il s’agit d’un mouvement en fait très peu connu et sans doute réduit à quelques personnes seulement :
http://www.geocities.com/conservativeuu. En plus le mouvement ne se veut pas dissident car il reste dans le contexte d’une religion " libérale " et signale que c’est seulement au niveau des valeurs qu’il est " conservateur " (The Conservative Unitarian Universalist, et en sous titre " Liberal religion … conservative values ").

chrétiens libres

Dans des pays à religion officielle, des Eglises minoritaires ont pu malgré tout, et après bien des vicissitudes, se développer. Elles se disent " libres " au sens institutionnel du terme. En Grande-Bretagne, ce sont les " Free Church " dont la plupart ont fait alliance avec les congrégations unitariennes en 1926 pour constituer General Assembly of Unitarian and Free Christian Churches " (un agglomérat que la majorité voudrait unifier et qui regroupe quelques 4 000 fidèles ou plus). En Allemagne les petites " Frei-religiöse ", que l’on retrouve avec les unitariens au sein du " Chapter " allemand de l’International Association for Religious Freedom (IARF).

Mais dire qu’un chrétien individuel est libre, cela va de soi dans un contexte démocratique, y compris si l’exercice de sa liberté est de se réfugier dans une Eglise dogmatique ! Par ailleurs dire que les chrétiens unitariens sont " libres ", cela fait un peu prétentieux car il est alors sous-entendu que les autres ne le seraient pas ! Disons simplement que nous n’avons sur le dos ni dogme, ni hiérarchie ... et que nous en sommes fort aise.

Voir sur ce sujet, le débat mené par l’AFCU au sein de l’assemblée de Provence, sous la direction d’Albert Blanchard-Gaillard.

Chrétiens unitariens, chrétiens libres "Pourquoi sommes nous des chrétiens unitariens et des chrétiens libres ? Les fondateurs de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) s’expliquent", par Albert Blanchard-Gaillard, Recherches unitariennes, n° 1, février-avril 1997

Le christianisme libre "Le christianisme libre", par Albert Blanchard-Gaillard, Recherches unitariennes, n° 3, fin 1997, début 1998

chrétiens indépendants

Cette notion d’indépendance vaut à la fois pour les Eglises minoritaires dans les pays à Eglise officielle comme ceux que nous venons de citer, et pour des communautés ou des fidèles isolés qui prennent leur distance vis-à-vis leur hiérarchie ecclésiastique. Pour ces derniers, il ne s’agit pas d’une dissidence, ni du projet de faire une " autre " Eglise, mais de vivre leur foi en marge de leur Eglise, en toute liberté, sans soumission, en se référant à leur conscience (rejoignant ainsi une position toute protestante au sens du XVI° siècle).

chrétiens alternatifs

Plus qu’une revendication de liberté et d’indépendance, l’alternatif est une orientation beaucoup plus constructive. Il s’agit en effet de faire Eglise " autrement ". Cette expression est proposée par Pierre Castaner, dont le mouvement " le Courant d’air ", un café rencontre sis sur le Vieux port de Marseille, est membre de la Fédération des réseaux des Parvis.

Ce renouveau du christianisme passera nécessairement par une déconstruction des dogmes et une nouvelle approche du christianisme. Les chrétiens unitariens sont sur ce chantier.

Mercredi 30 avril 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le vocabulaire religieux
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Notre assemblée est une association loi 1901. Elle peut célèbrer des cultes lors des rencontres qu’elle organisent, ou encore avec d’autres chrétiens et croyants libéraux ou encore à l’occasion d’évènements de la vie de famille comme des baptêmes, des mariages, des obsèques, etc.  Mais elle n’est pas une Eglise à proprement parler avec un culte régulier et des paroisses. Nous ne sommes donc en concurence avec aucune Eglise !

Nous invitons ceux qui sont de conviction unitarienne à se brancher sur une communauté de proximité de leur choix (communauté catholique de base, paroisse protestante animée par un pasteur libéral, loge maçonnique, etc.). Nous ne demandons à personne de rompre avec ses appartenances antérieures et sa communauté religieuse ! Bien au contraire, nous encourageons chacun dans son propre itinéraire spirituel en l’assurant de notre amitié et de nos encouragements.

Théodore Monod disait que chacun est entrain de gravir la même montagne au sommet de laquelle Dieu nous a donné rendez-vous.

Si vous souhaitez des contacts locaux, nous vous communiquerons des adresses de militants ou de sympathisants unitariens qui habitent votre région.

Bulletin d’inscription :

nom, prénoms,
adresse postale,
téléphone fixe / portable / fax,
messagerie électronique (e-mail / courriel),
année de naissance,
activités professionnelles et autres,
appartenance à une Eglise ou à des mouvements,

déclare être en accord avec les articles cités ci-dessus des statuts de l’AFCU,
signature et date :

Cotisation :

Joindre 20 euros à l’ordre de l’AFCU ou en espèces si vous êtes à l'étranger (100 euros ou plus pour être " membres bienfaiteurs ") et adresser ce document signé au trésorier : à Jean-Claude Barbier, résidence " Les Saules ", bât. C1, avenue du Maréchal Juin, 33170 Gradignan, tél. 05 40 32 56 12, correspondance.unitarienne@wanadoo.fr
En cotisant, vous pourrez participer aux AG annuelles de l’AFCU et y voter, soit directement, soit par correspondance.

Par ailleurs, le bulletin mensuel de la Correspondance unitarienne vous sera envoyé gratuitement si vous disposez d’une adresse électronique ou, par voie postale, en échange de 15 euros (en timbres, en billet ou en chèque).

Bienvenu au sein de notre assemblée.

Mardi 22 avril 2008
- Par chrétiens unitariens - Publié dans : AFCU (présentation)
- Recommander



Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens *,
fondateur et animateur du réseau de la Correspondance unitarienne,
  

* N.B. pour ceux qui ne nous connaissent pas encore, je précise que notre association est membre de la Fédération des réseaux des Parvis depuis mai 2006 et qu’elle a été patronnée par Théodore Monod (1902 – 2000) en qualité de président d’honneur.

Bonjour à toutes et à tous.

Je m’adresse à vous à la suite de nos premiers contacts ; parce que les unitariens vont organiser prochainement dans votre ville leur toute première Semaine unitarienne ; parce que je suis né à Nantes et que, ayant hérité d’une maison familiale à Thouaré-sur-Loire, j’ai plaisir à y retourner à l’âge de la retraite ; parce que j’ai eu la joie de passer récemment avec vous une veillée pascale fort émouvante ; parce que je suis avec sympathie les activités de plusieurs d’entre vos mouvements ; et beaucoup d’autres bonnes raisons encore.

Mais je m’adresse surtout à vous parce que nos mouvements respectifs, en dépit de nos efforts, restent trop souvent méconnus de nos compatriotes, insuffisamment mobilisateurs, vieillissant et ne renouvelant pas leurs responsables, n’attirant pas assez les jeunes. Quelle différence par rapport aux mouvances pentecôtiste / néo-évangélique / charismatique qui, elles, surfent sur le succès !

Pourtant, si nous n’avons pas à proclamer de certitudes inébranlables, si nous évitons le fanatisme religieux et les slogans qui recrutent ceux qui ont besoin de se rassurer quelque part, nous savons bien que nos messages sont de qualité, que nous avons à partager notre joie d’être croyants, de nous sentir quelque part avec Dieu, et que nos activités s’adressent sans démagogie aux personnes avec leur raison et leur intelligence et non seulement à leur émotif, que nous oeuvrons pour l’avenir, pour nos enfants et non pas pour un succès de mode qui peut très bien n’être que passager. Alors pourquoi ne réussissons nous pas comme d’autres le font ?

Il y a, me semble-t-il, une question d’organisation (nous sommes une myriade de petits mouvements, somme toute très minoritaires) et une question de communication (peu d’entre nous disposent d’un site Internet et nous n’avons pas accès à la presse locale).

A l’occasion de notre Semaine unitarienne (du 1er au 4 mai prochain), nous allons mettre en marche le projet suivant : commencer à nous connaître mutuellement, avec une première mise en relation, et envisager à moyen terme une coordination régionale de nos mouvements.

1 ° - Commencer à nous connaître, car nos mouvements sont multiples et divers et que, bien souvent, ils mènent un chemin solitaire, même s’ils sont parallèles avec d’autres, chacun étant préoccupé en premier, ce qui est bien normal, par ses propres activités. Ceci dit, la région nantaise semble déjà bien avancée dans la voie d’une coordination puisque, chaque mois, des communautés de base catholique (qui ont pris leur indépendance de fonctionnement par rapport à la hiérarchie de leur Eglise) se réunissent avec des protestants à la Fraternité protestante (Mission populaire évangélique, située dans la partie Est de Nantes).

Notre appel s’adresse à ces communautés de base (CdB) , à Eglise en dialogue 44, au groupe Marcel Légaut animé par Jacques Musset, à la Fraternité protestante, à la communauté Baha’is de Nantes, etc. A notre Semaine unitarienne nous aurons aussi des amis quakers.

Nous invitons également des mouvements localisés dans les départements voisins à une ou deux heures par route.

A nos compatriotes et à nos jeunes, nous avons, à nous tous, de quoi leur proposer une offre religieuse et spirituelle très diverse, respectueuse de la liberté de conscience et des choix individuels, plus fait d’accompagnement spirituel que d’encadrement religieux, non directive et non dogmatique, se situant résolument dans le cadre d’une société laïque et démocratique.

Cette offre est d’autant plus opportune que de plus en plus d’évènements familiaux se font désormais hors lieu de culte : naissances célébrées sans baptême, mariages seulement civils, obsèques au crématorium ou directement au cimetière, etc. Ce sera d’ailleurs là le débat thématique et un premier échange d’expériences, dans le cadre de notre Semaine unitarienne, le jeudi après-midi 1er mai.

 
2 – une question de communication car il nous faut atteindre un degré minimum de visibilité.

Certains d’entre nous (entre autres les chrétiens unitariens et les quakers francophones indépendants) disposent déjà de sites performants, dont les articles sont parfaitement saisis par les moteurs de recherche (Google et compagnie), et qui reçoivent plus de 100 visiteurs par jour !

* pour les chrétiens unitariens voir les sites suivants :
le site de l’AFCU,
http://afcu.over-blog.org
les Actualités unitariennes, http://actua.unitariennes.over-blog.com
notre site documentaire : http://labesacedesunitariens.over-blog.com
* pour les quakers francophones indépendants, http://quakers.blogs.nouvelobs.com

Sans aucun frais et sans publicité imposée (par exemple sur la plate-forme d'Over-blog), il est facile d’ouvrir un site de style " portail " où chacun de nos mouvements aura une entrée, avec un lien à ses propres sites pour ceux qui en ont un déjà et pour les autres une entrée donnant accès à ses propres informations, articles, etc. Mieux, chacun pourra gérer sa partie à sa façon en ayant un accès direct par code. C’est à discuter entre nous et c’est parfaitement réalisable. Pas de problème technique et pas de budget nécessaire ! Il s’agit en effet d’un site sur une plate-forme de blogs, ce qui dispense de passer par les services (compétents mais payants) d’un webmestre. On peut prévoir qu’un tel portail, à vocation régionale, puisse recevoir au moins 100 visiteurs par jour.

Par ailleurs, l’organisation d’activités communes, avec énumération de tous nos mouvements, au moins une fois par an, nous ouvrira plus assurément les portes de la presse régionale. Nous pouvons en effet organiser, par exemple à l’occasion d’un week-end prolongé, un programme comportant diverses activités en utilisant les talents, le savoir faire des uns et des autres et les bonnes adresses dont nous disposons.

Rendons public nos activités ; sortons de notre discrétion ; parfois de nos huit clos ; car beaucoup de gens viendraient à nous s’ils connaissaient notre existence.

La dimension régionale est importante car les gens ne sont pas seulement désireux de participer à des activités ponctuelles qui peuvent les intéresser, mais aussi et SURTOUT de rencontrer des communautés qui leur apportent de la sociabilité, un lieu où ils peuvent s’exprimer dans une ambiance de convivialité, une certaine insertion sociale. Les rencontres nationales, voire internationales, constituent certes des temps forts qui sont autant de ballons d’oxygène pour ceux qui peuvent y participer, mais qui ne peuvent pas apporter ce lien social de proximité dont nous avons également besoin.

Il va de soi qu’une telle coordination régionale n’est pas du tout une fusion, ni une fédération, chaque mouvement conservant sa totale indépendance. Il s’agit tout simplement d’une mise en relation au sein d’un réseau élargi qui puisse aider à valoriser les apports des uns et des autres. Si la Semaine unitarienne se propose d’aider à lancer une telle synergie, il va de soi que les activités envisagées d’une façon commune se feront, quant à elles, dans un cadre collectif et égalitaire.

Plusieurs de nos mouvements (les Cdb, Eglise en dialogue 44 et les chrétiens unitariens) sont membres de la Fédération des réseaux des Parvis. Nous pourrons certainement recevoir de celle-ci encouragement, aides diverses et publicité.

Il va de soi aussi qu’il ne s’agit pas de discuter entre nous de nos différences doctrinales ou de style – nous les connaissons déjà ! – mais d’œuvrer tous ensemble à partir de ce que nous sommes. L’œcuménisme et l’inter religieux concernent les institutions, ce qui est tout autre chose. Nous voulons quant à nous échanger nos expériences et nos idées, agir conjointement, prier ensemble, louer Dieu pour la Vie qu’il nous a donnée, nous inspirer des paroles de ses prophètes, etc.

Ce projet ne sera pas débattu en tant que tel lors de notre Semaine unitarienne, mais nous pourrons amorcer la pompe. Il faudra envisager une réunion avec tous les responsables des mouvements concernés dans les mois à venir afin de mettre sur pied cette coordination et préparer un programme pour 2009.

Je joins à cette lettre le programme de notre Semaine unitarienne puisque celle-ci pourra être, pour ceux qui le peuvent, l’occasion d’une première mise en relation, d’un échange d’avis sur ce projet, bref, un galop d’essai !

En plus, par échange de courriel, je me propose de recueillir les avis individuels et/ou de groupe et d’en faire le bilan pour une seconde lettre qui sera adressée à vous tous. N’hésitez pas à réagir, à vous exprimer, car la circulation des idées fait partie de cette synergie à laquelle vous êtes très chaleureusement conviés.

Avec mes amis unitariens, je vous assure de toute notre fraternité.
Jean-Claude Barbier

Lundi 21 avril 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les semaines unitariennes de Nantes
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander
Le terme de prêtre est général pour toutes les religions. Chaque religion a ainsi ses prêtres (au sens anthropologique du terme) qui desservent le culte. Ils  sont appelés d’une façon spécifique au sein de chaque religion. Les catholiques ont conservé le terme général et ont donc des " prêtres " ; les orthodoxes des " popes ", les protestants des " pasteurs " *, les juifs des " rabbis ", les musulmans des " imams ", etc.

* La féminisation du mot pasteur – ce qui donnerait " pasteure " pour les femmes – n’est pas admise dans les dictionnaires. Mais sans doute peut-on dire " Madame le pasteur " ? " Chère Pasteur " ? en s’adressant à un pasteur du sexe féminin ... Dans un article, on peut contourner la difficulté en écrivant Mme X, pasteur de l’Eglise Y.

Parallèlement, ces mêmes personnes peuvent être désignées par leur grade hiérarchique ; en ce qui concerne par exemple les catholiques : abbé (prêtre d’une paroisse mais qui n’en a pas la direction), vicaire (adjoint du curé), curé (responsable en titre de la paroisse), doyen de canton, abbé ou abbesse à la tête d’un monastère (de même rang qu’un évêque), évêque, archevêque, métropolite pour les catholiques orientaux, pape. Pour les orthodoxes, le haut de la hiérarchie est : archevêque, métropolite, et, au-dessus, patriarcheSurintendant ou évêque dans des Eglises protestantes.

Qu’en est-il pour les unitariens ?

Nos Eglises historiques hongroises sont synodales et épiscopales. Les ministres du culte sont des " pasteurs " et le chef spirituel de l’Eglise est un " évêque " *

* mais on ne saurait s’adresser à lui avec le terme catholique de " monseigneur " et on ne peut pas écrire Mgr devant son nom. En français, on peut s’adresser à lui en disant tout simplement " mon évêque ".

Par contre, les congrégations anglo-saxonnes, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, n’ont pas retenu la fonction d’évêque. Elles sont congrégationalistes, dans l’héritage plus particulier du puritanisme anglais, et dirigées par un conseil presbytéral qui élit en son sein un président laïc. L’enseignement religieux est quant à lui confié à un ministre du culte.

Parallèlement à ce vocabulaire par les fonctions, s’est développée une appellation honorifique au bénéfice des religieux des deux sexes : révérend, révérende *.

* du latin reverendus, digne de vénération.

Dans le système catholique, cette appellation de révérend ou révérende (devant le nom de la personne concernée) est réservée aux membres éminents des ordres religieux (chanoines et chanoinesses y compris).  Par écrit, on y ajoute alors les initiales de son ordre après son nom (s.j. pour l’ordre des jésuites, o.p. pour celui des dominicains, s.p. pour les spiritains, etc.).


Mais on ne le dira pas pour un prêtre catholique (qui à le titre honorifique de " Père ") ni pour une sœur (qui a le droit à " ma Sœur ") ni pour une abbesse ou à une supérieure de communauté (qui a droit à " ma Mère "). On dira " Monseigneur " à un évêque, sauf chez les unitariens comme nous venons de le voir. On dira sans doute " Madame " si l’évêque est une femme comme cela peut arriver chez les luthériens.

Dans les pays anglo-saxons, l’appellation de révérend et de révérende s’est développée chez les anglicans. Les unitariens de ces pays en ont hérité si bien que tous leurs ministre du culte sont nommés ainsi dès lors qu’ils ont achevé leurs études de théologie et sont reconnus comme aptes au ministère. Mais les laïcs qui, eux, desservent leur seule communauté ne jouissent pas de cette appellation. Ils sont simplement " lay minister " (lay = laïc).

Les Eglises des Pays-Bas, dont la Fraternité des remonstrants, ont également adopté cet usage ; également nos Eglises historiques hongroises. Leurs pasteurs acceptent l’appellation de " révérend / révérende ", ou encore de " professeur " s’ils ou elles enseignent dans une faculté, ou encore, mais seulement sous la forme écrite et abrégée, de Dr. = docteur  (sans doute pour tenir compte d’un grade élevé en théologie). Arpad Szabo, actuel évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie est " Dr. ", ainsi que d’autres membres de son Eglise.

Dans les pays européens francophones, le terme de révérend est resté dans la seule sphère catholique. Un pasteur réformé ou luthérien ne sera jamais appelé ainsi. On dira " Monsieur le pasteur ", " Cher pasteur ". L’appellation de " professeur " est requise s’il enseigne ou a enseigné dans une faculté.

En Alsace
, les anciens disent "Herr Pfarrer" qui veut dire "Monsieur le prêtre/pasteur" pour un homme ou "Frau Pfarrer" pour une femme (information Raphaël Chiantello).

Serions nous plus sobres que nos amis anglophones ?


Et puis, quid de nous autres, pauvres laïcs, qui sommes sans titre ...

Dimanche 20 avril 2008
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le vocabulaire religieux
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Cher Jean, Cher Patrick et Cher Jean-Claude

Le Forum européen des groupes de chrétiens LGBT adresse à son tour ses salutations au Carrefour des chrétiens inclusifs, à l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et à ENArc-en-ciel (Regenbogen-NAK) à l’occasion de leur rassemblement au moment de la fête de l’Ascension. Nous penserons à vous et nous prierons pour que vous receviez de Dieu, par son Esprit, bénédiction et rafraîchissement durant vos retraites.


Le thème de notre conférence est " Sous l'arc-en-ciel – fondé dans l'amour généreux de Dieu ". C’est un profit pour nous tous que de connaître les ressources spirituelles qui sont à notre disposition et de savoir, profondément dans nos cœurs, que nous sommes aimés par Dieu ; alors nous pouvons nous aimer et aimer notre voisin plus efficacement ainsi que nous y sommes conviés par Jésus.

Au Forum nous avons une chanson populaire pour nos réunions qui dit " la Soeur/ le Frère vont de l’avant. Cela peut être rocheux et cela peut être rugueux ; qu’importe puisque le Frère / la Sœur vont de l’avant ".


Nous vous encourageons par ces mots et nous vous invitons à nous joindre à nous à l’occasion de notre rencontre annuelle de l’année prochaine qui se fera à Helsinki, en Finlande, du 21 au 24 mai 2009.


Le bureau de l’European Forum LGBT Christian Groups : Brenda, Enrix, Heleen et Arie

arc-en-ciel sur Gradignan (Gironde, France) le 25 septembre 2007 , photo Jean-Claude Barbier


Mardi 15 avril 2008
- Par European Forum LGBT Christian Groups - Publié dans : les semaines unitariennes de Nantes
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander



L’Association internationale pour la liberté religieuse (International Association for Religious Freedom, IARF) organise du 24 au 27 juillet 2008, à Belfast (Irlande du Nord), une conférence régionale "Europe et Moyen-Orient" (Europe and Middle East) sur le thème "La religion dans l’espace public".

Dans ce cadre, le Réseau européen des protestants libéraux (European Liberal Protestant Network, ELPN), qui est un réseau interne à l'IARF, animera la journée du jeudi 24 juillet sur le thème "Propagande ou dialogue" (Propaganda or dialogue). Les communications et les débats auront lieu en anglais.

Les frais d’inscription sont de 75 euros et couvrent les repas du midi et du soir. L’hébergement (dans des hôtels) est à la charge des participants.


Le secrétariat de l’IARF a été d'abord à Frankfort-sur-Main, en Allemagne, puis à Oxford, en Grande-Bretagne, et depuis cette année à Osaka, au Japon : IARF c/o Konko Church of Izuo, 3-8-21 Sangenya-Nishi, Taisho-ku, Osaka 551-0001, JAPAN, tel. +81 (0) 675 035 602,
hq@iarf.net. Robert Papini en est toujours le secrétaire administrateur (secretariat office administrator), robert@iarf.net,

Pour contact et information en Europe, s’adresser à Wytske Dijkstra / Chair, IARF EME,
Meidoornpad 95 / 3732 VS De Bilt / NETHERLANDS,
wytskedijkstra@casema.nl

Contact en France pour l’ELPN : Philippe Fromont,
Fromontph@yahoo.fr, pasteur ERF à Clermont l’Héraut

L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) invite à participer aux activités de ce réseau européen, qui est interne à l’IARF et auquel on s’inscrit individuellement (voir notre rubrique "ELPN")


présentation du thème :

Depuis des siècles, partout en Europe, le rôle de la religion dans la société a été source de tensions. L’introduction de la pensée moderne fondée sur la " raison pure " a permis de développer des théories politiques excluant la religion du domaine publique. Cependant, cela ne semble pas résorber les tensions, bien qu’elles fussent redéfinies.

Les événements récents montrent que cette ligne de pensée, qui prédomine ça et là dans la théorie et la pratique socio-politique, pourrait avoir atteint une limite. Clairement, la religion constitue une part importante de la vie humaine, tant privée que publique, et les Eglises sont un facteur important de la société civile.

Le but des conférences de l’ELPN et de l’IARF est d’examiner le rôle du libéralisme religieux à travers ce processus en cours. La conférence de l’ELPN sera consacrée aux structures du protestantisme libéral et à leur mission. Le premier jour de la conférence de l’IARF aura pour but de considérer la situation actuelle du libéralisme religieux dans la société ; la deuxième journée sera réservée à une tentative de dessiner les contours de la part que devrait idéalement jouer le libéralisme religieux dans la société.

La Conférence est fondée d’abord sur l’idée que la religion n’est pas une somme de dogmes, et qu’ensuite les mouvements et organisations religieuses tentent de développer des opinions qui ne soient pas basées sur les dogmes. Cela a pour conséquence qu’ils sont les mieux placés pour tenir un rôle principal dans le débat sur la religion dans le cadre de l’espace publique.

Texte traduit en français par Philippe Fromont

Mardi 15 avril 2008
- Par ELPN - Publié dans : ELPN (Europe)
Communauté : Religions en toute liberté - Recommander

Hajom Kissor Singh (1865-1923), traduction en français par Christian Phéline (avril 2008) de la bibliographie rédigée par Spencer Lavan pour le compte de l’Unitarian Universalist Historical Society (UUHS).  http://www.uua.org/uuhs/duub/articles/hajomkissorsingh.html 

Hajom Kissor Singh (15 juin 1865 – 13 novembre 1923) naquit et passa toute sa vie dans les collines khasi de l’Etat de Meghalaya en Inde du Nord-Est. N’ayant pas connaissance des croyances extérieures, c’est par ses recherches personnelles qu’il devint unitarien. Après avoir pris contact auprès des unitariens américains et britanniques, il créa une Eglise dans la ville de Jowai où il habitait, laquelle est devenue depuis le siège du Conseil indien des Eglises unitariennes (Indian Council of Unitarian Churches, ICUC). H. K. Singh a dirigé un mouvement important dans son Etat puisqu’on y  dénombre actuellement plus de 30 Eglises locales groupant un total de 10 000 membres.

Kissor était l’aîné des deux fils de Bor Singh, un agent de police à Jowai, ville de montagne la plus au Nord-Est de l’Inde, située à la jonction des collines des pays khasi et jaintia. Les Khasi, tribu venue dans cette région depuis l’Asie du Sud-Est, avaient leur propre religion, différente de l’hindouisme, caractérisée par la foi en un Dieu créateur et une pratique de chamanisme visant à se rendre propice les forces bienfaisantes, les démons et les esprits ancestraux.

H. K. Singh écrivait en 1891 : " dans la religion khasi actuelle il y a de nombreux démons et beaucoup de rites et coutumes ; je crois qu’autrefois, chez nos ancêtres, il y avait peu de démons*, et j’ai entendu les vieilles gens dire qu’au tout début nos ancêtres adoraient Dieu et lui offraient des sacrifices et non à des démons ".

ndlr* les missions chrétiennes étant passée par là, il conviendrait de vérifier ce que les Kashi désignent aujourd’hui par " démons " et qui peuvent être tout simplement des esprits ou des divinités qui punissent nos fautes morales ou rituelles.

25 ans avant la naissance de Kissor, la langue khasi n’avait pas d’écriture. Ce sont des missionnaires calvinistes et méthodistes en provenance du pays de Galles qui ont créé le premier texte khasi lorsqu’ils ont traduit la Bible en khasi. Par la suite, ces missionnaires ont ouvert les premières écoles khasi et ont imprimé les premiers livres de lecture et une grammaire.

A 15 ans, H. K. Singh se convertit à la foi réformée de ces missionnaires gallois. Lorsqu’il atteint l’âge de s'inscrire à la faculté, il avait acquis les moyens de se former tout seul. Ce fut un bon étudiant, s’intéressant particulièrement à la religion, ce qui l’amena à contester en partie l’enseignement donné par l’Eglise méthodiste, mettant en doute le christianisme " orthodoxe ". Il confie à son journal personnel, ses difficultés, ses intérêts, et sa pensée originale ; ce qui fait apparaître la vivacité de son esprit, la précocité de sa sagesse, et sa compassion.

H. K. Singh remarqua que les missionnaires gallois ne faisaient plus cas de la crainte des démons, mais la remplaçaient par la peur de l’enfer. Il déplorait leur hostilité vis-à-vis des missionnaires catholiques lorsque ceux-ci souhaitèrent s’installer dans les collines khasi, de la même façon qu’ils étaient inamicaux avec lui lorsqu’il concluait ses recherches en déclarant qu’il faudrait qu’il [H. K. Sinh]délaisse leur Eglise pour aller  " à la recherche de la vraie religion de Jésus, l’Amour de Dieu ".

Margaret Barr, unitarienne anglaise qui se consacra à la communauté unitarienne khasi après la période de H. K. Singh, commenta ainsi son orientation religieuse : " Il ressentait et déclarait que le message de l’élection, de la damnation et du salut rapporté au fait de fréquenter telle Eglise, d’adhérer à un certain credo, étaient incompatibles avec l’enseignement de Jésus tel que reçu dans l’Evangile. Il souhaitait persuader ses frères chrétiens que l’essentiel de l’Evangile se découvrait dans la façon de vivre du Christ et dans son échelle de valeurs plutôt que dans telle recette pour le salut par le sang ou par la foi, ... bien que celle-ci émane de Paul ou de Calvin ".

Etant encore jeune, H. K. Sing se forgea donc des convictions unitariennes et il contacta d’autres personnes afin de les évaluer sans savoir qu’il y eut dans le monde d’autres gens qui partageaient sa pensée. Quand il atteignit 25 ans, un converti à l’hindouisme, membre de la société hindoue libérale des Brahmanes Samaj, lui indiqua la présence d'un ministre unitarien à Calcutta, Charles H. A. Dall, qui pensait comme lui.

Il s’ensuivit entre eux, un échange de lettres passionnées. C. H. A. Dall lui adressa un recueil des œuvres de William Ellery Channing et H. K. Singh comprit tout à coup que nombreux étaient ceux qui partageaient ses conceptions et qui se nommaient unitariens. En conséquence, il appela sa doctrine " Kha Nam Unitarian ", soit la religion unitarienne.

H. K. Singh recevra chez lui des amis pour discuter de religion. H. A. Dall continua à lui écrire, encourageant ses efforts et lui adressant des publications. Lorsqu’il mourut en 1886, H. K. Singh en fut très attristé et découragé. " J’avoue que j’ai reçu de lui une immense lumière " écrira-t-il dans son journal ; " j’espère poursuivre la défense de l’unitarisme dans les collines khasi, mais maintenant que mon partenaire a disparu, ce sera très difficile d’agir seul ".

Selon le biographe de H. K. Singh, avant d’avoir l’aide de H. A. Dall, il était déjà éclairé et croyant, mais il vivait dans un vide intellectuel et il avait grand besoin d’élargir son monde et d’établir des liens avec la pensée religieuse de son époque et l’histoire.

Helen Tomkins, qui avait pris en charge, après la mort de H. A. Dall, la mission unitarienne de l’Association unitarienne Américaine (American Unitarian Association, AUA) [à Calcutta], adressa à H. K. Singh des exemplaires de l’Unitarian Magazine, lequel écrivit peu après directement à l’éditeur, Jabez T Sunderland *, qui lui adressa davantage encore de documentation.

* Jabez Thomas Sunderland (11 février 1842 - 13 août, 1936), voir sa biographie par Spencer Lavan dans la même série de l’UUHS, http://www25.uua.org/uuhs/duub/articles/jabezsunderland.html

Le 18 septembre 1887, devenue depuis la date anniversaire célébrée aujourd’hui par les unitariens khasi, H. K. Singh présida le premier vrai culte dans sa maison à Jowai. Une femme et deux hommes le rejoignirent comme premiers membres d’une nouvelle Eglise. A la même époque, U Heb Pohong, un homme qui habitait à près de 20 miles au village de Nongetalong, lut les textes de Channing et rompit lui aussi avec le calvinisme. Un peu plus tard, un pasteur khasi, David Edwards, au village de Raliang, devint unitarien et abandonna sa charge pastorale. Tous trois joignirent leurs efforts pour " promouvoir une religion qu’ils puissent prêcher avec conviction ". H. K. Singh en était le plus éduqué et leur leader naturel.

Un credo fut adopté par le groupe et publié par H. K. Singh dans l’Unitarien : " Nous croyons : 1° à l’unicité de Dieu, 2° à la paternité et la maternité de Dieu, 3° à la fraternité de l’Homme, 4° à l’amour, l’union, l’adoration, la foi, 5° et à l’immortalité ".

J. T. Sunderland fut à l’origine d’un important secours en faveur des unitariens khasi. Il quémanda de l’aide auprès d’Helen Bates et autres unitariens américains de Waterville (dans l’Etat du Maine) et il utilisa les fonds pour éditer 500 exemplaires du " A book of services and hymns in the Khasi language " (Singh,1892). Des capitaux, venus de Londres, furent par ailleurs utilisés pour éditer plusieurs tracts en 1893.

Vers 1899, la congrégation de Jowaï avait atteint 30 membres et put acquérir un lieu de culte. Ils démarrèrent aussitôt une école élémentaire en langue khasi.

H. K. Sigh et J. T. Sunderland se rencontrèrent en 1896. J. T. Sunderland écrivit : " je n’ai jamais été plus impressionné par aucun mouvement religieux que par celui des Khasi Hills. Partout j’ai observé à l’évidence : sincérité, consécration et attachement à cette foi religieuse, perçue par le peuple comme ayant tant œuvré pour eux. Dans l’ensemble, ce mouvement est unique du fait qu’il émerge du terrain. C’est là mon privilège d’aider à la formation d’une Union unitarienne des populations des collines khasi (Khasi Hills Unitarian Union) ".

Vers la fin de 1899, la communauté étaient de 214 personnes, dont 148 se montraient assidues au culte.

H. K. Sing écrivit un catéchisme, " Livre des questions brèves sur l’unitarisme ", qui vient seulement d’être traduit en anglais. S’adaptant à certaines valeurs traditionnelles de sa culture, H. K. Singh définit l’unitarisme khasi en termes de respect dû à Dieu, à autrui et à soi-même.

Magnus Ratter, pasteur anglais, a écrit sur les divers talents de H. K. Singh : fournisseur occasionnel de médicaments, il procurait aux malades ses produits ; membre du bureau de la banque khasi locale, il intervenait sur les ventes de propriétés et achetait des habitations pour les unitariens ; comme superviseur [de son Eglise], il lui arrivait d’officier comme premier clerc au bureau du délégué adjoint à Shillong.

Tout en assumant ces fonctions, il remplissait aussi sa tâche de pasteur, présidant maints cultes et prodiguant des conseils.

Sa vie très réussie de pionnier ne fut pas exempte de tragédies. Plusieurs membres jeunes et très aimés de sa famille moururent. D’abord son épouse, puis certains de leurs enfants. Il éleva seul un fils et trois filles. Il espérait que son fils Ekiman Singh lui succèderait dans son ministère. Il l’envoya faire ses études aux USA, quand il atteignit l’âge de 15 ans, mais le jeune homme ne supporta pas une telle différence de cultures et mourut de pneumonie en 1923.

De plus amples informations sur la vie de Singh peuvent être trouvées dans les ouvrages suivants :

Bruce Findlow, Kharang (1955) ;
Mary Lawrance, "Khublei," The Story of the Khasi Hills Liberal Churches (1964) ;
Spencer Lavan, Unitarians and India (1977) ;
Renewlet Nongbri, Growth and Development of Unitarianism in the Khasi and Jaintia Hills (1989) ;
John Rex, "Khasi Unitarians of North East India" texte inédit, Harper's Ferry Ministerial Study Group (novembre 1999).

Pour des informations générales sur le pays khasi, voir :

Edingson Blah, Khasi Self-Teacher (1964) ;
Hamlet Bareh, The History and Culture of the Khasi People (1967) and Khasi Fables and Folk Tales (1971) ;
Margaret Barr, A Dream Come True (1974) ;
Hipshon Roy (éd.), Khasi Heritage: A Collection of Essays on Khasi Religion and Culture (1979).

Lundi 14 avril 2008
- Par Spencer Lavan - Publié dans : Khasi Unitarian (Inde)
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